Chapelle Notre-Dame-de-Bon-Secours

Gauche :Église Bonsecours, rue Saint-Paul, Montréal, QC. vers 1994

Droite :Église Bonsecours et rue Saint-Paul, vue vers l'ouest, Montréal, QC. D'après Notman (VIEW-1317) Prise le 12 juillet 2000 à 14 h 40

Photographes: Gauche : William Notman, Droite : Andrzej Maciejewski
Musée McCord d'histoire canadienne

© 2002, Musée McCord d'histoire canadienne. Tous droits réservés.


Date/heure : 12 juillet 2000, 14 h 40

L'ombre qui se projette très distinctement sur la rue et qui indique l'heure à laquelle a été prise cette vue animée a réduit mon champ de possibilités à quelques minutes. Je suis souvent revenu sur les lieux, mais la perspective était chaque fois bloquée – soit par une couche de nuages, soit par des voitures stationnées. J'étais également gêné par la proximité du bâtiment sur la gauche. Pourtant, je suis très satisfait du résultat final. Certains détails coïncident parfaitement, notamment l'ombre du bâtiment de droite, mais la camionnette de construction et les touristes qui pénètrent dans l'église marquent le passage du temps.
Date/heure : 12 juillet 2000, 14 h 40

L'ombre qui se projette très distinctement sur la rue et qui indique l'heure à laquelle a été prise cette vue animée a réduit mon champ de possibilités à quelques minutes. Je suis souvent revenu sur les lieux, mais la perspective était chaque fois bloquée – soit par une couche de nuages, soit par des voitures stationnées. J'étais également gêné par la proximité du bâtiment sur la gauche. Pourtant, je suis très satisfait du résultat final. Certains détails coïncident parfaitement, notamment l'ombre du bâtiment de droite, mais la camionnette de construction et les touristes qui pénètrent dans l'église marquent le passage du temps.

© 2002, Musée McCord d'histoire canadienne. Tous droits réservés.

Carte

Cette carte de Montréal représente les endroits où les photographies de Notman et de Maciejewski ont été prises.

Musée McCord d'histoire canadienne

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En 1884 comme aujourd'hui, la chapelle Notre-Dame-de-Bon-Secours attire les touristes en raison du pittoresque des lieux et de l'élégance du marché Bonsecours voisin. La chapelle, reconstruite en 1773 après un incendie, a encore en 1884 son cachet de petite église de la Nouvelle-France.

Lieu de pèlerinage dès le XVIIe siècle, la chapelle devient plus tard un lieu de culte pour les catholiques anglophones avant de retrouver, en 1848, son statut officiel de chapelle de pèlerinage. Entre 1886 et 1894, elle subit des transformations radicales : nouvelles fresques à l'intérieur, ajouts considérables et sculptures monumentales à l'extérieur. Ces travaux reflètent la vague de ferveur religieuse qui marque la fin de ce siècle. Cette intensité spirituelle aide peut-être les communautés protestantes et catholiques à faire face au bouleversement des valeurs humaines amené par l'industrialisation, mais il est aussi vrai que la religion catholique se prête tout particulièrement aux expressions de dévotion collective, t Pour en lire plus
En 1884 comme aujourd'hui, la chapelle Notre-Dame-de-Bon-Secours attire les touristes en raison du pittoresque des lieux et de l'élégance du marché Bonsecours voisin. La chapelle, reconstruite en 1773 après un incendie, a encore en 1884 son cachet de petite église de la Nouvelle-France.

