« Monklands » - Pensionnat Villa Maria

Gauche : « Monklands », pensionnat Villa Maria, Montréal, QC. 1870-1871

Droite : École Villa Maria, Montréal, QC. D'après Notman (I-60958) Prise le 16 novembre 1999, 12h 40

Photographes: Gauche : William Notman, Droite : Andrzej Maciejewski
Musée McCord d'histoire canadienne

© 2002, Musée McCord d'histoire canadienne. Tous droits réservés.


Date/heure : 16 novembre 1999, 12 h 40

Je n'ai pas eu de mal à retrouver l'emplacement de cet ancien couvent devenu une école car ma fille y est inscrite, mais j'ai eu du mal à reproduire la photo exacte à cause de certaines difficultés techniques. En effet, la photo originale comporte de nombreux points de repère, mais tous sont situés sur le même plan – ce qui n'aide pas à déterminer la position exacte de l'appareil, et notamment le recul par rapport au bâtiment. Selon moi, les maisons à logement qui ont été construites derrière ont fait perdre au couvent son atmosphère de mystère et le sentiment d'isolement exprimés par le cliché original.
Date/heure : 16 novembre 1999, 12 h 40

Je n'ai pas eu de mal à retrouver l'emplacement de cet ancien couvent devenu une école car ma fille y est inscrite, mais j'ai eu du mal à reproduire la photo exacte à cause de certaines difficultés techniques. En effet, la photo originale comporte de nombreux points de repère, mais tous sont situés sur le même plan – ce qui n'aide pas à déterminer la position exacte de l'appareil, et notamment le recul par rapport au bâtiment. Selon moi, les maisons à logement qui ont été construites derrière ont fait perdre au couvent son atmosphère de mystère et le sentiment d'isolement exprimés par le cliché original.

© 2002, Musée McCord d'histoire canadienne. Tous droits réservés.

Carte

Cette carte de Montréal représente les endroits où les photographies de Notman et de Maciejewski ont été prises.

Musée McCord d'histoire canadienne

© 2002, Musée McCord d'histoire canadienne. Tous droits réservés.


Situé dans un décor champêtre sur les flancs du mont Royal, le domaine de Monklands est une des destinations préférées des visiteurs et des Montréalais par une belle journée d’été. On y respire l’air frais et le site offre une magnifique vue sur la ville.

D’abord une maison privée, puis brièvement la résidence officielle du gouverneur général Lord Elgin, Monklands devient en 1854 une école privée pour filles et porte désormais le nom de Villa Maria. Ce pensionnat des sœurs de la Congrégation de Notre-Dame accueille les demoiselles de l’élite montréalaise. En 1864, lors de son séjour à Montréal, Frances Monck s’y rend pour assister à une cérémonie de remise des prix présidée par l’épouse du gouverneur général de l’époque. Parmi les invités figurent le maire de Montréal, des hommes politiques, des militaires, des membres de la magistrature et des hommes d’affaires, ainsi que leurs épouses.

Villa Maria est une institution scolaire exceptionnelle, mais elle témoigne néanmoins des caractéristiques fondamentales du système scolaire montréalais au XIXe siècle. L’éducation y est alors structurée selon la religion, Pour en lire plus
Situé dans un décor champêtre sur les flancs du mont Royal, le domaine de Monklands est une des destinations préférées des visiteurs et des Montréalais par une belle journée d’été. On y respire l’air frais et le site offre une magnifique vue sur la ville.

D’abord une maison privée, puis brièvement la résidence officielle du gouverneur général Lord Elgin, Monklands devient en 1854 une école privée pour filles et porte désormais le nom de Villa Maria. Ce pensionnat des sœurs de la Congrégation de Notre-Dame accueille les demoiselles de l’élite montréalaise. En 1864, lors de son séjour à Montréal, Frances Monck s’y rend pour assister à une cérémonie de remise des prix présidée par l’épouse du gouverneur général de l’époque. Parmi les invités figurent le maire de Montréal, des hommes politiques, des militaires, des membres de la magistrature et des hommes d’affaires, ainsi que leurs épouses.

