Vous trouverez les textes associés au chapitre "La culture : foisonnement et éclatement".

Les textes sont :

L’Osstidcho
Les belles-soeurs
L’humour
L’Ère des chansonniers
Le cinéma québécois
Littérature québécoise
Vous trouverez les textes associés au chapitre "La culture : foisonnement et éclatement".

Les textes sont :

L’Osstidcho
Les belles-soeurs
L’humour
L’Ère des chansonniers
Le cinéma québécois
Littérature québécoise

© 2011, Musée québécois de culture populaire. Tous droits réservés.

1968, l’année où tout était possible

Le théâtre de Quat’Sous, récemment fondé dans une ancienne synagogue, met à l’affiche un spectacle non orthodoxe avec un titre que personne n’ose alors prononcer tout haut, « l’hostie de show ». C’est Yvon Deschamps, un des propriétaires du théâtre, qui a l’idée à la dernière minute de cette revue musicale pour clore la saison. Aux côtés de Deschamps, on trouve sur scène: Robert Charlebois qu’il a connu à la Roulotte, un théâtre ambulant pour les jeunes montréalais; Mouffe et Louise Forestier, des consoeurs de classe de Charlebois à l’École nationale de théâtre; le quatuor Le Jazz libre du Québec et l’organiste Jacques Perron. Le spectacle se veut un heureux mélange de chansons, de monologues, de musique -- quelques fois dissonante --, le tout agrémenté d’improvisations. Ses créateurs le décrivent comme « une folie totale et musicale ».

Une messe rock et psychédélique

La première de L’osstidcho, l’appellation désormais cons Pour en lire plus
1968, l’année où tout était possible

Le théâtre de Quat’Sous, récemment fondé dans une ancienne synagogue, met à l’affiche un spectacle non orthodoxe avec un titre que personne n’ose alors prononcer tout haut, « l’hostie de show ». C’est Yvon Deschamps, un des propriétaires du théâtre, qui a l’idée à la dernière minute de cette revue musicale pour clore la saison. Aux côtés de Deschamps, on trouve sur scène: Robert Charlebois qu’il a connu à la Roulotte, un théâtre ambulant pour les jeunes montréalais; Mouffe et Louise Forestier, des consoeurs de classe de Charlebois à l’École nationale de théâtre; le quatuor Le Jazz libre du Québec et l’organiste Jacques Perron. Le spectacle se veut un heureux mélange de chansons, de monologues, de musique -- quelques fois dissonante --, le tout agrémenté d’improvisations. Ses créateurs le décrivent comme « une folie totale et musicale ».

Une messe rock et psychédélique

La première de L’osstidcho, l’appellation désormais consacrée, a lieu le 28 mai 1968. Et comme il fallait s’y attendre, le spectacle ne fait pas l’unanimité. Certains le décrivent comme une médiocre revue de collège, alors qu’il soulève la colère chez d’autres. Les étudiants du collège Sainte-Marie reçoivent comme consigne de ne pas assister à ce spectacle qui, par son seul titre, fait « mal à Jésus ». Gare à ceux qui ne la respecteront pas; ils risquent l’excommunication. À l’opposé, L’osstidcho séduit littéralement les jeunes qui y voient une oeuvre originale et audacieuse marquée au sceau de l’anarchie et du chaos, une manifestation de la contre-culture, une messe rock et psychédélique.

Un événement musical majeur

Le bouche à oreille aidant, L’osstidcho se transforme en événement majeur. Du théâtre Quat’Sous qui comptait moins de 200 places, il migre à la Comédie-Canadienne (800 places) en septembre 1968 sous le titre L’osstidcho king size, puis -- grande consécration -- à la salle Wilfrid-Pelletier de la Place-des-Arts (3 000 places) en janvier 1969. Pour ce dernier tour de piste, le spectacle est rebaptisé L’osstidcho meurt.

© 2011, Musée québécois de culture populaire. Tous droits réservés.

Photographie de Deschamps et Charlesbois

Deux des vedettes du spectacle bigarré L'Osstidcho, Robert Charlebois et Yvon Deschamps sur scène.

Ronald Labelle
20e siècle
Collection Ronald Labelle.


