L’expansion des colonies et l’usure des chaussures apportées par les pionniers nécessitèrent la fabrication de nouveaux modèles. Bien qu’à en croire les documents historiques, les premiers cordonniers débarquèrent au Canada vers 1634, la première tannerie n’ouvrit ses portes au Québec qu’en 1664. Jusqu’alors, les cordonniers devaient se cantonner à réparer les chaussures ou à utiliser en guise de cuir des peaux importées, de qualité inférieure.

Le style dans les colonies françaises

Il est documenté qu’en 1635, le navire Le Saint Jean livra 108 paires de chaussures pour homme (et une paire de chaussures pour femme). En raison de leur rareté, ces chaussures auraient été vendues au Québec à un prix beaucoup plus élevé qu’en France. Parmi les pionniers, les chaussures étaient même utilisées en tant que devises permettant d’obtenir des marchandises et des services.

Dès leur arrivée, certains pionniers pouvaient déjà se procurer des chaussures à la mode dans des styles inspirés d’Europe, généralement importées directement de France. Montcalm, le gouverneur Pour en lire plus
L’expansion des colonies et l’usure des chaussures apportées par les pionniers nécessitèrent la fabrication de nouveaux modèles. Bien qu’à en croire les documents historiques, les premiers cordonniers débarquèrent au Canada vers 1634, la première tannerie n’ouvrit ses portes au Québec qu’en 1664. Jusqu’alors, les cordonniers devaient se cantonner à réparer les chaussures ou à utiliser en guise de cuir des peaux importées, de qualité inférieure.

Le style dans les colonies françaises

Il est documenté qu’en 1635, le navire Le Saint Jean livra 108 paires de chaussures pour homme (et une paire de chaussures pour femme). En raison de leur rareté, ces chaussures auraient été vendues au Québec à un prix beaucoup plus élevé qu’en France. Parmi les pionniers, les chaussures étaient même utilisées en tant que devises permettant d’obtenir des marchandises et des services.

Dès leur arrivée, certains pionniers pouvaient déjà se procurer des chaussures à la mode dans des styles inspirés d’Europe, généralement importées directement de France. Montcalm, le gouverneur du Québec, observa que les Québécoises suivaient la mode parisienne d’aussi près que possible. Cette paire de chaussures françaises est représentative du style qu’auraient porté les femmes de pionniers nantis, vers 1780.

Le style dans les colonies britanniques

Les pionniers britanniques de la Nouvelle-Écosse et du Haut-Canada (l’Ontario actuel) portaient également des chaussures à la mode européenne. Initialement, il s’agissait pour la plupart de chaussures importées d’outre-mer, mais par la suite, comme en Nouvelle-France, quelques maîtres cordonniers ouvrirent leurs propres échoppes.

© Musée Bata de la chaussure, 2005. Tous droits réservés.

Franco-Canadienne accompagnée d’un prêtre catholique

Franco-Canadienne accompagnée d’un prêtre catholique

John Lambert
1810
©BAC/C-113742


Escarpin de femme à attaches

Cette paire d’escarpins de femme provient de la propriété des Guion, dans une communauté établie au sein de la forteresse de Louisbourg. Le contexte archéologique est documenté de façon certaine : entre 1713 (établissement de la communauté) et 1724, ce qui nous permet d’affirmer que cette chaussure fut jetée durant cette période.

Photographe : H. Moses
vers 1713
Cuir
Image number: 6330E
© Parcs Canada / Forteresse de Louisbourg / Lieu historique national du Canada


Chaussure de femme française

Cette paire de chaussures françaises est représentative du style qu’auraient porté les femmes de pionniers nantis, vers 1780.

Musée Bata de la chaussure
1770 - 1790
Damas de soie et cuir, Boucle de chaussure Laiton
P82.21 and S81.352
© Musée Bata de la chaussure, 2005. Tous droits réservés.


Chaussures de femme

Les pionniers britanniques de la Nouvelle-Écosse et du Haut-Canada (l’Ontario actuel) portaient également des chaussures à la mode européenne. Initialement, il s’agissait pour la plupart de chaussures importées d’outre-mer, mais par la suite, comme en Nouvelle-France, quelques maîtres cordonniers ouvrirent leurs propres échoppes.

Musée Bata de la chaussure
1775 - 1790
Tiges en soie rococo, chevreau et cuir, Boucle de chaussure Argent, acier et strass
P98.44 and S88.17
© Musée Bata de la chaussure, 2005. Tous droits réservés.


Chaussure d’homme

Les pionniers britanniques de la Nouvelle-Écosse et du Haut-Canada (l’Ontario actuel) portaient également des chaussures à la mode européenne. Initialement, il s’agissait pour la plupart de chaussures importées d’outre-mer, mais par la suite, comme en Nouvelle-France, quelques maîtres cordonniers ouvrirent leurs propres échoppes.

Musée Bata de la chaussure

Cuir
P85.30
© Musée Bata de la chaussure, 2005. Tous droits réservés.


Objectifs d'apprentissage

L’apprenant va :
  • expliquer comment l’environnement a influencé les habitants (autochtones, francophones et anglophones) dans leur culture, leurs habitudes de vie ainsi que leur économie;
  • identifier les effets qui ont résulté de l’interaction entre les peuples autochtones et colonisateurs;
  • résumer l’évolution de la chaussure au Canada et y associer les changements importants pour l’évolution du Canada;
  • analyser l’évolution du Canada à travers l’évolution de la chaussure.

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