L'hôtel Windsor et le square Dominion

Gauche : L'hôtel Windsor et le square Dominion depuis le cathédrale St. James, Montréal, QC, 1897

Droite : Le Windsor et le square Dominion depuis la basilique-cathédrale Marie-Reine-du-Monde et Saint-Jacques-le-Majeur, Montréal, QC. Prise le 22 juillet, 1999 10 h 47

Photographes: Gauche : William Notman, Droite : Andrzej Maciejewski
Musée McCord d'histoire canadienne

© 2002, Musée McCord d'histoire canadienne. Tous droits réservés.


Date/heure : 22 juillet 1999, 10 h 47

La photo a été prise du balcon de la cathédrale St. James. J'ai dû gravir un sombre escalier tournant – avec mon lourd équipement, cet exercice exigeait une grande détermination. En montant, je pensais à Notman, ou à son fils, faisant le même effort en 1897. En revanche, la vue du balcon vaut la peine. Le dôme, le monument dans le parc et l'hôtel Windsor m'ont servi de points de repère, et les ombres du monument et du dôme m'ont indiqué l'heure de la photo. J'ai eu la chance de pouvoir photographier un passant au moment où celui-ci longeait le monument presque au même endroit que sur la photo originale.
Date/heure : 22 juillet 1999, 10 h 47

La photo a été prise du balcon de la cathédrale St. James. J'ai dû gravir un sombre escalier tournant – avec mon lourd équipement, cet exercice exigeait une grande détermination. En montant, je pensais à Notman, ou à son fils, faisant le même effort en 1897. En revanche, la vue du balcon vaut la peine. Le dôme, le monument dans le parc et l'hôtel Windsor m'ont servi de points de repère, et les ombres du monument et du dôme m'ont indiqué l'heure de la photo. J'ai eu la chance de pouvoir photographier un passant au moment où celui-ci longeait le monument presque au même endroit que sur la photo originale.

© 2002, Musée McCord d'histoire canadienne. Tous droits réservés.

Carte

Cette carte de Montréal représente les endroits où les photographies de Notman et de Maciejewski ont été prises.

Musée McCord d'histoire canadienne

© 2002, Musée McCord d'histoire canadienne. Tous droits réservés.


Inauguré en 1878 en présence de la princesse Louise, fille de la reine Victoria et invitée d’honneur, l’hôtel Windsor occupe alors un emplacement stratégique. Il est situé devant le nouveau square Dominion – qui remplace l’ancien cimetière catholique – , au milieu d’un nombre impressionnant de nouvelles églises et à la limite ouest de la haute-ville bourgeoise en plein essor. Très apprécié dès son ouverture tant par une clientèle aisée que par des visiteurs de marque, l’hôtel gagne encore en popularité après l’ouverture de la gare Windsor, toute proche.

En 1897, Montréal compte toutes sortes d’hôtels dont la plupart sont à peine connus des clients du Windsor. Ces hôtels, qui répondent aux divers besoins des visiteurs appartenant à toutes les classes sociales, accueillent aussi bien les touristes qui affluent en plus grand nombre grâce au train que des commis voyageurs et des commerçants venus d’un peu partout s’approvisionner chez Pour en lire plus
Inauguré en 1878 en présence de la princesse Louise, fille de la reine Victoria et invitée d’honneur, l’hôtel Windsor occupe alors un emplacement stratégique. Il est situé devant le nouveau square Dominion – qui remplace l’ancien cimetière catholique – , au milieu d’un nombre impressionnant de nouvelles églises et à la limite ouest de la haute-ville bourgeoise en plein essor. Très apprécié dès son ouverture tant par une clientèle aisée que par des visiteurs de marque, l’hôtel gagne encore en popularité après l’ouverture de la gare Windsor, toute proche.

En 1897, Montréal compte toutes sortes d’hôtels dont la plupart sont à peine connus des clients du Windsor. Ces hôtels, qui répondent aux divers besoins des visiteurs appartenant à toutes les classes sociales, accueillent aussi bien les touristes qui affluent en plus grand nombre grâce au train que des commis voyageurs et des commerçants venus d’un peu partout s’approvisionner chez les grossistes de Montréal, sans oublier les immigrants et les personnes venues de la campagne, en transit ou à la recherche de travail. Toutefois, ces dernières logent généralement chez des parents en ville. Par ailleurs, en 1897, la construction de la gare-hôtel Viger amène un nouveau genre de grand hôtel dans l’est de la ville.
Documents imprimés

  • Choko, Marc H. 1987. Les grandes places publiques de Montréal. Montréal : Éditions du Méridien.
  • Communauté urbaine de Montréal. 1983. Les hôtels, les immeubles de bureaux. Vol. 1 de Répertoire d'architecture traditionnelle sur le territoire de la communauté urbaine de Montréal. Architecture commerciale. Montréal : CUM, Service de la planification du territoire.
  • Gournay, Isabelle, et France van Laethem (dir. publ.). 1998. Montréal Métropole : 1880-1930. Montréal : Éditions du Boréal; Centre canadien d'architecture.
  • The Windsor Hotel guide to the City of Montreal and for the Dominion of Canada. 1890. Montréal: Lovell.
  • The Windsor Hotel guide to the City of Montreal. [1898]. [s.l.]: International Railway Publishing.