Une dramaturgie québécoise voit le jour

L’activité théâtrale au Québec s’intensifie après la Deuxième Guerre mondiale. Les troupes professionnelles et semi-professionnelles se multiplient et des créations originales sont réalisées. Selon plusieurs, on assiste alors à la naissance de la dramaturgie québécoise. Cet élan se poursuit et gagne en ampleur dans les années 1960. À côté du théâtre de répertoire classique, de plus en plus de pièces d’auteurs québécois sont présentées. Très peu d’entre elles abordent la vie quotidienne des personnes de condition modeste, thème de prédilection d’un auteur comme Gratien Gélinas (Tit-Coq, 1948; Bousille et les justes, 1960). La pièce Les belles-soeurs de Michel Tremblay, présentée pour la première fois le 28 août 1968 au théâtre du Rideau Vert dans une mise en scène efficace d’André Brassard, ramène les milieux populaires sur le devant de la scène.

Une tragédie version « classe populaire »

L’action de cette histoire singulière se déroule au printemps de 1965. Germaine La Pour en lire plus
Une dramaturgie québécoise voit le jour

L’activité théâtrale au Québec s’intensifie après la Deuxième Guerre mondiale. Les troupes professionnelles et semi-professionnelles se multiplient et des créations originales sont réalisées. Selon plusieurs, on assiste alors à la naissance de la dramaturgie québécoise. Cet élan se poursuit et gagne en ampleur dans les années 1960. À côté du théâtre de répertoire classique, de plus en plus de pièces d’auteurs québécois sont présentées. Très peu d’entre elles abordent la vie quotidienne des personnes de condition modeste, thème de prédilection d’un auteur comme Gratien Gélinas (Tit-Coq, 1948; Bousille et les justes, 1960). La pièce Les belles-soeurs de Michel Tremblay, présentée pour la première fois le 28 août 1968 au théâtre du Rideau Vert dans une mise en scène efficace d’André Brassard, ramène les milieux populaires sur le devant de la scène.

Une tragédie version « classe populaire »

L’action de cette histoire singulière se déroule au printemps de 1965. Germaine Lauzon, une mère de famille d’un quartier populaire de Montréal, gagne un million de timbres-primes qui, une fois collés dans des livrets, lui permettront d’obtenir les meubles et les accessoires dont elle rêve depuis longtemps. Elle convie donc des femmes de sa famille et du voisinage à une séance de collage de timbres. À mesure que la pièce avance, que nous découvrons la condition de chacune des 14 femmes venues chez Germaine, la comédie tourne progressivement à la tragédie. Elle se clôt par le pillage des timbres-primes et d’autres biens de Germaine par ses invitées.

Une pièce culte du théâtre québécois

Tableau cruel, dur et sans complaisance du milieu ouvrier montréalais, la comédie dramatique Les belles-soeurs cause la commotion chez le public. Elle choque les âmes sensibles qui y voient une oeuvre vulgaire et un éloge du joual et du sacre. Sur ce dernier point, un journaliste écrit : « C’est la première fois de ma vie que j’entends en une seule soirée autant de sacres, de jurons, de mots orduriers de toilette ». Mais pour la majorité des spectateurs et des critiques, Les belles-soeurs sont une révélation. Enthousiaste, Jean-Claude Germain dit de cette pièce qu’elle marque la naissance du nouveau théâtre québécois. Son impact est de même nature que celui provoqué par les pièces Tit-Coq de Gratien Gélinas dans les années 1940 et Zone de Marcel Dubé dans la décennie suivante. Et dire que cette oeuvre a été rejetée à l’unanimité par le jury du Festival d’art dramatique du Canada en 1966. Traduite en anglais, en allemand, en italien, en polonais, en yiddish et en une quinzaine d’autres langues, la pièce est jouée un peu partout dans le monde.

© 2011, Musée québécois de culture populaire. Tous droits réservés.

Aux sources de l’humour québécois

C’est bien connu, les Québécois aiment rire. Et ce trait de caractère ne date pas d’hier. En y réfléchissant bien, la naissance du festival Juste pour rire, il y a maintenant plus de 25 ans, marquait l’aboutissement d’un processus amorcé avec la francisation du burlesque américain par des pionniers comme Arthur Pétri, directeur de troupe, et le comédien Olivier Guimond (père) dans les années 1920. Par la suite, le genre gagne en popularité. Dans la décennie suivante, une bonne douzaine de salles à Montréal, pouvant accueillir 8 000 personnes, présentent des spectacles burlesques. Du milieu des années 1930 à 1953, le Théâtre national, propriété de la comédienne Rose Ouellette opère tous les jours à guichet fermé. Le théâtre de Jean Grimaldi fait tout aussi bien en 1953 avec 3 500 spectateurs à chaque jour. Les cabarets, qui voient le jour dans l’entre-deux-guerres, donnent également dans l’humour. Mais le burlesque et l’univers des cabarets périclitent avec l’arrivée de la télévision.