Lieu de pèlerinage dès le XVIIe siècle, la chapelle devient plus tard un lieu de culte pour les catholiques anglophones avant de retrouver, en 1848, son statut officiel de chapelle de pèlerinage. Entre 1886 et 1894, elle subit des transformations radicales : nouvelles fresques à l'intérieur, ajouts considérables et sculptures monumentales à l'extérieur. Ces travaux reflètent la vague de ferveur religieuse qui marque la fin de ce siècle. Cette intensité spirituelle aide peut-être les communautés protestantes et catholiques à faire face au bouleversement des valeurs humaines amené par l'industrialisation, mais il est aussi vrai que la religion catholique se prête tout particulièrement aux expressions de dévotion collective, tels les pèlerinages.
Documents imprimés
  • Lebel, Jean-Marie, et Brigitte Ostiguy. 1999. Sainte-Anne-de-Beaupré : un rayonnement. Québec : Éditions du Chien Rouge.
  • Leblanc, Gilles. 1999. Guide des pèlerinages et lieux de prière au Québec. Montréal : Hurtubise HMH.
  • Petit manuel des pèlerins au Calvaire du Lac des Deux-Montagnes. 1887. Montréal : Eusèbe Sénécal.
  • Porter, John, et Jean Trudel. 1974. Le Calvaire d'Oka. Ottawa : Galerie nationale du Canada.
  • Simard, Jean. 1989. Les arts sacrés au Québec. Boucherville (Qué.) : Éditions de Mortagne.
  • Simpson, Patricia, et Louise Pothier. 2001. Notre-Dame-de-Bon-Secours : Une chapelle et son quartier. Montréal : Fides ; Chapelle Notre-Dame-de-Bon-Secours/ Musée Marguerite-Bourgeoys. [Publié aussi en anglais]

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Fort Senneville

Le goût victorien s'accommode parfaitement du romantisme des ruines anciennes, peut-être en réaction, là encore, aux transformations provoquées par la révolution industrielle. Faute de ruines datant de l'Antiquité ou du Moyen Âge, celles de la Nouvelle-France, situées dans un décor champêtre, font rêver. En 1865, J. C. Abbott, avocat et politicien influent, achète un terrain et des boisés à Senneville et aménage un domaine où se dressent les ruines de deux moulins et d'un fort ancien.

Dr. G. P. Girdwood
Musée McCord d'histoire canadienne - Done de Mrs. Jacqueline Hackney
vers 1866
Gélatine argentique
20 x 25 cm
MP-1995.28.3
© Musée McCord d'histoire canadienne


Une ville aux cent clochers et aux mille et un fidèles...
Lorsque les cloches carillonnent, annonçant les moments du jour et les célébrations particulières, l'église rappelle son existence. Par centaines, les clochers dessinent le paysage de la ville.

Fervents, les croyants fréquentent assidûment les églises paroissiales et les lieux de culte qui, comme la chapelle Bonsecours, ont une vocation particulière. Tout ce beau monde s'y retrouve à genoux, invoquant le Sacré-Cœur, la Vierge et tous les saints du ciel.
Une ville aux cent clochers et aux mille et un fidèles...
Lorsque les cloches carillonnent, annonçant les moments du jour et les célébrations particulières, l'église rappelle son existence. Par centaines, les clochers dessinent le paysage de la ville.

Fervents, les croyants fréquentent assidûment les églises paroissiales et les lieux de culte qui, comme la chapelle Bonsecours, ont une vocation particulière. Tout ce beau monde s'y retrouve à genoux, invoquant le Sacré-Cœur, la Vierge et tous les saints du ciel.

© 2002, Musée McCord d'histoire canadienne. Tous droits réservés.

La grande fête nationale des 24-25 juin 1874

Le défilé était la principale manifestation concrète de la Société Saint-Jean-Baptiste et de son appui aux intérêts nationalistes, linguistiques et constitutionnels des francophones.

Henry Sandham
Musée McCord d'histoire canadienne - Don de Charles deVolpi
vers 1874
Encre sur papier - Photolithographie
40 x 27,7 cm
M979.87.15A
© Musée McCord d'histoire canadienne


Cette illustration représente le défilé annuel qui avait lieu le long de la rue Saint-Jacques sous le patronage de saint Jean-Baptiste, dont on souligne la naissance le 24 juin dans le calendrier des saints de l'Église catholique romaine . Ce défilé était organisé par la Société Saint-Jean-Baptiste, une association patriotique canadienne-française fondée en 1843 par le journaliste Ludger Duvernay .