Villa Maria est une institution scolaire exceptionnelle, mais elle témoigne néanmoins des caractéristiques fondamentales du système scolaire montréalais au XIXe siècle. L’éducation y est alors structurée selon la religion, le sexe et le statut social. Catholiques et protestants, garçons et filles, riches et pauvres ne fréquentent pas les mêmes écoles.
Documents imprimés
  • Danylewycz, Marta. 1987. Taking the Veil. An Alternative to Marriage, Motherhood and Spinsterhood in Quebec, 1840-1920. Toronto: McClelland and Stewart.
  • Dumont, Micheline, Nadia Eid, et al. 1986. Les couventines : l’éducation de filles au Québec dans les congrégations religieuses enseignantes, 1840-1960. Montréal : Éditions du Boréal.
  • Lahaise, Robert. 1980. Les édifices conventuels du Vieux Montréal : Aspects ethno-historiques. La Salle (Qué.) : Hurtubise HMH.
  • Malouin, Marie-Paule. 1985. Ma soeur, à quelle école allez-vous?: Deux écoles de filles à la fin du XIXe siècle. Montréal : Fides.
  • Sandham, Alfred. 1876. Picturesque Montreal, or, The Tourist’s Souvenir of a Visit to the Commercial Metropolis of the Dominion of Canada. Montréal: Witness Printing House.

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Terrasse de Notre-Dame

Réunies sur la terrasse de la Vierge, les étudiantes de Villa Maria posent pour le photographe Notman. Le système scolaire d'alors est fortement hiérarchisé, à l'image de la société montréalaise. La norme pour les filles du milieu ouvrier est l'école paroissiale publique avec son cours élémentaire de quatre ans, tandis que les familles de classe moyenne peuvent offrir à leurs enfants une formation un peu plus poussée dans des écoles primaires privées, appelées académies.

William Notman (1826-1891)
Musée McCord d'histoire canadienne - Don de Mr. James Geoffrey Notman
vers 1860
Sels d'argent sur papier monté sur carton - Papier albuminé
7,3 x 7 cm, 7,3 x 7 cm
N-0000.193.16, N-0000.193.17
© Musée McCord


À la bonne école!

Dans l'une des salles de classe du couvent Villa-Maria, des jeunes filles de bonne famille, penchées sur leur pupitre, perfectionnent leur écriture, leur lecture et leur arithmétique. Chacune s'applique avec soin afin d'obtenir de bonnes notes.

L'enseignante, vêtue du costume des religieuses de la Congrégation Notre-Dame, se déplace entre les allées, surveillant le travail de ses protégées. En classe, cette dernière consacre de nombreuses heures à l'enseignement de la religion, des sciences humaines et des arts domestiques car son devoir est de préparer les jeunes filles à leur futur rôle de mère et d'épouse.
À la bonne école!

Dans l'une des salles de classe du couvent Villa-Maria, des jeunes filles de bonne famille, penchées sur leur pupitre, perfectionnent leur écriture, leur lecture et leur arithmétique. Chacune s'applique avec soin afin d'obtenir de bonnes notes.

L'enseignante, vêtue du costume des religieuses de la Congrégation Notre-Dame, se déplace entre les allées, surveillant le travail de ses protégées. En classe, cette dernière consacre de nombreuses heures à l'enseignement de la religion, des sciences humaines et des arts domestiques car son devoir est de préparer les jeunes filles à leur futur rôle de mère et d'épouse.

© 2002, Musée McCord d'histoire canadienne. Tous droits réservés.

Pupitre

Ce pupitre jouet est un exemple en miniature du style de pupitres en usage au début du XXe siècle. Il était un jouet dont l'enfant devait se servir à la maison pour faire semblant d'être à l'école.

Musée McCord d'histoire canadienne - Don de Mrs. S. Boyd Millen

Bois
7.3 x 6.7 x 10.7 cm
M977.97.22
© 2002, Musée McCord d'histoire canadienne. Tous droits réservés.


Entre 1896 et 1914, l'éducation est devenue un important sujet de débat dans la société québécoise . En 1897, les clergés catholiques et protestants s'opposent fermement aux réformateurs de l'éducation qui désirent créer un « ministère de l'Instruction », ainsi qu'une loi imposant l'instruction obligatoire pour tous les enfants . À l'époque, la majorité des enfants de la classe ouvrière au sein de la communauté catholique ne vont pas à l'école au-delà de la troisième année et beaucoup de ces enfants quittent l'école après deux ans . En fin de compte, même s'ils insistent pour conserver leur emprise sur l'éducation, les Églises catholiques et protestantes acceptent, dans une certaine mesure, quelques ajustements.
Entre 1896 et 1914, l'éducation est devenue un important sujet de débat dans la société québécoise . En 1897, les clergés catholiques et protestants s'opposent fermement aux réformateurs de l'éducation qui désirent créer un « ministère de l'Instruction », ainsi qu'une loi imposant l'instruction obligatoire pour tous les enfants . À l'époque, la majorité des enfants de la classe ouvrière au sein de la communauté catholique ne vont pas à l'école au-delà de la troisième année et beaucoup de ces enfants quittent l'école après deux ans . En fin de compte, même s'ils insistent pour conserver leur emprise sur l'éducation, les Églises catholiques et protestantes acceptent, dans une certaine mesure, quelques ajustements.