Document en ligne

  • « Albums E.-Z. Massicotte ». Site web de la Bibliothèque nationale du Québec. [En ligne]. http://bibnum2.banq.qc.ca/bna/massic/accueil.htm (Pages consultées en janvier 2002)

© 2002, Musée McCord d'histoire canadienne. Tous droits réservés.

Les lumières de la ville...

Le touriste qui visite Montréal n'a aucune raison de s'ennuyer. En feuilletant un guide touristique, il se fera rapidement une idée de ce que la ville a à offrir. À ne pas manquer : les monuments de glace du carnaval, les expositions agricoles et industrielles et la descente des rapides de Lachine en bateau à vapeur. Le touriste emballé par son séjour voudra sûrement garder un souvenir impérissable de Montréal, telle une assiette souvenir illustrant des édifices et des monuments de la ville.
Les lumières de la ville...

Le touriste qui visite Montréal n'a aucune raison de s'ennuyer. En feuilletant un guide touristique, il se fera rapidement une idée de ce que la ville a à offrir. À ne pas manquer : les monuments de glace du carnaval, les expositions agricoles et industrielles et la descente des rapides de Lachine en bateau à vapeur. Le touriste emballé par son séjour voudra sûrement garder un souvenir impérissable de Montréal, telle une assiette souvenir illustrant des édifices et des monuments de la ville.

© 2002, Musée McCord d'histoire canadienne. Tous droits réservés.

Livre

Guide de Montréal et de ses environs orné de plus de trente gravures. Comme en témoigne ce guide, Montréal offrait aux touristes tout un réseau de communication : navires transatlantiques, télégraphes, chemin de fer et bateaux à vapeur pour les excursions.

Inconnu
Musée McCord d'histoire canadienne
vers 1897
Papier
16 x 11 cm
RB-1420
© 2009, RCIP-CHIN. Tous droits réservés.


À Montréal, l’industrie touristique s’implante réellement à partir du XIXe siècle . Le développement fulgurant des moyens de transport, tels les bateaux à vapeur et le chemin de fer, entraîne la création de tout un réseau d’hôtels et de restaurants pour accueillir les touristes. Différents moyens sont alors utilisés pour faire connaître les attraits de la ville, dont la publication de guides touristiques.

Ceux-ci décrivent les multiples activités dont peuvent profiter les visiteurs. Ainsi, le mont Royal et l’église Notre-Dame figurent parmi les attractions proposées aux touristes.

Les excursions dans les environs de Montréal attirent aussi beaucoup les touristes, comme celle au village amérindien de Kahnawake - alors appelé Caughnawaga - présentée dans ce guide touristique. Les peuples autochtones exercent une grande fascination chez les visiteurs européens. Ceux-ci ne trouvent cependant pas toujours dans ces visites les images traditionnelles de la vie des Amérindie Pour en lire plus
À Montréal, l’industrie touristique s’implante réellement à partir du XIXe siècle . Le développement fulgurant des moyens de transport, tels les bateaux à vapeur et le chemin de fer, entraîne la création de tout un réseau d’hôtels et de restaurants pour accueillir les touristes. Différents moyens sont alors utilisés pour faire connaître les attraits de la ville, dont la publication de guides touristiques.

Ceux-ci décrivent les multiples activités dont peuvent profiter les visiteurs. Ainsi, le mont Royal et l’église Notre-Dame figurent parmi les attractions proposées aux touristes.

Les excursions dans les environs de Montréal attirent aussi beaucoup les touristes, comme celle au village amérindien de Kahnawake - alors appelé Caughnawaga - présentée dans ce guide touristique. Les peuples autochtones exercent une grande fascination chez les visiteurs européens. Ceux-ci ne trouvent cependant pas toujours dans ces visites les images traditionnelles de la vie des Amérindiens auxquelles ils s’attendaient .

© Musée McCord d'histoire canadienne

Palais de glace

Pour rendre le Palais de glace encore plus spectaculaire, on l'équipait de lumières électriques et on y installait des feux d'artifice.

