L'Église de Notre-Dame

Gauche : Église Notre-Dame, Montréal, QC. vers 1890

Droite : Intérieur de l'Église Notre-Dame, Montréal, QC. Après Notman (VIEW-1190). Prise le 28 octobre, 1999. 13h 40.

Photographes: Gauche : William Notman, Droite : Andrzej Maciejewski
Musée McCord d'histoire canadienne

© 2002, Musée McCord d'histoire canadienne. Tous droits réservés.


Date/heure : 16 novembre 1999, 13 h 40

Cet intérieur net et classique n'a guère évolué depuis 110 ans. Les détails de ma photo sont si semblables à celle de Notman que je confonds parfois les deux. Pourtant, Notman a pris ce cliché par une journée ensoleillée, et la lumière inonde la pièce, alors que la lumière électrique donne aujourd'hui une ambiance très différente au lieu. Sans doute a-t-il prolongé la durée d'exposition pour saisir le maximum de détails à la lumière du jour. J'ai fait la même chose afin d'éliminer de mon champ de vision les personnes qui se déplaçaient. Seules celles qui sont patiemment assises sont visibles.
Date/heure : 16 novembre 1999, 13 h 40

Cet intérieur net et classique n'a guère évolué depuis 110 ans. Les détails de ma photo sont si semblables à celle de Notman que je confonds parfois les deux. Pourtant, Notman a pris ce cliché par une journée ensoleillée, et la lumière inonde la pièce, alors que la lumière électrique donne aujourd'hui une ambiance très différente au lieu. Sans doute a-t-il prolongé la durée d'exposition pour saisir le maximum de détails à la lumière du jour. J'ai fait la même chose afin d'éliminer de mon champ de vision les personnes qui se déplaçaient. Seules celles qui sont patiemment assises sont visibles.

© 2002, Musée McCord d'histoire canadienne. Tous droits réservés.

Carte

Cette carte de Montréal représente les endroits où les photographies de Notman et de Maciejewski ont été prises.

Musée McCord d'histoire canadienne

© 2002, Musée McCord d'histoire canadienne. Tous droits réservés.


L'intérieur de l'église Notre-Dame en 1890. Alors récemment refait, l'intérieur de cette église datant de 1829 s'inspire du gothique flamboyant qui marque les années 1200 en France. Ce chef-d'œuvre, qui s'inscrit tout à fait dans l'esprit victorien, fait l'admiration de tous les visiteurs étrangers des années 1880 et 1890, y compris protestants.

L'église Notre-Dame occupe une place à part, mais elle n'est que l'une des nombreuses grandes églises montréalaises de cette époque. Depuis que l'archevêché a obtenu de Rome la permission de scinder la vieille paroisse mère, les églises catholiques se multiplient, tant pour les francophones que pour les anglophones d'origine irlandaise. Les communautés protestantes sont très présentes dans la ville, mais leurs églises les plus somptueuses sont situées dans le riche Mille carré (le centre-ville actuel). Au total, Montréal compte en 1890 davantage d'églises protestantes que catholiques. Trois synagogues accueillent par ailleurs les juifs de Montr Pour en lire plus
L'intérieur de l'église Notre-Dame en 1890. Alors récemment refait, l'intérieur de cette église datant de 1829 s'inspire du gothique flamboyant qui marque les années 1200 en France. Ce chef-d'œuvre, qui s'inscrit tout à fait dans l'esprit victorien, fait l'admiration de tous les visiteurs étrangers des années 1880 et 1890, y compris protestants.

L'église Notre-Dame occupe une place à part, mais elle n'est que l'une des nombreuses grandes églises montréalaises de cette époque. Depuis que l'archevêché a obtenu de Rome la permission de scinder la vieille paroisse mère, les églises catholiques se multiplient, tant pour les francophones que pour les anglophones d'origine irlandaise. Les communautés protestantes sont très présentes dans la ville, mais leurs églises les plus somptueuses sont situées dans le riche Mille carré (le centre-ville actuel). Au total, Montréal compte en 1890 davantage d'églises protestantes que catholiques. Trois synagogues accueillent par ailleurs les juifs de Montréal. Au-delà des différences, la société montréalaise de la fin du XIXe siècle, transformée par l'industrialisation, se tourne avec ferveur vers le Dieu de la Bible.
Documents imprimés
  • Communauté urbaine de Montréal. 1981. Les églises. Vol. 1 de Répertoire d'architecture traditionnelle sur le territoire de la communauté urbaine de Montréal : Architecture religieuse. Montréal : CUM, Service de la planification du territoire.
  • Dauth, chanoine Gaspard, et abbé Perron. 1900. Le Diocèse de Montréal à la fin du dix-neuvième siècle : avec portraits du clergé, hélio-gravures et notices historiques de toutes les églises et presbytères, institutions d'éducation et de charité, sociétés de bienfaisance, oeuvres de fabrique et commissions scolaires. Préf. de Raphaël Bellemare. Montréal : Eusèbe Sénécal.
  • Maureault, Olivier. 1957. La paroisse : Histoire de l'église Notre-Dame de Montréal, 2e éd. Montréal : Thérien Frères.
  • Toker, Franklin. 1981. L'église Notre-Dame de Montréal : Son architecture, son passé. Montréal : Hurtubise HMH.
  • Trudel, Jean. 1995. Basilique Notre-Dame / Notre-Dame Basilica. Montréal : [Basilique Notre-Dame].
  • Windsor Hotel Guide to the City of Montreal and for the Dominion of Canada. 1890. Montréal: Lovell.
Document en ligne
  • Site Web de la Fondation du patrimoine religieux du Québec. [En ligne]. http://www.patrimoine-religieux.qc.ca (Pages consultées en janvier 2002).