L&rsquo Pour en lire plus
Aux sources de l’humour québécois

C’est bien connu, les Québécois aiment rire. Et ce trait de caractère ne date pas d’hier. En y réfléchissant bien, la naissance du festival Juste pour rire, il y a maintenant plus de 25 ans, marquait l’aboutissement d’un processus amorcé avec la francisation du burlesque américain par des pionniers comme Arthur Pétri, directeur de troupe, et le comédien Olivier Guimond (père) dans les années 1920. Par la suite, le genre gagne en popularité. Dans la décennie suivante, une bonne douzaine de salles à Montréal, pouvant accueillir 8 000 personnes, présentent des spectacles burlesques. Du milieu des années 1930 à 1953, le Théâtre national, propriété de la comédienne Rose Ouellette opère tous les jours à guichet fermé. Le théâtre de Jean Grimaldi fait tout aussi bien en 1953 avec 3 500 spectateurs à chaque jour. Les cabarets, qui voient le jour dans l’entre-deux-guerres, donnent également dans l’humour. Mais le burlesque et l’univers des cabarets périclitent avec l’arrivée de la télévision.

L’humour qui conteste et qui mord

À l’image de la société, l’humour évolue, change. Au temps du burlesque, l’humour nargue l’ordre établi et l’autorité au grand dam de l’Église. Avec la Révolution tranquille, il se veut plus engagé, voire contestataire. Les chefs de file dans ce type d’humour sont, sans contredit, les Cyniques. Ce nom, ils le portent à merveille. Les qualificatifs pour désigner l’humour du quatuor né au collège Sainte-Marie à l’aube des années 1960 ne manquent pas : grinçant, caustique, mordant, irrévérencieux et vulgaire. Et comme si ce n’était pas assez, ils sacrent allègrement sur scène, un numéro portant même spécifiquement sur ce thème. Les Cyniques n’épargnent personne : politiciens, personnalités publiques, membres du clergé, homosexuels, policiers et minorités ethniques sont égratignés. Aucun tabou ne leur résiste. Selon Robert Aird, auteur d’un livre sur l’histoire de l’humour au Québec, ils sont passés maîtres dans l’art de la satire sociale.

L’humour se féminise

Les Cyniques ne sont pas les seuls humoristes à aborder des sujets tabous. Clémence Desrochers se livre à l’exercice, mais sur un tout autre ton. Longtemps, les femmes sont les faire-valoir des hommes dans le domaine de l’humour. Pensons à Juliette Pétri, Manda Parent, Rose Ouellette pour ne nommer que celles-là. À la fin des années 1950, Clémence est la première femme à monter sur scène et à raconter des histoires d’une galerie de personnages attachants et anonymes comme les femmes au foyer, les travailleuses dans les « factries », les voyageuses, les serveuses. Puis, elle traite des questions délicates comme l’obsession de la minceur, le sexisme, la ménopause. Avant même que le terme féministe n’existe, elle parle des femmes et de leurs conditions avec subtilité et tendresse. Celle que tout le monde appelle tout simplement Clémence est considérée comme la première humoriste à faire du monologue social.

© 2011, Musée québécois de culture populaire. Tous droits réservés.

L’héritage des précurseurs

La chanson québécoise prend son véritable envol avec la Révolution tranquille. Certes, des auteurs-compositeurs-interprètes avaient auparavant pavé la voie. Pensons à Félix Leclerc et Raymond Lévesque, les plus connus, mais également à Robert L’Herbier, Jacques Blanchet Jean-Paul Filion, Germaine Dugas et la Bolduc (Mary Travers) laquelle a écrit quelques centaines de chansons durant les années de la crise économique. Mais c’est dans les années 1960 que la chanson connaît une impulsion sans précédent au point où elle contribue à l’éveil du Québec.

Chanter le pays à naître

Deux courants marquent l’univers de la chanson à cette époque : la chanson à texte et celle appartenant au courant yé-yé. La première est écrite et interprétée par des chansonniers qui s’inspirent de Félix Leclerc et de chanteurs français tels Léo Ferré, Georges Brassens, Jacques Brel et Jean Ferrat. Ils célèbrent la beauté du pays à venir et la solidarité de ses habitants, participant ainsi à l’éveil de l’affirmation natio Pour en lire plus
L’héritage des précurseurs

La chanson québécoise prend son véritable envol avec la Révolution tranquille. Certes, des auteurs-compositeurs-interprètes avaient auparavant pavé la voie. Pensons à Félix Leclerc et Raymond Lévesque, les plus connus, mais également à Robert L’Herbier, Jacques Blanchet Jean-Paul Filion, Germaine Dugas et la Bolduc (Mary Travers) laquelle a écrit quelques centaines de chansons durant les années de la crise économique. Mais c’est dans les années 1960 que la chanson connaît une impulsion sans précédent au point où elle contribue à l’éveil du Québec.

