Rue Sainte-Catherine

Gauche :Angle des rues Sainte-Catherine et Stanley, vue ver l'est. Montréal, QC. 1915

Droite : Rue Sainte-Catherine vers l'est depuis la rue Stanley, Montréal, QC. D'après Notman (VIEW-15468). Prise le 25 janvier 2000 à midi

Photographes: Gauche : William Notman, Droite : Andrzej Maciejewski
Musée McCord d'histoire canadienne

© 2002, Musée McCord d'histoire canadienne. Tous droits réservés.


Date/heure : 25 janvier 2000, midi

J'ai pris cette photo à l'angle sud-ouest des rues Sainte-Catherine et Stanley par une journée d'hiver voilée. Un grand bâtiment situé sur la gauche et la quatrième maison de droite sont restés les mêmes et se sont avérés de parfaits points de repère. Beaucoup de magasins ont changé, mais pas le caractère commercial de ce coin de rue. Les enseignes qui apparaissent en haut à gauche de la photo de Notman sont toujours présentes sur la mienne, fournissant ainsi des clés visuelles de cette continuité. En 1915 déjà, les gens se précipitaient et la plupart d'entre eux étaient insensibles à la présence d'un appareil.
Date/heure : 25 janvier 2000, midi

J'ai pris cette photo à l'angle sud-ouest des rues Sainte-Catherine et Stanley par une journée d'hiver voilée. Un grand bâtiment situé sur la gauche et la quatrième maison de droite sont restés les mêmes et se sont avérés de parfaits points de repère. Beaucoup de magasins ont changé, mais pas le caractère commercial de ce coin de rue. Les enseignes qui apparaissent en haut à gauche de la photo de Notman sont toujours présentes sur la mienne, fournissant ainsi des clés visuelles de cette continuité. En 1915 déjà, les gens se précipitaient et la plupart d'entre eux étaient insensibles à la présence d'un appareil.

© 2002, Musée McCord d'histoire canadienne. Tous droits réservés.

Carte

Cette carte de Montréal représente les endroits où les photographies de Notman et de Maciejewski ont été prises.

Musée McCord d'histoire canadienne

© 2002, Musée McCord d'histoire canadienne. Tous droits réservés.


La rue Sainte-Catherine Ouest est la grande rue commerciale de Montréal au début du XXe siècle. C’est le cœur du centre-ville de la métropole du Canada. La rue traverse le Mille carré doré, où habitent les plus riches Montréalais. Sainte-Catherine, c’est la rue des grands magasins – Morgan’s, Simpson’s, Goodwins – et des boutiques luxueuses, telle la bijouterie Birks.

Mais dans une métropole profondément polarisée sur le plan social et linguistique, il n’y a pas que ce centre-ville fréquenté par les membres de l’élite et les touristes britanniques ou américains de passage. Il y a aussi le centre-ville francophone – celui de l’Est, de la rue Sainte-Catherine près de la rue Saint-Denis – où l’on trouve Dupuis frère et divers grands magasins, les cinémas, les grandes pharmacies. Chaque quartier montréalais possède aussi sa grande rue, avec ses commerces de détail, ses salles de cinéma, ses restaurants, ses petites boutiques spécia Pour en lire plus
La rue Sainte-Catherine Ouest est la grande rue commerciale de Montréal au début du XXe siècle. C’est le cœur du centre-ville de la métropole du Canada. La rue traverse le Mille carré doré, où habitent les plus riches Montréalais. Sainte-Catherine, c’est la rue des grands magasins – Morgan’s, Simpson’s, Goodwins – et des boutiques luxueuses, telle la bijouterie Birks.