Au XIXe siècle, l'Église catholique est présente dans la majorité des rituels qui entourent les célébrations de la Saint-Jean-Baptiste. Le matin de la fête, une « volée de cloches » invite les fidèles à la grande messe de la Saint-Jean-Baptiste. Lors du grand défilé, les symboles religieux sont également manifestes. Enfin, les membres du clergé ne manquent pas d'assister au banquet et au feu de joie pour bénir le repas, le feu et peut-être aussi pour surveiller leurs ouailles.
Cette illustration représente le défilé annuel qui avait lieu le long de la rue Saint-Jacques sous le patronage de saint Jean-Baptiste, dont on souligne la naissance le 24 juin dans le calendrier des saints de l'Église catholique romaine . Ce défilé était organisé par la Société Saint-Jean-Baptiste, une association patriotique canadienne-française fondée en 1843 par le journaliste Ludger Duvernay .

Au XIXe siècle, l'Église catholique est présente dans la majorité des rituels qui entourent les célébrations de la Saint-Jean-Baptiste. Le matin de la fête, une « volée de cloches » invite les fidèles à la grande messe de la Saint-Jean-Baptiste. Lors du grand défilé, les symboles religieux sont également manifestes. Enfin, les membres du clergé ne manquent pas d'assister au banquet et au feu de joie pour bénir le repas, le feu et peut-être aussi pour surveiller leurs ouailles.

© Musée McCord d'histoire canadienne

Cloche

Cette cloche provient de l'église des soeurs de la Congrégation qui fut démolie en 1905. L'église était située à l'angle des rues Sainte-Cécile et Saint-Jacques.

Musée McCord d'histoire canadienne - Don de Herman R. Ressler
vers 1905
Métal
28 x 22 x 24,5 cm
M14479.1-2
© Musée McCord d'histoire canadienne


Les premiers témoignages chrétiens qui rapportent la présence de cloches sonnant au sommet des églises datent du Ve siècle après J.-C. Un évêque italien avait fait installer une timbale convexe au sommet d'une église afin qu'elle sonne comme une cloche .

Depuis, l'usage des cloches s'est largement répandu dans les églises de la chrétienté, si bien que peu d'églises n'ont pas de clocher à Montréal au tournant du XIXe siècle. En fait, à cette époque, les paroissiens accordent une importance bien particulière aux cloches de leur église. Ils sont prêts à faire d'importantes collectes de fonds afin de doter leur clocher de nouveaux instruments. Ils commandent parfois leurs cloches aux prestigieuses fonderies européennes, puis les baptisent avec faste lors de leur arrivée à bon port .

Les cloches des églises tiennent un rôle important dans le quotidien des Montréalais catholiques. En plus de sonner l'angélus trois fois par jour et d'annoncer le début de c Pour en lire plus
Les premiers témoignages chrétiens qui rapportent la présence de cloches sonnant au sommet des églises datent du Ve siècle après J.-C. Un évêque italien avait fait installer une timbale convexe au sommet d'une église afin qu'elle sonne comme une cloche .

Depuis, l'usage des cloches s'est largement répandu dans les églises de la chrétienté, si bien que peu d'églises n'ont pas de clocher à Montréal au tournant du XIXe siècle. En fait, à cette époque, les paroissiens accordent une importance bien particulière aux cloches de leur église. Ils sont prêts à faire d'importantes collectes de fonds afin de doter leur clocher de nouveaux instruments. Ils commandent parfois leurs cloches aux prestigieuses fonderies européennes, puis les baptisent avec faste lors de leur arrivée à bon port .

Les cloches des églises tiennent un rôle important dans le quotidien des Montréalais catholiques. En plus de sonner l'angélus trois fois par jour et d'annoncer le début de chaque célébration eucharistique, les cloches retentissent aussi pour annoncer différents offices religieux d'importance, tels que le décès d'un personnage connu.

© Musée McCord d'histoire canadienne

Objectifs d'apprentissage

L’apprenant va :
  • nommer les changements qui sont survenus au sein de la société canadienne en deux décennies (territoire, population, économie, etc.);
  • décrire en détails les changements qu’il ou elle est en mesure d’observer;
  • expliquer et émettre des hypothèses quant aux raisons qui pourraient justifier ces changements;
  • faire des liens entre les différences et les similitudes des deux époques.

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