Le Musée de la Vie Bourguignonne, situé à Dijon dans le cloître des Bernardines, est ouvert au public depuis 1985. On y découvre des trésors de la vie quotidienne du siècle dernier.

Tu peux trouver des costumes traditionnels bourguignons, des bijoux, des meubles et même des boutiques reconstituées qui te permettent de plonger dans le passé. On y voit une devanture de jouets, un magasin de biscuits, un salon de coiffure et d'autres boutiques.

À toi de nous découvrir...
Le Musée de la Vie Bourguignonne, situé à Dijon dans le cloître des Bernardines, est ouvert au public depuis 1985. On y découvre des trésors de la vie quotidienne du siècle dernier.

Tu peux trouver des costumes traditionnels bourguignons, des bijoux, des meubles et même des boutiques reconstituées qui te permettent de plonger dans le passé. On y voit une devanture de jouets, un magasin de biscuits, un salon de coiffure et d'autres boutiques.

À toi de nous découvrir...

© 1997, RCIP-Réseau canadien d'information sur le patrimoine. Tous droits réservés.

vue aérienne

Musée de la Vie Bourguignonne, Dijon, France

Le Musée de la Vie Bourguignonne

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Le Musée de la Vie Bourguignonne, ouvert au public en 1985, est installé dans le cloître du couvent des Bernardines de l’ordre cistercien de saint Bernard de Citeaux construit à partir de 1679.

Installé en 1982 dans le cloître, le musée offre un parcours qui s’étend sur trois niveaux.

Au rez-de-chaussée, la galerie Perrin de Puycousin présente un patrimoine ethnographique rural et bourguignon de la fin du XIXe siècle. Mobilier, équipement domestique, costumes traditionnels sont exposés soit dans des vitrines didactiques, afin de mieux comprendre la chaîne des savoir-faire, soit dans des reconstitutions d’atmosphère où figurent des mannequins de cire. Cette muséographie de la fin du XIXe siècle renvoie à celle préconisée par le fondateur du musée : Perrin de Puycousin.
Le Musée de la Vie Bourguignonne, ouvert au public en 1985, est installé dans le cloître du couvent des Bernardines de l’ordre cistercien de saint Bernard de Citeaux construit à partir de 1679.

Installé en 1982 dans le cloître, le musée offre un parcours qui s’étend sur trois niveaux.

Au rez-de-chaussée, la galerie Perrin de Puycousin présente un patrimoine ethnographique rural et bourguignon de la fin du XIXe siècle. Mobilier, équipement domestique, costumes traditionnels sont exposés soit dans des vitrines didactiques, afin de mieux comprendre la chaîne des savoir-faire, soit dans des reconstitutions d’atmosphère où figurent des mannequins de cire. Cette muséographie de la fin du XIXe siècle renvoie à celle préconisée par le fondateur du musée : Perrin de Puycousin.

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Ainsi, la salle des âges de la vie entraîne le visiteur dans une farandole qui lui fait découvrir la somptuosité des costumes bressans et mâconnais, le clinquant des bijoux traditionnels, la diversité des objets symboliques. Une cuisine bressane est reconstituée avec un mobilier d’autant plus important que l’architecture de cette région en clayonnage et torchis ne permet pas l’aménagement de placards, et des ustensiles qui illustrent à merveille la vie d’autrefois.

Au premier étage est donnée à voir la vie quotidienne à Dijon à la fin du XIXe siècle. Ainsi sont reconstitués dix commerces : une pharmacie, une chapellerie, un fourreur, une blanchisserie, une devanture de jouets, un magasin de biscuits, un salon de coiffure... Tous installés jadis au cœur de la cité, ces boutiques avec leur devanture d’origine, témoignent d’un mode de vie aujourd’hui disparu.

Mais ce parcours de mémoire réalisé grâce à la générosité des Dijonnais se complète de présentations thématiques : la faïence de Dijon, les industries de cycles, l’agro-alimentaire... Il s’agit là d’une page d’histoire illuminée de Pour en lire plus
Ainsi, la salle des âges de la vie entraîne le visiteur dans une farandole qui lui fait découvrir la somptuosité des costumes bressans et mâconnais, le clinquant des bijoux traditionnels, la diversité des objets symboliques. Une cuisine bressane est reconstituée avec un mobilier d’autant plus important que l’architecture de cette région en clayonnage et torchis ne permet pas l’aménagement de placards, et des ustensiles qui illustrent à merveille la vie d’autrefois.

Au premier étage est donnée à voir la vie quotidienne à Dijon à la fin du XIXe siècle. Ainsi sont reconstitués dix commerces : une pharmacie, une chapellerie, un fourreur, une blanchisserie, une devanture de jouets, un magasin de biscuits, un salon de coiffure... Tous installés jadis au cœur de la cité, ces boutiques avec leur devanture d’origine, témoignent d’un mode de vie aujourd’hui disparu.