Mais dans une métropole profondément polarisée sur le plan social et linguistique, il n’y a pas que ce centre-ville fréquenté par les membres de l’élite et les touristes britanniques ou américains de passage. Il y a aussi le centre-ville francophone – celui de l’Est, de la rue Sainte-Catherine près de la rue Saint-Denis – où l’on trouve Dupuis frère et divers grands magasins, les cinémas, les grandes pharmacies. Chaque quartier montréalais possède aussi sa grande rue, avec ses commerces de détail, ses salles de cinéma, ses restaurants, ses petites boutiques spécialisées. Autant de zones d’animation dans la ville, marquées aussi par la présence d’immigrants venus d’Europe de l’Est et d’Italie.
Documents imprimés
  • Bourassa, André-G., et Jean-Marc Larue. 1993. Les nuits de la « Main » : Cent ans de spectacles sur le boulevard Saint-Laurent (1891-1991). Montréal : VLB.
  • Comeau, Michèle. 1995. « Les grands magasins de la rue Ste-Catherine à Montréal : Des lieux de modernisation, de hiérarchisation et de différentiation des modes de consommation ». Revue d’histoire de la culture matérielle, no 41 (printemps), p. 58-68.
  • Ferretti, Lucia. 1992. Entre voisins. La société paroissiale en milieu urbain : Saint-Pierre-Apôtre de Montréal, 1848-1930. Montréal : Éditions du Boréal.
  • Gournay, Isabelle, et France van Laethem (dir. publ.). 1998. Montréal Métropole : 1880-1930. Montréal : Éditions du Boréal; Centre canadien d’architecture.

© 2002, Musée McCord d'histoire canadienne. Tous droits réservés.

Vue vers l'est de la rue Sainte-Catherine depuis la rue Saint-Denis

Nous voici à l'angle des rues Sainte-Catherine et Saint-Denis en 1910, le coeur du centre-ville francophone de Montréal et une grande rue commerçante en ce début de XXe siècle. Grâce au tramway, la population francophone de l'ensemble de la ville et de la banlieue y accède facilement.

Anonyme
Musée McCord d'histoire canadienne - Don de Mr. Stanley G. Triggs
vers 1910
Encre sur papier monté sur carton - Demi-ton
16 x 21 cm
MP-0000.893.3
© Musée McCord d'histoire canadienne


Lécher les vitrines!

Le regard du passant qui déambule sur la rue Sainte-Catherine ne peut qu'être attiré par les vitrines attrayantes des grands magasins. À l'intérieur de ces édifices somptueux, chacun y trouve son compte : la ménagère y déniche la machine à laver de ses rêves, la femme raffinée est heureuse d'y mettre la main sur une paire de gants fabriqués en France et toute la famille se réjouit d'y faire l'achat d'un gramophone. Grâce au système de commande par catalogue, même ceux qui ne peuvent se rendre sur place sont en mesure de se procurer des produits offerts dans les grands magasins.
Lécher les vitrines!

Le regard du passant qui déambule sur la rue Sainte-Catherine ne peut qu'être attiré par les vitrines attrayantes des grands magasins. À l'intérieur de ces édifices somptueux, chacun y trouve son compte : la ménagère y déniche la machine à laver de ses rêves, la femme raffinée est heureuse d'y mettre la main sur une paire de gants fabriqués en France et toute la famille se réjouit d'y faire l'achat d'un gramophone. Grâce au système de commande par catalogue, même ceux qui ne peuvent se rendre sur place sont en mesure de se procurer des produits offerts dans les grands magasins.

© 2002, Musée McCord d'histoire canadienne. Tous droits réservés.

Magasin de Henry Morgan

Le Colonial House était un édifice très luxueux, où l'aménagement intérieur visait à favoriser le magasinage, de même qu'à procurer aux clients un sentiment de confort .

Wm. Notman & Son
Musée McCord d'histoire canadienne - Achat de l'Associated Screen News Ltd.
vers 1917
Plaque sèche à la gélatine
20 x 25 cm
VIEW-16835
� 2010, RCIP-CHIN. Tous droits r�serv�s.


Ce luxueux édifice fut construit sur la rue Sainte-Catherine en 1891 pour abriter le grand magasin à rayons Henry Morgan & Co.

Fondée en 1850, la Henry Morgan & Co. fut longtemps considérée comme le chef de file des grands magasins de Montréal, notamment parce qu'elle ne cessait d'expérimenter de nouvelles façons de faire le commerce de détail. En 1872, par exemple, Morgan est le premier magasin de Montréal à exposer des articles dans ses vitrines, puis en 1874, il devient le premier au Canada à se doter de rayons .

En 1891, la Henry Morgan & Co. est également le premier grand magasin à s'installer sur la rue Sainte-Catherine, quittant alors ses anciens locaux de la rue Saint-Jacques. Ce déménagement est d'abord considéré par plusieurs commerçants montréalais comme une catastrophe commerciale et une invasion importune d'un chic quartier résidentiel . Cependant, en peu de temps, de nombreux autres commerçants s'installent sur la rue Sainte-Catherine qui devient, au début du XXe siècl Pour en lire plus
Ce luxueux édifice fut construit sur la rue Sainte-Catherine en 1891 pour abriter le grand magasin à rayons Henry Morgan & Co.

