Vue de Montréal depuis l'église Notre-Dame

Gauche : Le port depuis l'église Notre-Dame, Montréal, QC. vers 1863

Droite :Vue depuis l'église Notre-Dame en direction est, Montréal, QC. D'après Notman (I-8413)Prise le 14 juillet 2000 à 15 h 30

Photographes: Gauche : William Notman, Droite : Andrzej Maciejewski
Musée McCord d'histoire canadienne

© 2002, Musée McCord d'histoire canadienne. Tous droits réservés.


Date/heure : 14 juillet 2000, 15 h 30

De toute évidence, Notman a pris cette photo depuis la tour ouest de l'église Notre-Dame. Toutefois, l'endroit exact a été très difficile à établir dans la mesure où certains objets se trouvent très près de l'appareil, tandis que d'autres sont éloignés. Quelques pas vers la droite ou vers la gauche suffisaient à modifier radicalement la vue. Je me suis tout d'abord placé là où il me paraissait logique que la photo ait été prise, puis j'ai progressivement aligné ma vue sur l'originale grâce à une série de tests Polaroid. Le bon endroit se situait finalement très près du mur, ce qui m'a étonné. Notman devait avoir une idée bien précise pour avoir choisi un poste aussi curieux.
Date/heure : 14 juillet 2000, 15 h 30

De toute évidence, Notman a pris cette photo depuis la tour ouest de l'église Notre-Dame. Toutefois, l'endroit exact a été très difficile à établir dans la mesure où certains objets se trouvent très près de l'appareil, tandis que d'autres sont éloignés. Quelques pas vers la droite ou vers la gauche suffisaient à modifier radicalement la vue. Je me suis tout d'abord placé là où il me paraissait logique que la photo ait été prise, puis j'ai progressivement aligné ma vue sur l'originale grâce à une série de tests Polaroid. Le bon endroit se situait finalement très près du mur, ce qui m'a étonné. Notman devait avoir une idée bien précise pour avoir choisi un poste aussi curieux.

© 2002, Musée McCord d'histoire canadienne. Tous droits réservés.

Carte

Cette carte de Montréal représente les endroits où les photographies de Notman et de Maciejewski ont été prises.

Musée McCord d'histoire canadienne

© 2002, Musée McCord d'histoire canadienne. Tous droits réservés.


Au siècle dernier, deux endroits offrent aux Montréalais et aux visiteurs un magnifique panorama de la ville et de ses environs : le sommet de l’église Notre-Dame et les hauteurs du mont Royal. En 1863, Frances Monck, une jeune visiteuse britannique, passe plusieurs jours à Montréal et fera le pèlerinage obligé à la montagne. Elle écrira à sa famille en Irlande : « Et nous avions une vue magnifique et inoubliable de la campagne environnante, la ville bigarrée de Montréal ayant fière allure à nos pieds. » [trad.]

Cette photographie de William Notman présente une image plus détaillée du cœur de la cité à cette époque : la chapelle et le marché Bonsecours au loin, le couvent, la chapelle et les jardins des sœurs de la Congrégation au premier plan, à l’ombre de Notre-Dame, les grands voiliers sur le fleuve et, partout, les toits brillant au soleil. Le regard du photographe accentue le charme pittoresque de la ville et de son port. Mais le Montréal capté par Notman, Pour en lire plus
Au siècle dernier, deux endroits offrent aux Montréalais et aux visiteurs un magnifique panorama de la ville et de ses environs : le sommet de l’église Notre-Dame et les hauteurs du mont Royal. En 1863, Frances Monck, une jeune visiteuse britannique, passe plusieurs jours à Montréal et fera le pèlerinage obligé à la montagne. Elle écrira à sa famille en Irlande : « Et nous avions une vue magnifique et inoubliable de la campagne environnante, la ville bigarrée de Montréal ayant fière allure à nos pieds. » [trad.]

Cette photographie de William Notman présente une image plus détaillée du cœur de la cité à cette époque : la chapelle et le marché Bonsecours au loin, le couvent, la chapelle et les jardins des sœurs de la Congrégation au premier plan, à l’ombre de Notre-Dame, les grands voiliers sur le fleuve et, partout, les toits brillant au soleil. Le regard du photographe accentue le charme pittoresque de la ville et de son port. Mais le Montréal capté par Notman, et visité par Frances Monk, est alors en pleine mutation.
Documents imprimés
  • Lahaise, Robert. 1980. Les édifices conventuels du Vieux Montréal : Aspects ethno-historiques. La Salle (Qué.) : Hurtubise HMH.
  • Robert, Jean-Claude. 1992. Atlas historique de Montréal. Montréal : Art global/Libre Expression.
  • Sandham, Alfred. 1876. Picturesque Montreal, or, The Tourist's Souvenir of a Visit to the Commercial Metropolis of the Dominion of Canada. Montréal: Witness Printing House.
Document en ligne

© 2002, Musée McCord d'histoire canadienne. Tous droits réservés.

