Les boutiques longeant la Ginza offraient aux consommateurs une grande sélection d’articles, la plupart importés de l’Occident, disponibles pour la toute première fois au Japon. Auparavant, le magasinage était le privilège des classes supérieures, qui commandaient les articles des vendeurs sans les avoir examinés. Il était maintenant possible à tout le monde de se promener dans les magasins ; la marchandise était étalée dans de larges fenêtres panoramiques et des vitrines conçues pour attirer la clientèle. Les vendeurs furent remplacés par de jolies vendeuses qui se faisaient un plaisir de vendre les articles importés : horloges, lampes, thermomètres, plumes, encre, papier et autres articles servant à l’écriture et surtout des parapluies à quiconque en avait les moyens.

Le premier grand magasin fut le prestigieux magasin d’habillement Mitsukoshi, fondé en 1904. Un grand nombre des magasins qui s’établirent dans le quartier de la Ginza pendant l’ère Meiji existent encore Pour en lire plus
Les boutiques longeant la Ginza offraient aux consommateurs une grande sélection d’articles, la plupart importés de l’Occident, disponibles pour la toute première fois au Japon. Auparavant, le magasinage était le privilège des classes supérieures, qui commandaient les articles des vendeurs sans les avoir examinés. Il était maintenant possible à tout le monde de se promener dans les magasins ; la marchandise était étalée dans de larges fenêtres panoramiques et des vitrines conçues pour attirer la clientèle. Les vendeurs furent remplacés par de jolies vendeuses qui se faisaient un plaisir de vendre les articles importés : horloges, lampes, thermomètres, plumes, encre, papier et autres articles servant à l’écriture et surtout des parapluies à quiconque en avait les moyens.

Le premier grand magasin fut le prestigieux magasin d’habillement Mitsukoshi, fondé en 1904. Un grand nombre des magasins qui s’établirent dans le quartier de la Ginza pendant l’ère Meiji existent encore aujourd’hui. Les magasins suivants ont toujours pignon sur rue dans le quartier : Itoya Bunboguten (articles de papeterie), Mikimoto Shinjuten (perles de culture), Kimuraya (pains et gâteaux), Daimaruya Gofukuten (marchandises sèches) et Shiseido, un fabricant de produits de beauté occidentaux de renommée internationale qui fit ses débuts dans une pharmacie de la Ginza peu après le grand incendie de 1872.

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Grand magasin Daimaru et fils télégraphiques

Kobayashi Kiyochika (1874-1915)
Musée Edo-Tokyo

Estampe sur bois
912105-01
© Musée Edo-Tokyo


Les parapluies firent fureur au début de l’ère Meiji. Un Anglais en avait déjà fait l’importation en 1858, mais il reçut un accueil très froid en raison de la forte hostilité du peuple Japonais envers les étrangers à l’époque. Il dut retourner en Angleterre avec la marchandise invendue. La restauration entraîna un revirement d’opinion, et le parapluie connut une très grande popularité. En 1872, le Japon importa plus de 600000 parapluies, et, vers la fin du siècle, très peu de foyers n’en possédaient pas deux ou trois. Le grand nombre de parapluies figurant dans les estampes japonaises de l’époque est révélateur de l’engouement des Japonais pour les parapluies.
Les parapluies firent fureur au début de l’ère Meiji. Un Anglais en avait déjà fait l’importation en 1858, mais il reçut un accueil très froid en raison de la forte hostilité du peuple Japonais envers les étrangers à l’époque. Il dut retourner en Angleterre avec la marchandise invendue. La restauration entraîna un revirement d’opinion, et le parapluie connut une très grande popularité. En 1872, le Japon importa plus de 600000 parapluies, et, vers la fin du siècle, très peu de foyers n’en possédaient pas deux ou trois. Le grand nombre de parapluies figurant dans les estampes japonaises de l’époque est révélateur de l’engouement des Japonais pour les parapluies.