© 2002, Musée McCord d'histoire canadienne. Tous droits réservés.

Cathédrale St. James

Cathédrale Saint-Jacques-le-Majeur, aujourd'hui Marie-Reine-du-Monde, vers 1910. Construite par étapes successives à partir de 1870, la nouvelle cathédrale catholique de l'archevêché symbolise avec éloquence le puissant lien « ultramontain » avec le Vatican. La cathédrale est en effet une réplique à échelle réduite de celle de Saint-Pierre de Rome.

Photo : Wm. Notman & Son
Musée McCord d'histoire canadienne - Don de Mr. Stanley G. Triggs
vers 1910
Encre sur papier monté sur carton - Demi-ton
20 x 15 cm
MP-0000.871.13
© Musée McCord


Gagner son ciel...

S'il souhaite « gagner son ciel », un bon catholique se doit de fréquenter l'église. Tout au long de son existence, revêtu des habits et des accessoires d'occasion, le fidèle y célèbre tour à tour son baptême, sa première communion, sa confirmation, son mariage et ses funérailles. Au cours d'une année, des cérémonies liées au calendrier liturgique, telles que la Pâques, la Noël, la Fête-Dieu ou les fêtes des saints, ont aussi lieu à l'église, ponctuant la ronde des jours du croyant.
Gagner son ciel...

S'il souhaite « gagner son ciel », un bon catholique se doit de fréquenter l'église. Tout au long de son existence, revêtu des habits et des accessoires d'occasion, le fidèle y célèbre tour à tour son baptême, sa première communion, sa confirmation, son mariage et ses funérailles. Au cours d'une année, des cérémonies liées au calendrier liturgique, telles que la Pâques, la Noël, la Fête-Dieu ou les fêtes des saints, ont aussi lieu à l'église, ponctuant la ronde des jours du croyant.

© 2002, Musée McCord d'histoire canadienne. Tous droits réservés.

Les funérailles de Sir Georges-Étienne Cartier

La nef et les galeries de l'église Notre-Dame pouvaient accueillir 10 000 fidèles, comme on peut le voir nettement sur cette gravure. Cette illustration a été publiée dans l'hebdomadaire «L'Opinion Publique », le 26 juin 1873.

Inconnu
Musée McCord d'histoire canadienne - Don de Mr. Charles deVolpi
vers 1873
Encre sur papier - Photolithographie
40 x 55.5 cm
M979.87.188
© 2002, Musée McCord d'histoire canadienne. Tous droits réservés.


Le 20 mai 1873, un télégramme transatlantique est envoyé de Londres pour annoncer le décès, le matin même, de Sir George-Étienne Cartier.

Si l’église Notre-Dame est considérée comme un monument national du Canada français, ce n’est pas uniquement en raison de son style d’architecture, mais également à cause des magnifiques cérémonies qui se sont déroulées dans sa nef depuis 1829. La plus splendide fut sans doute celle des funérailles de Sir George-Étienne Cartier, ancien premier ministre du Canada, en 1873. Depuis la mort de Cartier à Londres, les marguilliers avaient eu plusieurs semaines pour planifier des funérailles grandioses pour lesquelles l’église fut enveloppée de noir et cinq cents cierges allumés furent disposés sur un immense catafalque.
Le 20 mai 1873, un télégramme transatlantique est envoyé de Londres pour annoncer le décès, le matin même, de Sir George-Étienne Cartier.

Si l’église Notre-Dame est considérée comme un monument national du Canada français, ce n’est pas uniquement en raison de son style d’architecture, mais également à cause des magnifiques cérémonies qui se sont déroulées dans sa nef depuis 1829. La plus splendide fut sans doute celle des funérailles de Sir George-Étienne Cartier, ancien premier ministre du Canada, en 1873. Depuis la mort de Cartier à Londres, les marguilliers avaient eu plusieurs semaines pour planifier des funérailles grandioses pour lesquelles l’église fut enveloppée de noir et cinq cents cierges allumés furent disposés sur un immense catafalque.

© 2002, Musée McCord d'histoire canadienne. Tous droits réservés.