Mais ce parcours de mémoire réalisé grâce à la générosité des Dijonnais se complète de présentations thématiques : la faïence de Dijon, les industries de cycles, l’agro-alimentaire... Il s’agit là d’une page d’histoire illuminée de chatoyantes affiches dont la lecture permet de mieux comprendre l’actualité.

Enfin le panthéon dijonnais accueille le visiteur qui, grâce à un jeu de miroirs, se voit parmi les grands hommes de la cité ; aussi pour perpétuer cet événement, il va chez le photographe, se pare du costume de son rêve et se fait ainsi tirer le portrait.

Au second étage, une galerie est consacrée aux « marqueurs » de l’identité régionale. Cet espace s’étire sur 800 m2 sous charpente et entre les fermes : d’un côté circule un train miniature qui anime les affiches éditées par le P.L.M. pour vanter les richesses touristiques de la province ; de l’autre déambule une procession de santons en pierre polychrome dus au sculpteur Pierre Vigoureux (1884-1965) qui campe les Bourguignons dans leurs activités quotidiennes.

Au centre de cet espace, trois modules de huit vitrines permettent d’aborder des thèmes illustrés par les collections du musée certes, mais aussi éclairés par les enquêtes menées par la Mission du Patrimoine ethnologique. Ainsi ces présentations temporaires bénéficient des forces vives de la recherche.

Enfin, aux cimaises, sont exposées imagerie populaire et photographies d’auteur, reflet de cette civilisation lente qui n’est pas si éloignée de nous puisque des photographes contemporains comme Janine Niepce ou Rajak Ohanian nous en révèlent l’atmosphère.

Un salon de lecture invite le visiteur à compulser des ouvrages sur la Bourgogne et une salle audiovisuelle présente un programme hebdomadaire sur des techniques oubliées, des récits de vie, des façons de dire et de faire. Dans cette salle, colloques et conférences mettent en perspective les expositions. Un atelier pour enfants permet d’organiser des animations tandis que des vitrines-cloisons présentent des collections adaptées à leur centre d’intérêt.

Le Musée de la Vie Bourguignonne ne renseigne pas seulement sur les faits matériels d’une société défunte, il renseigne aussi sur l’effort de notre société pour désigner le mémorable en préservant une trace matérielle pour l’éternité.

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« La renaissance de l’art traditionnel dans les objets d’usage quotidien »

Le thème de l’exposition

Le thème de l’exposition impliquait de choisir dans le musée des objets fabriqués par la société actuelle.

Ils devaient être aussi des objets du quotidien et appartenir à l’art traditionnel.

Après avoir envisagé de travailler sur les poteries ou les enseignes, nous avons finalement choisi le thème du jouet en bois, la collection du musée étant plus diversifiée sur ce sujet.

Le jouet répondait à l’ensemble des critères proposés.

C’est un objet du quotidien. Il n’est pas utilitaire au sens d’un objet de cuisine, mais il est nécessaire pour le développement psychologique de l’enfant. Le jouet fait partie de son quotidien à toutes les époques. Bien souvent, il existait surtout grâce à l’imaginaire de l’enfant ou se réduisait à un objet d’une grande simplicité quand il était fabriqué par les parents avec des objets de fortune.

Le jouet est un objet d’art populaire toujours représ Pour en lire plus
« La renaissance de l’art traditionnel dans les objets d’usage quotidien »

Le thème de l’exposition

Le thème de l’exposition impliquait de choisir dans le musée des objets fabriqués par la société actuelle.

Ils devaient être aussi des objets du quotidien et appartenir à l’art traditionnel.

Après avoir envisagé de travailler sur les poteries ou les enseignes, nous avons finalement choisi le thème du jouet en bois, la collection du musée étant plus diversifiée sur ce sujet.

Le jouet répondait à l’ensemble des critères proposés.

C’est un objet du quotidien. Il n’est pas utilitaire au sens d’un objet de cuisine, mais il est nécessaire pour le développement psychologique de l’enfant. Le jouet fait partie de son quotidien à toutes les époques. Bien souvent, il existait surtout grâce à l’imaginaire de l’enfant ou se réduisait à un objet d’une grande simplicité quand il était fabriqué par les parents avec des objets de fortune.

Le jouet est un objet d’art populaire toujours représentatif de son époque. Sa beauté émane de sa forme, de ses couleurs mais aussi souvent de sa représentation pleine de naïveté. En dehors de son aspect esthétique, il est le fruit du savoir-faire de l’homme.

L’idée de renaissance impliquait que l’objet devait être encore fabriqué aujourd’hui, c’est pourquoi nous avons choisi de ne présenter que des jouets en bois que l’on retrouve maintenant en bonne place dans la vitrine des petits marchands de jouets.

Ces jouets en bois séduisent d’abord par leur matériau. Le bois, après l’ère du plastique, revient en force comme un matériau naturel, plus noble et plus esthétique. Comme pour renforcer les veines du bois, il est souvent simplement verni, laissant mieux apparaître la matière. L’utilisation du bois paraît plus en conformité avec notre époque séduite par des produits plus sains. Le bois paraît plus écologique, plus précieux que le plastique de par son origine mais aussi par sa valeur, par son importance dans la nature.