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Fabrique occidentale de parapluies

Musée Edo-Tokyo
vers 1879
0200029
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Après la guerre russo-japonaise, les soldats retournèrent chez eux avec un goût pour la viande, qui, avec le temps, se répandit dans toute la société japonaise. Bien que la viande ait été disponible au Japon dès l’arrivée des Occidentaux, très peu de Japonais avaient le goût d’en manger. Avec la création d’un plat de style japonais, sukiyaki, les Japonais prirent l’habitude de consommer de la viande. L’introduction de la bière connut un succès immédiat auprès des Japonais. Elle fut importée d’Angleterre pour accompagner les plats de boeuf. La première brasserie ouvrit ses portes en 1899.
Après la guerre russo-japonaise, les soldats retournèrent chez eux avec un goût pour la viande, qui, avec le temps, se répandit dans toute la société japonaise. Bien que la viande ait été disponible au Japon dès l’arrivée des Occidentaux, très peu de Japonais avaient le goût d’en manger. Avec la création d’un plat de style japonais, sukiyaki, les Japonais prirent l’habitude de consommer de la viande. L’introduction de la bière connut un succès immédiat auprès des Japonais. Elle fut importée d’Angleterre pour accompagner les plats de boeuf. La première brasserie ouvrit ses portes en 1899.

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Un Japonais mangeant du boeuf pour la première fois

Otiai Yoshiiku
Archives de l'histoire des dessins humoristiques japonais
vers 1871
Estampe sur bois
© Archives de l'histoire des dessins humoristiques japonais


Les bars laitiers et les cafés n’ont pas tardé à faire leur apparition sur la rue principale de Ginza. Le « Plantain » a été le premier établissement à offrir du café aux Japonais. D’autres, comme le populaire « Lion Cafe », se sont rapidement mis à l’imiter et à offrir cette nouvelle boisson aux clients et aux passants. Les friandises occidentales sont également devenues populaires ; le chocolat devint notamment un luxe très prisé. Des boutiques, comme « Fugetsudo » ou « La maison du vent et de la lune », les confiseurs les plus reconnus de la ville, ainsi que la confiserie « Morinaga » se spécialisèrent dans les biscuits et les gâteaux occidentaux, en plus des wagashi, pâtisseries japonaises traditionnelles.
Les bars laitiers et les cafés n’ont pas tardé à faire leur apparition sur la rue principale de Ginza. Le « Plantain » a été le premier établissement à offrir du café aux Japonais. D’autres, comme le populaire « Lion Cafe », se sont rapidement mis à l’imiter et à offrir cette nouvelle boisson aux clients et aux passants. Les friandises occidentales sont également devenues populaires ; le chocolat devint notamment un luxe très prisé. Des boutiques, comme « Fugetsudo » ou « La maison du vent et de la lune », les confiseurs les plus reconnus de la ville, ainsi que la confiserie « Morinaga » se spécialisèrent dans les biscuits et les gâteaux occidentaux, en plus des wagashi, pâtisseries japonaises traditionnelles.

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Bonbons colorés de sucre candi dans une bouteille de verre

Boutique Meiji-mura
Art Gallery of Greater Victoria

© Boutique Meiji-mura


Les biscuits furent aussi introduits pendant l’ère Meiji. Le besoin, pendant la guerre russo-japonaise, de trouver des repas faciles à préparer et à emporter à chaque fois que les troupes n’avaient pas le temps de s’arrêter pour faire cuire du riz, mena à l’adoption de cette denrée. De retour chez eux après la guerre, les soldats popularisèrent les biscuits auprès de la population.
Les biscuits furent aussi introduits pendant l’ère Meiji. Le besoin, pendant la guerre russo-japonaise, de trouver des repas faciles à préparer et à emporter à chaque fois que les troupes n’avaient pas le temps de s’arrêter pour faire cuire du riz, mena à l’adoption de cette denrée. De retour chez eux après la guerre, les soldats popularisèrent les biscuits auprès de la population.

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Objectifs d'apprentissage

L’apprenant va :
  • décrire l’histoire de l’introduction de biens occidentaux pendant l’ère Meiji, au Japon, et donner des exemples ;
  • comparer l’achat de biens à Tokyo, avant et après la restauration Meiji.
  • décrire l’adoption des aliments occidentaux pendant l’ère Meiji, au Japon, et donner des exemples ;
  • comparer l’alimentation des Japonais à Tokyo, avant et après la restauration Meiji ;
  • faire un parallèle entre aller faire des courses et la disponibilité des biens commerciaux au Japon à la fin du XIXe siècle, et ce qu’on trouve aujourd’hui dans les commerces dans sa propre culture.

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