Comme l’attestent les découvertes archéologiques, les Inuit ont, de tout temps, piégé le renard. Mais ce n’est que vers le début des années 1900 que le piégeage des renards a été promu au rang d’une activité commerciale susceptible de générer un revenu, grâce à la vente des peaux. Le trappage était une activité qui incitait les chasseurs à pénétrer plus avant dans les terres, mais qui n’exigeait aucune habileté ou connaissance particulière. Vers les années 1920, il était devenu une activité essentielle qui s’était intégrée rapidement à notre mode de vie. Les revenus de la trappe permettaient d’acheter les choses dont nous avions besoin, telles que du thé, de la farine, des munitions et même des embarcations en bois.

Au début des années 1960, le revenu de la trappe était complété par l’argent que nous pouvions gagner à vendre les peaux de phoques dont nous n’avions pas besoin pour fabriquer nos vêtements ou à d’autres fins. La chasse aux phoques a toujours été au centre de notre industrie de récolte alimentaire, si bien que la vente des peaux de phoques n’était pour nous qu’un bénéfice additionnel. Lorsque les lobbyistes anti-chasse aux phoques sont parvenus, en 1983, à faire appliquer par la Communauté économique européenne le boycott des peaux de phoques, ce revenu pour nous a été perdu. Bien entendu, nous avons dû continuer à chasser le phoque pour nous nourrir et cela a engendré un excédent de peaux qui ne nous rapportait plus rien. Ce manque à gagner a engendré un stress économique dans tout l’Arctique.
La voix nationale des Inuits du Canada

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