Depuis les premières découvertes, les fossiles de Miguasha font l’unanimité sur leur qualité remarquable de fossilisation. Cette qualité, qui a été l’un des arguments ayant justifié l’inscription au Patrimoine mondial de l’UNESCO, est en grande partie redevable au milieu de conservation exceptionnel qui prévalait dans l’estuaire dévonien.

Ce milieu était caractérisé par deux facteurs très spécifiques, soit une certaine pauvreté en oxygène et une grande quantité de sédiments qui venait se déposer au fond de l’estuaire. L’organisme, soit un poisson ou une plante, qui se retrouvait au fond de l’eau, était rapidement enfoui par une mince couche de sédiments. Cet ensevelissement rapide avait deux conséquences favorables à la fossilisation. D’abord, il isolait prestement l’organisme de son milieu, le rendant inaccessible aux charognards et à l’action des courants. Ensuite, le milieu déjà faible en oxygène le devenait davantage parce que les échanges gazeux avec l’eau étaient encore plus réduits. Ainsi s’amorçait le processus de fossilisation dans ce milieu de conservation exceptionnel.

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Depuis les premières découvertes, les fossiles de Miguasha font l’unanimité sur leur qualité remarquable de fossilisation. Cette qualité, qui a été l’un des arguments ayant justifié l’inscription au Patrimoine mondial de l’UNESCO, est en grande partie redevable au milieu de conservation exceptionnel qui prévalait dans l’estuaire dévonien.

Ce milieu était caractérisé par deux facteurs très spécifiques, soit une certaine pauvreté en oxygène et une grande quantité de sédiments qui venait se déposer au fond de l’estuaire. L’organisme, soit un poisson ou une plante, qui se retrouvait au fond de l’eau, était rapidement enfoui par une mince couche de sédiments. Cet ensevelissement rapide avait deux conséquences favorables à la fossilisation. D’abord, il isolait prestement l’organisme de son milieu, le rendant inaccessible aux charognards et à l’action des courants. Ensuite, le milieu déjà faible en oxygène le devenait davantage parce que les échanges gazeux avec l’eau étaient encore plus réduits. Ainsi s’amorçait le processus de fossilisation dans ce milieu de conservation exceptionnel.

Une autre preuve directe de la faible teneur en oxygène dans les sédiments est l’abondance de pyrite de fer dans les couches sédimentaires. Ce minéral, surnommé l’or des fous, est en fait un sulfure de fer dont la formation est conditionnelle à la rareté de l’oxygène. Cette pyrite de fer se retrouve souvent sur le corps des organismes fossilisés.

© 2007, Parc national de Miguasha

Poissons juvéniles de la Formation d’Escuminac

Des individus juvéniles de plusieurs espèces de poissons de Miguasha ont été découverts en grand nombre dans un horizon de la Formation d’Escuminac en 2006. Le banc d’alevins s’est retrouvé piégé par l’arrivée soudaine de sédiments apportés par un courant turbulent. E, Eusthenopteron foordi et S, Scaumenacia curta.

Parc national de Miguasha
2006
© Parc national de Miguasha


Vaisseaux sanguins

Ces vaisseaux sanguins ont laissé leur trace sur la face interne ventrale du thorax d’un Bothriolepis canadensis, un placoderme. Les vaisseaux convergent vers une zone centrale foncée qui correspond à la région du coeur.

Parc national de Miguasha
2003
© Parc national de Miguasha


<i>Bothrio-pyrite</i>

Bothrio-pyrite

Parc national de Miguasha

© Parc national de Miguasha


Objectifs d'apprentissage

L’apprenant va:
  • identifier et classer différents types de fossiles;
  • expliquer les étapes de la fossilisation ainsi que les conditions propices à celle-ci;
  • formuler des hypothèses quant à l’évolution des êtres vivants;
  • formuler des hypothèses quant à l’explication de la disparition de certaines espèces.

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