© 2002, Musée McCord d'histoire canadienne. Tous droits réservés.

Bulletin scolaire

Le bulletin a été rédigé le 1er mars 1865 et signé par la mère supérieure, soeur Marie de Ste. Léocardie.

Musée McCord d'histoire canadienne
vers 1865
Papier
21.5 x 17 cm
M2001X.6.59
© Musée McCord


Voici le bulletin scolaire d’une jeune fille, Hermine Fauteux, qui était pensionnaire dans une école de Saint-Laurent dirigée par la Congrégation de Sainte-Croix. Cet ordre fut fondé en France en 1837 à titre d’ordre enseignant et fut invité par l’évêque Bourget à venir à Montréal en 1847 .


Selon le bulletin, Mlle Fauteux était de santé fragile et elle a reçu un « B » dans des matières comme le français et l’anglais. Le travail manuel fait sans doute référence à l’enseignement des travaux ménagers comme la cuisine, le ménage et le lavage. Le bulletin nous montre également à quel point l’enseignement était limité pour une jeune fille dans une école religieuse du milieu du XIXe siècle.
Voici le bulletin scolaire d’une jeune fille, Hermine Fauteux, qui était pensionnaire dans une école de Saint-Laurent dirigée par la Congrégation de Sainte-Croix. Cet ordre fut fondé en France en 1837 à titre d’ordre enseignant et fut invité par l’évêque Bourget à venir à Montréal en 1847 .


Selon le bulletin, Mlle Fauteux était de santé fragile et elle a reçu un « B » dans des matières comme le français et l’anglais. Le travail manuel fait sans doute référence à l’enseignement des travaux ménagers comme la cuisine, le ménage et le lavage. Le bulletin nous montre également à quel point l’enseignement était limité pour une jeune fille dans une école religieuse du milieu du XIXe siècle.

© 2002, Musée McCord d'histoire canadienne. Tous droits réservés.

Costume de religieuse

Ce costume a été porté par une soeur de la Congrégation de Notre-Dame.

Musée McCord d'histoire canadienne - Don de Musée du Château Dufresne
vers 1940
M990.786.20.1
© Musée McCord


Cette congrégation fut fondée à Montréal en 1652 par Marguerite Bourgeoys (1620-1700), qui était venue de France afin d'ouvrir une école dans le petit établissement de Ville-Marie. Les enfants à l'époque étant peu nombreux, les soeurs de cette congrégation venaient aussi en aide aux malades et aux nécessiteux.

De ces débuts modestes, la Congrégation de Notre-Dame a pris de l'expansion pour devenir un ordre enseignant très respecté, dont les couvents ont éduqué plusieurs générations de jeunes Montréalaises. La Congrégation fit l'acquisition du domaine connu sous le nom de « Monklands » en 1854, y fondant l'actuel couvent Villa-Maria. L'édifice principal, construit en 1804, a été déclaré monument historique et abrite aujourd'hui une école de filles.
Cette congrégation fut fondée à Montréal en 1652 par Marguerite Bourgeoys (1620-1700), qui était venue de France afin d'ouvrir une école dans le petit établissement de Ville-Marie. Les enfants à l'époque étant peu nombreux, les soeurs de cette congrégation venaient aussi en aide aux malades et aux nécessiteux.

De ces débuts modestes, la Congrégation de Notre-Dame a pris de l'expansion pour devenir un ordre enseignant très respecté, dont les couvents ont éduqué plusieurs générations de jeunes Montréalaises. La Congrégation fit l'acquisition du domaine connu sous le nom de « Monklands » en 1854, y fondant l'actuel couvent Villa-Maria. L'édifice principal, construit en 1804, a été déclaré monument historique et abrite aujourd'hui une école de filles.

© Musée McCord

Objectifs d'apprentissage

L’apprenant va :
  • nommer les changements qui sont survenus au sein de la société canadienne en deux décennies (territoire, population, économie, etc.);
  • décrire en détails les changements qu’il ou elle est en mesure d’observer;
  • expliquer et émettre des hypothèses quant aux raisons qui pourraient justifier ces changements;
  • faire des liens entre les différences et les similitudes des deux époques.

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