Port fu Montréal

Gauche : Le port du Montréal depuis l'église Bonsecours, QC, vers 1900

Droite : Vue de port du Montréal en direction ouest vers la chapelle Notre-Dame-de-Bonsecours. D'après Notman (VIEW 3212.1). 22 juillet 1999, 22h 28

Photographes: Gauche : William Notman, Droite : Andrzej Maciejewski
Musée McCord d'histoire canadienne

© 2002, Musée McCord d'histoire canadienne. Tous droits réservés.


Date/heure : 22 juillet 1999, 22 h 28

Cette image du part de Montréal a été prise l'été, depuis le balcon de la tour sud de la chapelle Notre-Dame-de-Bonsecours. Le point d'observation a été facile à déterminer car j'avais de nombreux points de repère. En attendant que le soleil atteigne le même angle que sur la photo de Notman, j'ai médité sur l'évolution du port. Celui est toujours actif, mais il appartient aujourd'hui surtout aux touristes, et aucun navire à vapeur n'y accoste plus. Les rails ont disparu et les arbres ont envahi l'espace. Toutes ces transformations donnent une atmosphère radicalement différente à ma photo.
Date/heure : 22 juillet 1999, 22 h 28

Cette image du part de Montréal a été prise l'été, depuis le balcon de la tour sud de la chapelle Notre-Dame-de-Bonsecours. Le point d'observation a été facile à déterminer car j'avais de nombreux points de repère. En attendant que le soleil atteigne le même angle que sur la photo de Notman, j'ai médité sur l'évolution du port. Celui est toujours actif, mais il appartient aujourd'hui surtout aux touristes, et aucun navire à vapeur n'y accoste plus. Les rails ont disparu et les arbres ont envahi l'espace. Toutes ces transformations donnent une atmosphère radicalement différente à ma photo.

© 2002, Musée McCord d'histoire canadienne. Tous droits réservés.

Carte

Cette carte de Montréal représente les endroits où les photographies de Notman et de Maciejewski ont été prises.

Musée McCord d'histoire canadienne

© 2002, Musée McCord d'histoire canadienne. Tous droits réservés.


Du sommet de la chapelle Notre-Dame-de-Bon-Secours, les visiteurs peuvent admirer le port de Montréal et constater la place centrale qu'il occupe dans la ville de même que dans l'économie du Canada tout entier. Ici, en ce début de XXe siècle, tout converge.

Le long des quais, les bateaux à vapeur déchargent leurs cargaisons et reçoivent les marchandises venues de partout au Canada. Montréal est le carrefour des voies ferroviaires transcontinentales : le Grand Tronc et le Canadien Pacifique y aménagent d'immenses silos à blé où sont stockés les récoltes, et les espoirs, des cultivateurs de l'Ouest. Et le train, qui pénètre au cœur du port, relie ainsi le premier port canadien à tous ses arrière-pays. La proximité du port et la densité du réseau ferroviaire ont contribué à l'essor industriel du secteur du canal Lachine, dont les cheminées et la fumée dominent l'horizon vers l'ouest. Aux alentours du marché Bonsecours, cultivateurs et petits vendeurs se bousculent pour exposer leurs Pour en lire plus
Du sommet de la chapelle Notre-Dame-de-Bon-Secours, les visiteurs peuvent admirer le port de Montréal et constater la place centrale qu'il occupe dans la ville de même que dans l'économie du Canada tout entier. Ici, en ce début de XXe siècle, tout converge.

Le long des quais, les bateaux à vapeur déchargent leurs cargaisons et reçoivent les marchandises venues de partout au Canada. Montréal est le carrefour des voies ferroviaires transcontinentales : le Grand Tronc et le Canadien Pacifique y aménagent d'immenses silos à blé où sont stockés les récoltes, et les espoirs, des cultivateurs de l'Ouest. Et le train, qui pénètre au cœur du port, relie ainsi le premier port canadien à tous ses arrière-pays. La proximité du port et la densité du réseau ferroviaire ont contribué à l'essor industriel du secteur du canal Lachine, dont les cheminées et la fumée dominent l'horizon vers l'ouest. Aux alentours du marché Bonsecours, cultivateurs et petits vendeurs se bousculent pour exposer leurs produits et attirer l'œil des citadins en quête d'aubaines.

