Le monde de la littérature et des arts en ébullition

Les artistes ont transformé le Québec

Jacques Parizeau, ancien premier ministre du Québec, déclare : « La Révolution tranquille a été l’oeuvre de quatre ministres, d’une vingtaine de fonctionnaires et d’une vingtaine de chansonniers, puis de poètes ». Cette affirmation met bien en évidence le rôle de premier plan joué par les artistes dans le grand chambardement qu’est la Révolution tranquille. D’ailleurs, quelques-uns d’entre eux n’ont-ils pas déjà préparé le terrain en publiant le Refus global en 1948, un pamphlet réclamant que la société québécoise se débarrasse de la chape de plomb qui la recouvre depuis trop longtemps?

Les arts comme moyen d’affirmation

Le monde des arts, dans son sens le plus large, est en ébullition dans la décennie 1960-1970. Quelque 400 recueils de poésie paraissent au cours de ces dix ans. De « belle », la poésie devient « rebelle » aux dires de Raoul Duguay. Le nombre de romans publiés fait plus que doubler par rapport à la décennie antérieure. Plusieurs s’inscrivent dans un nouveau genre, le roman psychologique. Valeur cardinale de la société québécoise, la famille est mise à mal dans des oeuvres. Par ailleurs, les arts visuels explorent de nouveaux sentiers.

L’émancipation des femmes par les arts

Enfin, fait sans précédent, les femmes participent activement au mouvement de renouveau et d’effervescence des arts. À travers le roman, la poésie, la peinture, elles prennent la parole et s’émancipent. Elles font siennes les paroles « Égalité ou indépendance » prononcées par le premier ministre Daniel Johnson dans sa croisade pour une plus grande autonomie du Québec, mais en leurs prêtant une toute autre signification.
Musée québécois de culture populaire
20e siècle
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