Fondée en 1850, la Henry Morgan & Co. fut longtemps considérée comme le chef de file des grands magasins de Montréal, notamment parce qu'elle ne cessait d'expérimenter de nouvelles façons de faire le commerce de détail. En 1872, par exemple, Morgan est le premier magasin de Montréal à exposer des articles dans ses vitrines, puis en 1874, il devient le premier au Canada à se doter de rayons .

En 1891, la Henry Morgan & Co. est également le premier grand magasin à s'installer sur la rue Sainte-Catherine, quittant alors ses anciens locaux de la rue Saint-Jacques. Ce déménagement est d'abord considéré par plusieurs commerçants montréalais comme une catastrophe commerciale et une invasion importune d'un chic quartier résidentiel . Cependant, en peu de temps, de nombreux autres commerçants s'installent sur la rue Sainte-Catherine qui devient, au début du XXe siècle, la plus importante artère commerciale de la ville .

© Musée McCord d'histoire canadienne

W. H. Scroggie Limited

Ce catalogue de 120 pages qui compte quelques illustrations couleurs est l'édition printemps-été 1908 du magasin W.H. Scroggie.

Musée McCord d'histoire canadienne
vers 1908
Encre de couleur sur papier
25 x 20 cm
M2001X.1.3.1
© Musée McCord d'histoire canadienne


Apparus vers la fin du XIXe siècle, les catalogues de vente par correspondance sont le résultat de l’amélioration des techniques d’impression et de publicité et de la plus grande fiabilité des services de distribution du courrier. Les clients avaient déjà accepté le principe de la vente à prix unique, payable au comptant, qui avait remplacé le système de troc, et les commerçants avaient commencé à publier des listes de leurs produits avec les prix de détail afin de rejoindre la clientèle demeurant à l’extérieur des grandes villes. Le premier Canadien à faire imprimer un catalogue postal - en fait, un petit livret qui ne comportait que quelques illustrations en blanc et noir - fut Timothy Eaton. Publié en 1884, ce catalogue révolutionna le marché du détail au Canada. D’autres commerçants, tel W.H. Scroggie, à Montréal, s’empressèrent de suivre son exemple.

Les catalogues étaient habituellement publiés deux fois par an, au printemps et à l’automne. Pour faciliter les commandes, chaque catalogue comprenait des instructions, des bons de commande et des enveloppes. Au Québec, ce système devint rapidement populaire en milieu rura Pour en lire plus
Apparus vers la fin du XIXe siècle, les catalogues de vente par correspondance sont le résultat de l’amélioration des techniques d’impression et de publicité et de la plus grande fiabilité des services de distribution du courrier. Les clients avaient déjà accepté le principe de la vente à prix unique, payable au comptant, qui avait remplacé le système de troc, et les commerçants avaient commencé à publier des listes de leurs produits avec les prix de détail afin de rejoindre la clientèle demeurant à l’extérieur des grandes villes. Le premier Canadien à faire imprimer un catalogue postal - en fait, un petit livret qui ne comportait que quelques illustrations en blanc et noir - fut Timothy Eaton. Publié en 1884, ce catalogue révolutionna le marché du détail au Canada. D’autres commerçants, tel W.H. Scroggie, à Montréal, s’empressèrent de suivre son exemple.

Les catalogues étaient habituellement publiés deux fois par an, au printemps et à l’automne. Pour faciliter les commandes, chaque catalogue comprenait des instructions, des bons de commande et des enveloppes. Au Québec, ce système devint rapidement populaire en milieu rural, car les grands magasins offraient une marchandise bien plus diversifiée et à la mode que les magasins principaux des petites municipalités.

© Musée McCord d'histoire canadienne

Objectifs d'apprentissage

L’apprenant va :
  • nommer les changements qui sont survenus au sein de la société canadienne en deux décennies (territoire, population, économie, etc.);
  • décrire en détails les changements qu’il ou elle est en mesure d’observer;
  • expliquer et émettre des hypothèses quant aux raisons qui pourraient justifier ces changements;
  • faire des liens entre les différences et les similitudes des deux époques.

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