Par Alexander Henderson
Musée McCord d'histoire canadienne
vers 1884
Sels d'argent sur papier
20 x 25 cm
MP-1975.19
© 2002, Musée McCord d'histoire canadienne. Tous droits réservés.


Le Palais de glace, érigé au square Dominion pour le carnaval d'hiver, attire un grand nombre de Montréalais et de touristes, particulièrement le dernier soir des festivités.

Ce soir-là, vers les huit heures, des centaines de raquetteurs entourent le palais. À l'intérieur de celui-ci, une troupe s'installe pour en assurer la défense. Au signal, les raquetteurs foncent vers l'édifice de glace, équipés de pièces pyrotechniques. Pendant une heure, le spectacle de l'attaque simulée se poursuit sous une pluie de feux d'artifice, à la grande joie des spectateurs. Lorsque enfin les raquetteurs entrent dans le palais, ils se regroupent à nouveau et se lancent dans une marche au flambeau vers le sommet du mont Royal.

Le carnaval d'hiver offre l'occasion aux nombreux clubs sportifs de la ville de se mesurer au cours de diverses compétitions. Courses de toboggan, courses à obstacles en raquettes, parties de crosse en patins figurent entre autres au programme de ces quelques jours de réjouissances.
Le Palais de glace, érigé au square Dominion pour le carnaval d'hiver, attire un grand nombre de Montréalais et de touristes, particulièrement le dernier soir des festivités.

Ce soir-là, vers les huit heures, des centaines de raquetteurs entourent le palais. À l'intérieur de celui-ci, une troupe s'installe pour en assurer la défense. Au signal, les raquetteurs foncent vers l'édifice de glace, équipés de pièces pyrotechniques. Pendant une heure, le spectacle de l'attaque simulée se poursuit sous une pluie de feux d'artifice, à la grande joie des spectateurs. Lorsque enfin les raquetteurs entrent dans le palais, ils se regroupent à nouveau et se lancent dans une marche au flambeau vers le sommet du mont Royal.

Le carnaval d'hiver offre l'occasion aux nombreux clubs sportifs de la ville de se mesurer au cours de diverses compétitions. Courses de toboggan, courses à obstacles en raquettes, parties de crosse en patins figurent entre autres au programme de ces quelques jours de réjouissances.

© 2002, Musée McCord d'histoire canadienne. Tous droits réservés.

Grande Exposition Agricole et Industrielle de la Puissance

À Montréal, les grandes expositions agricoles et industrielles avaient lieu en septembre et duraient une semaine.

Anonyme
vers 1884
219 x 106 cm
© 2002, Musée McCord d'histoire canadienne. Tous droits réservés.


À partir de 1851, une tradition de grandes expositions agricoles et industrielles s'installe au Québec, inspirée de l'exposition universelle qui eut lieu cette année-là à Londres.

À Montréal, les expositions sont présentées à plusieurs reprises dans un vaste édifice, le Palais de cristal. D'abord situé rue Sainte-Catherine, le palais sera relocalisé en 1879 entre les rues de Bleury et Saint-Urbain, l'avenue Mont-Royal et l'actuel boulevard Saint-Joseph.

Les visiteurs peuvent y voir un grand nombre d'exposants dans des domaines très variés, regroupés par catégories à l'intérieur et à l'extérieur du palais : horticulture, beaux-arts, présentations de bétail et d'instruments aratoires, etc. Des prix, des médailles, des mentions honorent les exposants les plus méritants, comme cela se fait en Europe lors des grandes expositions universelles.
À partir de 1851, une tradition de grandes expositions agricoles et industrielles s'installe au Québec, inspirée de l'exposition universelle qui eut lieu cette année-là à Londres.

À Montréal, les expositions sont présentées à plusieurs reprises dans un vaste édifice, le Palais de cristal. D'abord situé rue Sainte-Catherine, le palais sera relocalisé en 1879 entre les rues de Bleury et Saint-Urbain, l'avenue Mont-Royal et l'actuel boulevard Saint-Joseph.

Les visiteurs peuvent y voir un grand nombre d'exposants dans des domaines très variés, regroupés par catégories à l'intérieur et à l'extérieur du palais : horticulture, beaux-arts, présentations de bétail et d'instruments aratoires, etc. Des prix, des médailles, des mentions honorent les exposants les plus méritants, comme cela se fait en Europe lors des grandes expositions universelles.

© Musée McCord d'histoire canadienne

Objectifs d'apprentissage

L’apprenant va :
  • nommer les changements qui sont survenus au sein de la société canadienne en deux décennies (territoire, population, économie, etc.);
  • décrire en détails les changements qu’il ou elle est en mesure d’observer;
  • expliquer et émettre des hypothèses quant aux raisons qui pourraient justifier ces changements;
  • faire des liens entre les différences et les similitudes des deux époques.

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