© 2002, Musée McCord d'histoire canadienne. Tous droits réservés.

Marché Bonsecour

L'effervescence de l'activité portuaire témoigne du poids économique de la métropole canadienne au début du XXe siècle, alors que Montréal est un des plus importants ports d'Amérique et la plaque tournante des échanges commerciaux et des réseaux de transport au Canada.

Anonyme
Musée McCord d'histoire canadienne - Don de Mr. Stanley G. Triggs
vers 1895
Plaque sèche à la gélatine
8 x 8 cm
MP-0000.25.198-D1
© Musée McCord d'histoire canadienne


Silo-élévateur du CP

À l'extrémité est du port, le Canadien Pacifique a développé un vaste complexe ferroviaire formé de la toute nouvelle gare-hôtel Viger, avec ses entrepôts et ses bureaux d'expédition de marchandises, ses dizaines de voies ferrées et, au bord de l'eau, ses immenses silos à blé.

Anonyme
Musée McCord d'histoire canadienne - Don de Mr. John L. Russel
vers 1909
Sels d'argent sur papier monté sur papier - Gélatine argentique
20 x 25 cm
MP-1979.155.140
© Musée McCord


Vue de Montréal depuis la cheminée de la centrale de la Montreal Street Railway

L'activité manufacturière fait naître au sein de la ville ce qu'on appelle un paysage industriel. Les usines ont tendance à s'installer près du port ou des voies ferrées. On y trouve, entre autres, les ateliers du Grand Tronc, des usines fabriquant de la machinerie et d'autres produits du fer et de l'acier, des filatures, la raffinerie de sucre Redpath ; les employés habitent les rues avoisinantes.

Wm. Notman & Son
Musée McCord d'histoire canadienne - Achat de l'Associated Screen News Ltd.
vers 1896
Plaque sèche à la gélatine
20 x 25 cm
VIEW-2944
© Musée McCord


Joyeux vacanciers!

Entassés sur les quais du port de Montréal, des gens attendent pour s'embarquer à bord du bateau à vapeur qui les emmènera sur les eaux du Saint-Laurent. Plusieurs gagnent la région de Charlevoix et du Bas-Saint-Laurent où ils séjourneront dans des lieux de villégiature. Dans leurs bagages, ces vacanciers auront pris soin de prendre tous les accessoires nécessaires à la pratique des activités qui s'offrent à eux. En fait, sur place, ils auront l'embarras du choix : baignade en eau salée, pêche, golf, pique-niques, courses de chevaux, canotage, quilles, croquet, tennis, photographie amateur et visites de villages autochtones sont autant d'occupations proposées aux estivants.
Joyeux vacanciers!

Entassés sur les quais du port de Montréal, des gens attendent pour s'embarquer à bord du bateau à vapeur qui les emmènera sur les eaux du Saint-Laurent. Plusieurs gagnent la région de Charlevoix et du Bas-Saint-Laurent où ils séjourneront dans des lieux de villégiature. Dans leurs bagages, ces vacanciers auront pris soin de prendre tous les accessoires nécessaires à la pratique des activités qui s'offrent à eux. En fait, sur place, ils auront l'embarras du choix : baignade en eau salée, pêche, golf, pique-niques, courses de chevaux, canotage, quilles, croquet, tennis, photographie amateur et visites de villages autochtones sont autant d'occupations proposées aux estivants.

© 2002, Musée McCord d'histoire canadienne. Tous droits réservés.

Appareil photo

Disponible sur le marché de 1895 à 1913, ce populaire appareil photographique se vend environ huit dollars américains au moment de sa première commercialisation. À titre de comparaison, le prix de cet appareil correspond au salaire hebdomadaire moyen d'un ouvrier canadien en 1901.