Robe de mariée

Cette élégante robe de mariée de la fin du XIXe siècle est en taffetas de couleur prune, garni d'un velours de soie assorti. La mariée a choisi pour sa robe une couleur en vogue, sans doute dans l'intention de la porter par la suite pour des événements mondains, ce qu'elle n'aurait pu faire avec une robe blanche.

Musée McCord d'histoire canadienne - Don de Miss A. Grant
vers 1878
Fibre: soie (taffetas, velours, chenille, la banlieue), le coton;
M966.35
© Musée McCord


Durant les années 1870 et 1880, les robes de mariée n'étaient pas toujours blanches ; la riche couleur prune de cette robe était très en vogue en 1878.

En 1856, le chimiste anglais William Henry Perkin (1838-1907) découvre par hasard la première teinture synthétique, une teinte de violet qui deviendra connue sous le nom de « mauvéine » ou de « mauve de Perkin ». Cette découverte mènera au développement d'une gamme étendue de couleurs vives, comme celle de cette robe.

La robe révèle l'utilisation d'une autre invention du XIXe siècle : la machine à coudre. Des machines à coudre domestiques fiables apparaissent sur le marché vers la fin des années 1850, et les couturières ne tardent pas à les utiliser pour coudre les longues coutures droites des vêtements. On continue cependant à exécuter la finition à la main. Les styles deviennent de plus en plus élaborés, comme en témoigne cette robe très élégante de 1878.
Durant les années 1870 et 1880, les robes de mariée n'étaient pas toujours blanches ; la riche couleur prune de cette robe était très en vogue en 1878.

En 1856, le chimiste anglais William Henry Perkin (1838-1907) découvre par hasard la première teinture synthétique, une teinte de violet qui deviendra connue sous le nom de « mauvéine » ou de « mauve de Perkin ». Cette découverte mènera au développement d'une gamme étendue de couleurs vives, comme celle de cette robe.

La robe révèle l'utilisation d'une autre invention du XIXe siècle : la machine à coudre. Des machines à coudre domestiques fiables apparaissent sur le marché vers la fin des années 1850, et les couturières ne tardent pas à les utiliser pour coudre les longues coutures droites des vêtements. On continue cependant à exécuter la finition à la main. Les styles deviennent de plus en plus élaborés, comme en témoigne cette robe très élégante de 1878.

© 2002, Musée McCord d'histoire canadienne. Tous droits réservés.

Encensoir

Le dessous de cet encensoir en argent sterling porte le poinçon « MONTREAL P.H. », la marque de Pierre Huguet, dit Latour (1771-1828). L'importance de cet encensoir provient du fait qu'il s'écarte radicalement des décors conventionnels. De longs godrons sophistiqués, gravés dans la masse, lui confèrent élégance, sobriété et classe, notamment parce qu'ils s'étirent sur la cassolette depuis le pied jusqu'au sommet de la panse .

Pierre Huguet dit Latour
Musée McCord d'histoire canadienne - Achat de Mr. H. Baron
vers 1807
Métal
94,5 x 10,8 cm
M10981
© Musée McCord


Un encensoir est un récipient de métal dans lequel on brûle l’encens cérémonial. Dans sa forme habituelle, l’encensoir est suspendu à des chaînettes qui permettent de le balancer durant l’encensement.

L’encens, que l’on faisait brûler sur des charbons ardents dans l’encensoir, a été utilisé depuis l’Antiquité lors des sacrifices religieux par les Grecs, les Juifs et les Romains. L’Église catholique en rejeta l’utilisation pendant trois siècles avant de l’introduire dans sa liturgie, tout en la codifiant sévèrement . Malgré ces restrictions, l’usage de l’encens entrait dans plusieurs rites catholiques au XIXe siècle.
Un encensoir est un récipient de métal dans lequel on brûle l’encens cérémonial. Dans sa forme habituelle, l’encensoir est suspendu à des chaînettes qui permettent de le balancer durant l’encensement.

L’encens, que l’on faisait brûler sur des charbons ardents dans l’encensoir, a été utilisé depuis l’Antiquité lors des sacrifices religieux par les Grecs, les Juifs et les Romains. L’Église catholique en rejeta l’utilisation pendant trois siècles avant de l’introduire dans sa liturgie, tout en la codifiant sévèrement . Malgré ces restrictions, l’usage de l’encens entrait dans plusieurs rites catholiques au XIXe siècle.

© Musée McCord d'histoire canadienne

Objectifs d'apprentissage

L’apprenant va :
  • nommer les changements qui sont survenus au sein de la société canadienne en deux décennies (territoire, population, économie, etc.);
  • décrire en détails les changements qu’il ou elle est en mesure d’observer;
  • expliquer et émettre des hypothèses quant aux raisons qui pourraient justifier ces changements;
  • faire des liens entre les différences et les similitudes des deux époques.

Page d'accueil du Centre des enseignants | Trouvez des ressources d'apprentissage et des plans de leçons