On trouve de tout au centre-ville...
car les commerces sont légion dans ce secteur en pleine effervescence. Pour faire l'achat d'un chapeau, une jeune femme trouvera sans doute ce qui lui convient chez Henderson, un magasin spécialisé en chapeaux et en fourrures. À la recherche d'une crinoline, elle pourrait se rendre chez John Murphy ou chez Henry Morgan. Des magasins-entrepôts se trouvent aussi dans le secteur, tels que le Recollet House ou le marchand C.E. Pariseau, qui se spécialise dans le mobilier. Parmi tous ces établissements, certains ont acquis une importante notoriété. C'est le cas du marchand-tailleur Gibb and Co. qui existe depuis le 18e siècle.
On trouve de tout au centre-ville...
car les commerces sont légion dans ce secteur en pleine effervescence. Pour faire l'achat d'un chapeau, une jeune femme trouvera sans doute ce qui lui convient chez Henderson, un magasin spécialisé en chapeaux et en fourrures. À la recherche d'une crinoline, elle pourrait se rendre chez John Murphy ou chez Henry Morgan. Des magasins-entrepôts se trouvent aussi dans le secteur, tels que le Recollet House ou le marchand C.E. Pariseau, qui se spécialise dans le mobilier. Parmi tous ces établissements, certains ont acquis une importante notoriété. C'est le cas du marchand-tailleur Gibb and Co. qui existe depuis le 18e siècle.

© 2002, Musée McCord d'histoire canadienne. Tous droits réservés.

Crinoline

Cette cage est constituée de 20 anneaux de métal dont la circonférence augmente graduellement et qui sont suspendus à la taille par un ruban ; elle a été conçue pour donner une forme élégante à la jupe.

Musée McCord d'histoire canadienne
vers 1867
M18825
© Musée McCord d'histoire canadienne


La cage, ou crinoline, a été inventée en France et brevetée en 1856 .

Jusqu'à l'apparition de cette invention, les jupes très amples des robes du milieu du XIXe siècle sont soutenues par trois ou quatre sous-jupes, que l'on raidissait habituellement avec du crin de cheval. La cage libère la femme du poids des sous-jupes, mais bientôt, les jupes deviennent si larges que la dame a du mal à franchir le seuil d'une porte. Même s'asseoir devient une tâche délicate pour que la crinoline reste en place sans se soulever, risquant de dévoiler les jambes et les sous-vêtements de la dame .

Les crinolines sont fabriquées commercialement et peu coûteuses à l'achat . Mais dès qu'elles commencent à être produites en série, les crinolines perdent de leur prestige et se démodent vers la fin des années 1860, lorsque l'ampleur des jupes se déplace vers l'arrière .
La cage, ou crinoline, a été inventée en France et brevetée en 1856 .

Jusqu'à l'apparition de cette invention, les jupes très amples des robes du milieu du XIXe siècle sont soutenues par trois ou quatre sous-jupes, que l'on raidissait habituellement avec du crin de cheval. La cage libère la femme du poids des sous-jupes, mais bientôt, les jupes deviennent si larges que la dame a du mal à franchir le seuil d'une porte. Même s'asseoir devient une tâche délicate pour que la crinoline reste en place sans se soulever, risquant de dévoiler les jambes et les sous-vêtements de la dame .

Les crinolines sont fabriquées commercialement et peu coûteuses à l'achat . Mais dès qu'elles commencent à être produites en série, les crinolines perdent de leur prestige et se démodent vers la fin des années 1860, lorsque l'ampleur des jupes se déplace vers l'arrière .

© 2002, Musée McCord d'histoire canadienne. Tous droits réservés.

Boîte à chapeau

Le carton porte les armoiries et le nom du fabricant ayant confectionné le chapeau : John Henderson Company.

John Henderson & Co.
Musée McCord d'histoire canadienne
vers 1875-1900
17 x 79 cm
M985X.185.1.1-2
© Musée McCord d'histoire canadienne


À Montréal au XIXe siècle, l’une des plus célèbres boutiques de chapeaux et fourrures est celle de la John Henderson Company.

À l’instar d’autres boutiques spécialisées de l’époque, celle-ci offre une marchandise de choix qui vient compléter celle des grands magasins. Compétitivité oblige, les commerçants sont en effet obligés de miser sur leur spécificité et sur la qualité de leur service pour attirer et retenir une clientèle. Ils s’efforcent également d’aménager avec goût l’intérieur de leur magasin ainsi que les larges vitrines où sont présentés leurs produits.

Les boutiques soucieuses de rester dans la course ont cependant tout intérêt à être situées dans un secteur stratégique, à proximité de la concurrence. Nombre de commerces, dont la John Henderson Company, quittent-ils ainsi les rues Notre-Dame et Saint-Jacques à la fin du XIXe siècle pour s’installer rue Sainte-Catherine, devenue LA nouvelle artère commerciale de Montréal.
À Montréal au XIXe siècle, l’une des plus célèbres boutiques de chapeaux et fourrures est celle de la John Henderson Company.

À l’instar d’autres boutiques spécialisées de l’époque, celle-ci offre une marchandise de choix qui vient compléter celle des grands magasins. Compétitivité oblige, les commerçants sont en effet obligés de miser sur leur spécificité et sur la qualité de leur service pour attirer et retenir une clientèle. Ils s’efforcent également d’aménager avec goût l’intérieur de leur magasin ainsi que les larges vitrines où sont présentés leurs produits.

Les boutiques soucieuses de rester dans la course ont cependant tout intérêt à être situées dans un secteur stratégique, à proximité de la concurrence. Nombre de commerces, dont la John Henderson Company, quittent-ils ainsi les rues Notre-Dame et Saint-Jacques à la fin du XIXe siècle pour s’installer rue Sainte-Catherine, devenue LA nouvelle artère commerciale de Montréal.

© Musée McCord d'histoire canadienne

Objectifs d'apprentissage

L’apprenant va :
  • nommer les changements qui sont survenus au sein de la société canadienne en deux décennies (territoire, population, économie, etc.);
  • décrire en détails les changements qu’il ou elle est en mesure d’observer;
  • expliquer et émettre des hypothèses quant aux raisons qui pourraient justifier ces changements;
  • faire des liens entre les différences et les similitudes des deux époques.

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