Musée McCord d'histoire canadienne - Don de Mrs. Violet Lefèbvre
vers 1897
11,4 x 11,4 x 15,2 cm
M967.103.3.1-2
© Musée McCord d'histoire canadienne


Jusqu’à la toute fin des années 1880, la pratique de la photographie est essentiellement réservée à des professionnels, des curieux et des amateurs éclairés qui ne redoutent ni les émanations nocives des produits chimiques ni les longues heures passées au labo. L’introduction des appareils Kodak vient révolutionner la pratique de la photographie. Il devient alors aisé de réaliser des images soi-même, sans pour autant connaître les rudiments de la technique : « Vous appuyez sur le bouton, nous nous occupons du reste », voilà ce que promet la célèbre publicité de Kodak. C’est le début de la photographie amateur.

George Eastman (1854-1932) a assuré le succès de sa firme en suivant les quatre principes fondamentaux suivants : production de masse au meilleur prix, distribution à l’échelle internationale, publicité agressive, écoute des besoins des consommateurs. La société Kodak utilise des stratégies de vente persuasives, incitant par exemple les photographes à constituer une « histoire illustrée » de leur vie. Entre 1904 et 1911, elle organise même des concours et des expositions itinérantes et récompense les plus belles phot Pour en lire plus
Jusqu’à la toute fin des années 1880, la pratique de la photographie est essentiellement réservée à des professionnels, des curieux et des amateurs éclairés qui ne redoutent ni les émanations nocives des produits chimiques ni les longues heures passées au labo. L’introduction des appareils Kodak vient révolutionner la pratique de la photographie. Il devient alors aisé de réaliser des images soi-même, sans pour autant connaître les rudiments de la technique : « Vous appuyez sur le bouton, nous nous occupons du reste », voilà ce que promet la célèbre publicité de Kodak. C’est le début de la photographie amateur.

George Eastman (1854-1932) a assuré le succès de sa firme en suivant les quatre principes fondamentaux suivants : production de masse au meilleur prix, distribution à l’échelle internationale, publicité agressive, écoute des besoins des consommateurs. La société Kodak utilise des stratégies de vente persuasives, incitant par exemple les photographes à constituer une « histoire illustrée » de leur vie. Entre 1904 et 1911, elle organise même des concours et des expositions itinérantes et récompense les plus belles photos prises avec ses matériels et équipements.

© Musée McCord d'histoire canadienne

S.S. Québec

Cette représentation du vapeur Québec est un bas-relief, soit une image comportant des creux et du relief.

Anonyme
Musée McCord d'histoire canadienne - Don de Mme. Samuel T. Adams
vers 1928
20 x 89,5 cm
M989.146.1
© Musée McCord d'histoire canadienne


Le vapeur à aubes Québec transportait des passagers entre Montréal et Québec.

Au XIXe siècle, les changements apportés au transport maritime accroissent son efficacité. Les voiliers sont remplacés par des vapeurs, d'où une navigation plus indépendante des conditions climatiques. La technique des vapeurs s'améliore aussi et, vers 1850, les hélices succèdent aux roues à aubes.

Le Québec est également modifié. Lors de sa première sortie, dans les années 1860, le Québec ne possède qu'une seule cheminée. Une seconde cheminée sera ajoutée en 1880. En 1907, il sera complètement remis à neuf.
Le vapeur à aubes Québec transportait des passagers entre Montréal et Québec.

Au XIXe siècle, les changements apportés au transport maritime accroissent son efficacité. Les voiliers sont remplacés par des vapeurs, d'où une navigation plus indépendante des conditions climatiques. La technique des vapeurs s'améliore aussi et, vers 1850, les hélices succèdent aux roues à aubes.

Le Québec est également modifié. Lors de sa première sortie, dans les années 1860, le Québec ne possède qu'une seule cheminée. Une seconde cheminée sera ajoutée en 1880. En 1907, il sera complètement remis à neuf.

© Musée McCord d'histoire canadienne

Objectifs d'apprentissage

L’apprenant va :
  • nommer les changements qui sont survenus au sein de la société canadienne en deux décennies (territoire, population, économie, etc.);
  • décrire en détails les changements qu’il ou elle est en mesure d’observer;
  • expliquer et émettre des hypothèses quant aux raisons qui pourraient justifier ces changements;
  • faire des liens entre les différences et les similitudes des deux époques.

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