Chanter le pays à naître

Deux courants marquent l’univers de la chanson à cette époque : la chanson à texte et celle appartenant au courant yé-yé. La première est écrite et interprétée par des chansonniers qui s’inspirent de Félix Leclerc et de chanteurs français tels Léo Ferré, Georges Brassens, Jacques Brel et Jean Ferrat. Ils célèbrent la beauté du pays à venir et la solidarité de ses habitants, participant ainsi à l’éveil de l’affirmation nationale. Ils se produisent principalement dans des boîtes à chanson qui, phénomène unique au monde, se multiplient un peu partout au Québec. La plus célèbre d’entre elles a été la Butte à Mathieu à Val-David.

Une jeunesse « dans le vent »

Parallèlement, on assiste à l’éclosion rapide de la musique populaire québécoise avec ses chansons yé-yé ou « à gogo ». Contrairement aux chansonniers, les chanteurs yé-yé ne composent pas de chansons originales, mais interprètent des versions francophones de chansons anglophones. Ils ne s’affichent pas nationalistes comme les chanteurs à texte, mais, à leur façon, ils valorisent la langue française. Parmi les idoles de la belle époque du yé-yé, on trouve Michel Louvain, Michèle Richard, Pierre Lalonde, Renée Martel et, influencée par l’ouragan beatlemania, une flopée de groupes avec des noms farfelus et à l’allure extravagante et bigarrée. Mais qu’importe, « le look l’emportait sur le style » (Le Soleil, 9 décembre 1994). On estime que jusqu’à 800 groupes fleurissent au Québec dans les années 1960 et que Saint-Hyacinthe est le Liverpool québécois. La jeunesse « dans le vent » a la chance de voir ses idoles à l’émission Jeunesse d’Aujourd’hui télédiffusée le samedi à l’antenne de Télé-Métropole à partir de 1962. C’est en bonne partie grâce à cette émission que 30 000 copies de 45 tours se vendent chaque semaine dans la région métropolitaine seulement.

© 2011, Musée québécois de culture populaire. Tous droits réservés.

Une naissance difficile

Le Québec de l’après-guerre est témoin de la naissance d’une cinématographie nationale. Mais celle-ci arrive au moment où le monde du cinéma traverse une période très difficile. L’avènement de la télévision en 1952 provoque une baisse importante de la fréquentation des salles de cinéma, voire la fermeture de plusieurs d’entre elles. Entre 1953 et 1963, aucun long métrage n’est produit au Québec. Toute oeuvre cinématographique est soumise aux diktats d’une censure sévère. Et depuis 1947, les cinés-parcs -- ces antres de péchés -- sont illégaux.

L’émergence du nouveau cinéma québécois

Le cinéma québécois est animé d’un nouveau dynamisme dans les années 1960. Cette période se révèle faste puisque jusqu’à 360 films y sont réalisés. Le déménagement à Montréal en 1956 de l’Office nationale du film (ONF), fondé à Ottawa en 1939, explique en grande partie ce phénomène. Dès lors, l’ONF devient le creuset d’où émerge une génération de jeunes réalisateurs canadiens français (les Michel Pour en lire plus
Une naissance difficile

Le Québec de l’après-guerre est témoin de la naissance d’une cinématographie nationale. Mais celle-ci arrive au moment où le monde du cinéma traverse une période très difficile. L’avènement de la télévision en 1952 provoque une baisse importante de la fréquentation des salles de cinéma, voire la fermeture de plusieurs d’entre elles. Entre 1953 et 1963, aucun long métrage n’est produit au Québec. Toute oeuvre cinématographique est soumise aux diktats d’une censure sévère. Et depuis 1947, les cinés-parcs -- ces antres de péchés -- sont illégaux.

L’émergence du nouveau cinéma québécois

Le cinéma québécois est animé d’un nouveau dynamisme dans les années 1960. Cette période se révèle faste puisque jusqu’à 360 films y sont réalisés. Le déménagement à Montréal en 1956 de l’Office nationale du film (ONF), fondé à Ottawa en 1939, explique en grande partie ce phénomène. Dès lors, l’ONF devient le creuset d’où émerge une génération de jeunes réalisateurs canadiens français (les Michel Brault, Claude Jutras, Gilles Groulx, Pierre Perrault, Denys Arcand et combien d’autres). Influencés par des cinéastes contestataires et non conformistes d’un peu partout dans le monde, notamment en France avec la « nouvelle vague », ils réalisent des documentaires axés sur le vécu des gens, leur matériau de base. Ce type de cinéma, aux forts accents nationalistes, est étiqueté cinéma direct ou cinéma-vérité. Sous le gouvernement de Duplessis, les productions de l’ONF sont frappées d’interdit dans les écoles.