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Au musée, les jouets en bois sont surtout présentés dans la vitrine de la boutique de jouets Verrière, ancien commerce dijonnais ouvert de 1930 à 1986 et bien connu de plusieurs générations d’enfants.

On image bien l’atmosphère de la boutique...

« Il était une fois...

Les enfants du quartier connaissent bien l’adresse et se précipitent rue Musette à la sortie de l’école. Nez collé à la vitre, yeux écarquillés, ils dressent minutieusement l’inventaire de ces joujoux multicolores : camion laitier, facteur conduisant sa voiture, clown gesticulant dans un baquet, chat poursuivant une souris... et de s’exclamer devant la nouveauté : une voiture rouge avec neuf pompiers alignés, rutilant dans leur tenue bleue et rouge et leur casque d’or! »

« Guy Verrière les observait de l’intérieur ces chères têtes blondes qui, en rentrant à la maison, essaieraient de séduire leur mère pour aller chercher l’objet de leur convoitise. Il est, à sa manière, le mage des enfants : depuis l’âge de 18 ans, il connaît cet univers puisque sa mère ouvre boutique en 1930, à une époque où le j Pour en lire plus
Au musée, les jouets en bois sont surtout présentés dans la vitrine de la boutique de jouets Verrière, ancien commerce dijonnais ouvert de 1930 à 1986 et bien connu de plusieurs générations d’enfants.

On image bien l’atmosphère de la boutique...

« Il était une fois...

Les enfants du quartier connaissent bien l’adresse et se précipitent rue Musette à la sortie de l’école. Nez collé à la vitre, yeux écarquillés, ils dressent minutieusement l’inventaire de ces joujoux multicolores : camion laitier, facteur conduisant sa voiture, clown gesticulant dans un baquet, chat poursuivant une souris... et de s’exclamer devant la nouveauté : une voiture rouge avec neuf pompiers alignés, rutilant dans leur tenue bleue et rouge et leur casque d’or! »

« Guy Verrière les observait de l’intérieur ces chères têtes blondes qui, en rentrant à la maison, essaieraient de séduire leur mère pour aller chercher l’objet de leur convoitise. Il est, à sa manière, le mage des enfants : depuis l’âge de 18 ans, il connaît cet univers puisque sa mère ouvre boutique en 1930, à une époque où le jouet en bois est à la mode.

En effet, vieux comme le monde, il illustre à merveille l’habileté et l’ingéniosité de l’homme. Le berger gardant son troupeau à l’ombre des bosquets ne fabrique-t-il pas aussi ces modestes objets avec son canif? Naïvement sculpté dans un matériau naturel et vivant, coloré de tons éclatants, robuste, le jouet en bois est un vecteur privilégié de l’imaginaire enfantin. Et comme le souligne Baudelaire, sa modicité et sa robustesse en garantissent le succès. » (Dijon clair-obscur, Musée de la Vie Bourguignonne Perrin de Puycousin, 1994).

© 1997, RCIP-Réseau canadien d'information sur le patrimoine. Tous droits réservés.

Autrefois les jouets étaient surtout vendus sur les lieux de pèlerinage et dans les grandes foires.

Jusqu’au XIXe siècle, des colporteurs passaient de village en village pour proposer des jouets aux parents. Dans les villes, de petits métiers déambulaient dans les rues et sollicitaient ainsi passants et habitants en criant leur marchandise.

Puis au XIXe siècle, les jouets sont commercialisés et on les trouve alors chez les épiciers, merciers...

Avec l ’ouverture des grands magasins parisiens, la vente du jouet se développe; l’édition de catalogues pour Noël contribue à toucher un plus large public. Les succursales vendent les jouets en province.
Autrefois les jouets étaient surtout vendus sur les lieux de pèlerinage et dans les grandes foires.

Jusqu’au XIXe siècle, des colporteurs passaient de village en village pour proposer des jouets aux parents. Dans les villes, de petits métiers déambulaient dans les rues et sollicitaient ainsi passants et habitants en criant leur marchandise.

Puis au XIXe siècle, les jouets sont commercialisés et on les trouve alors chez les épiciers, merciers...

Avec l ’ouverture des grands magasins parisiens, la vente du jouet se développe; l’édition de catalogues pour Noël contribue à toucher un plus large public. Les succursales vendent les jouets en province.

© 1997, RCIP-Réseau canadien d'information sur le patrimoine. Tous droits réservés.

Objectifs d'apprentissage

L’apprenant va :
  • musée de la Vie Bourguignonne, en France, et ses collections, avec une référence spécifique à sa collection de jouets traditionnels;
  • décrire le Musée de la Vie Bourguignonne, Dijon, France et sa collection de jouets;
  • décrire le rôle social des jouets dans la culture française;
  • décrire l’historique des jouets dans la culture française.

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