Le cinéma d’auteur ne s’exprime pas seulement dans les documentaires, mais également dans les fictions. Des cinéastes de l’ONF quittent l’organisme pour se livrer à ce genre dans les années 1960. Ils accordent une plus grande importance à la parole qu’à l’action. Pour être plus près de l’authenticité, ils misent beaucoup sur l’improvisation et sur le recours à des comédiens non professionnels.

© 2011, Musée québécois de culture populaire. Tous droits réservés.

Les artistes ont transformé le Québec

Jacques Parizeau, ancien premier ministre du Québec, déclare : « La Révolution tranquille a été l’oeuvre de quatre ministres, d’une vingtaine de fonctionnaires et d’une vingtaine de chansonniers, puis de poètes ». Cette affirmation met bien en évidence le rôle de premier plan joué par les artistes dans le grand chambardement qu’est la Révolution tranquille. D’ailleurs, quelques-uns d’entre eux n’ont-ils pas déjà préparé le terrain en publiant le Refus global en 1948, un pamphlet réclamant que la société québécoise se débarrasse de la chape de plomb qui la recouvre depuis trop longtemps?

Les arts comme moyen d’affirmation

Le monde des arts, dans son sens le plus large, est en ébullition dans la décennie 1960-1970. Quelque 400 recueils de poésie paraissent au cours de ces dix ans. De « belle », la poésie devient « rebelle » aux dires de Raoul Duguay. Le nombre de romans publiés fait plus que doubler par rapport à la décenn Pour en lire plus
Les artistes ont transformé le Québec

Jacques Parizeau, ancien premier ministre du Québec, déclare : « La Révolution tranquille a été l’oeuvre de quatre ministres, d’une vingtaine de fonctionnaires et d’une vingtaine de chansonniers, puis de poètes ». Cette affirmation met bien en évidence le rôle de premier plan joué par les artistes dans le grand chambardement qu’est la Révolution tranquille. D’ailleurs, quelques-uns d’entre eux n’ont-ils pas déjà préparé le terrain en publiant le Refus global en 1948, un pamphlet réclamant que la société québécoise se débarrasse de la chape de plomb qui la recouvre depuis trop longtemps?

Les arts comme moyen d’affirmation

Le monde des arts, dans son sens le plus large, est en ébullition dans la décennie 1960-1970. Quelque 400 recueils de poésie paraissent au cours de ces dix ans. De « belle », la poésie devient « rebelle » aux dires de Raoul Duguay. Le nombre de romans publiés fait plus que doubler par rapport à la décennie antérieure. Plusieurs s’inscrivent dans un nouveau genre, le roman psychologique. Valeur cardinale de la société québécoise, la famille est mise à mal dans des oeuvres. Par ailleurs, les arts visuels explorent de nouveaux sentiers.

L’émancipation des femmes par les arts

Enfin, fait sans précédent, les femmes participent activement au mouvement de renouveau et d’effervescence des arts. À travers le roman, la poésie, la peinture, elles prennent la parole et s’émancipent. Elles font siennes les paroles « Égalité ou indépendance » prononcées par le premier ministre Daniel Johnson dans sa croisade pour une plus grande autonomie du Québec, mais en leurs prêtant une toute autre signification.

© 2011, Musée québécois de culture populaire. Tous droits réservés.

Objectifs d'apprentissage

Objectifs pédagogiques

Acquérir une perspective historique. Faire la relation entre le Québec d’avant, pendant et après la révolution tranquille

Liens pédagogiques (compétences transversales)

Tirer profit de l’information (exploiter l’information).
Tirer profit de l’information (relativiser ses connaissances).
Exprimer son opinion (exercer son jugement critique).
S’approprier les technologies (Exploiter les technologies de l’information et de la communication).
S’imprégner des éléments d’une situation (Mettre en oeuvre sa pensée créatrice).
S’engager dans L’exploration (Mettre en oeuvre sa pensée créatrice).

Résultats pédagogiques

Amener l’élève à examiner le sujet dans une perspective historique.
Amener l’élève à une compréhension du présent à la lumière du passé.
Amener l’élève à exprimer une opinion sur cette histoire.
Amener l’élève à avoir un esprit critique.

Page d'accueil du Centre des enseignants | Trouvez des ressources d'apprentissage et des plans de leçons