Le belvédère, Parc du Mont-Royal

Gauche : Le belvédère, parc du mont Royal, Montréal, QC. 1916

Droite : Belvédère du parc du Mont-Royal, Montréal, QC. D'après Notman (VIEW-16204) Prise le 13 septembre 2000 à 17 h 10

Photographes: Gauche : William Notman, Droite : Andrzej Maciejewski

© 2002, Musée McCord d'histoire canadienne. Tous droits réservés.


Date/heure : 13 septembre 2000, 17 h 10

La vue remarquable sur Montréal qu'offre ce lieu n'a pas changé. Un examen attentif des ombres étalé sur plusieurs visites m'a permis de déterminer le mois et l'heure exacts de la photo de Notman, et le garde-corps s'est révélé un point de repère indiscutable. En revanche, je ne pouvais pas me fier aux bâtiments qui se profilent à l'horizon car ceux-ci sont flous sur l'image de Notman. Ce panorama doit attirer un nombre incalculable de photographes tous les jours. Ici, j'ai réussi à en photographier trois. Ce duo d'images me plaît surtout parce qu'il permet de comparer la façon dont les gens sont habillés. L'évolution est stupéfiante.
Date/heure : 13 septembre 2000, 17 h 10

La vue remarquable sur Montréal qu'offre ce lieu n'a pas changé. Un examen attentif des ombres étalé sur plusieurs visites m'a permis de déterminer le mois et l'heure exacts de la photo de Notman, et le garde-corps s'est révélé un point de repère indiscutable. En revanche, je ne pouvais pas me fier aux bâtiments qui se profilent à l'horizon car ceux-ci sont flous sur l'image de Notman. Ce panorama doit attirer un nombre incalculable de photographes tous les jours. Ici, j'ai réussi à en photographier trois. Ce duo d'images me plaît surtout parce qu'il permet de comparer la façon dont les gens sont habillés. L'évolution est stupéfiante.

© 2002, Musée McCord d'histoire canadienne. Tous droits réservés.

Carte

Cette carte de Montréal représente les endroits où les photographies de Notman et de Maciejewski ont été prises.

Musée McCord d'histoire canadienne

© 2002, Musée McCord d'histoire canadienne. Tous droits réservés.


Le dimanche. Pour des milliers de Montréalais, c'est la seule journée de repos dans une semaine de travail de six jours. Journée de la messe et des services religieux. Journée des promenades en famille et des sorties entre amis. Endimanchés, parés de leurs plus beaux atours, les Montréalais veulent voir et, surtout, être vus.

Une grande ville comme Montréal offre de multiples lieux où les familles et les jeunes gens peuvent se balader et se distraire. Tous les quartiers ont leurs squares et leurs jardins publics. Mais il y a aussi les grands parcs municipaux : le mont Royal, le parc Lafontaine et bien sûr, l'île Sainte-Hélène. Des jardins et des parcs privés exercent aussi un grand attrait. Au parc Sohmer, les Montréalais peuvent se promener sur la terrasse ou prendre place au grand pavillon pour écouter les concerts de musique populaire ou assister aux spectacles de vaudeville. Inspiré des parcs d'amusement américains comme Luna Park et Coney Island, le parc Dominion plaît aux jeunes et aux moins jeunes en quête de sensations for Pour en lire plus
Le dimanche. Pour des milliers de Montréalais, c'est la seule journée de repos dans une semaine de travail de six jours. Journée de la messe et des services religieux. Journée des promenades en famille et des sorties entre amis. Endimanchés, parés de leurs plus beaux atours, les Montréalais veulent voir et, surtout, être vus.

Une grande ville comme Montréal offre de multiples lieux où les familles et les jeunes gens peuvent se balader et se distraire. Tous les quartiers ont leurs squares et leurs jardins publics. Mais il y a aussi les grands parcs municipaux : le mont Royal, le parc Lafontaine et bien sûr, l'île Sainte-Hélène. Des jardins et des parcs privés exercent aussi un grand attrait. Au parc Sohmer, les Montréalais peuvent se promener sur la terrasse ou prendre place au grand pavillon pour écouter les concerts de musique populaire ou assister aux spectacles de vaudeville. Inspiré des parcs d'amusement américains comme Luna Park et Coney Island, le parc Dominion plaît aux jeunes et aux moins jeunes en quête de sensations fortes avec sa centaine de manèges et d'attractions.
Documents imprimés
  • Bellman, David (dir. publ.). 1977. Mont-Royal : Montréal / Mount Royal : Montreal. Montréal : Musée McCord.
  • Dagenais, Michèle. 2000. « Entre tradition et modernité : Espaces et temps de loisirs à Montréal et à Toronto au XXe siècle ». Canadian Historical Review, vol. 82, no 2 (juin), p. 308-330.
  • Lamonde, Yvan, et Raymond Montpetit. 1986. Le Parc Sohmer de Montréal, 1889-1919 : Un lieu populaire de culture urbaine. Québec : Institut québécois de recherche sur la culture.
  • Laplante, Jean de. 1990. Les parcs de Montréal : Des origines à nos jours. Montréal : Éditions du Méridien.

© 2002, Musée McCord d'histoire canadienne. Tous droits réservés.

La terrasse du belvédère

Voici le belvédère du mont Royal en 1910. Plusieurs jeunes gens s'y promènent ou observent, désinvoltes, la ville à leurs pieds. Si les familles sont présentes, on observe toutefois une majorité de jeunes célibataires qui se déplacent en petits groupes de deux ou trois amis du même sexe.

Anonyme
Musée McCord d'histoire canadienne - Don de Mr. Stanley G. Triggs
vers 1910
Encre de couleur sur papier monté sur carton - Photolithographie
10 x 16 cm
MP-0000.1929-D1
© Musée McCord d'histoire canadienne


Voir et être vu!

Venus admirer le paysage du haut du belvédère du mont Royal, des hommes et des femmes soucieux de la mode ont revêtu leurs plus beaux habits. La silhouette des femmes est façonnée au goût du jour grâce au corset qu'elles portent. Comme ces dames ne sortent jamais sans chapeau, leur tête est couverte d'une coiffure aux couleurs de la saison. Quelques épingles à chapeau ajoutent une touche de fantaisie et des gants complètent la tenue. Finalement, même si le parfum est plutôt d'usage en soirée, certaines dames auront peut-être glissé dans leur sac un petit flacon rempli de leur parfum favori.
Voir et être vu!

Venus admirer le paysage du haut du belvédère du mont Royal, des hommes et des femmes soucieux de la mode ont revêtu leurs plus beaux habits. La silhouette des femmes est façonnée au goût du jour grâce au corset qu'elles portent. Comme ces dames ne sortent jamais sans chapeau, leur tête est couverte d'une coiffure aux couleurs de la saison. Quelques épingles à chapeau ajoutent une touche de fantaisie et des gants complètent la tenue. Finalement, même si le parfum est plutôt d'usage en soirée, certaines dames auront peut-être glissé dans leur sac un petit flacon rempli de leur parfum favori.

© 2002, Musée McCord d'histoire canadienne. Tous droits réservés.

Chapeau

Ce chapeau de printemps de paille verte est orné de velours vert, d'un ruban de soie, de voile de tulle et de roses de soie rose.

Musée McCord d'histoire canadienne - Don de Miss L. Morton
vers 1915
11,6 cm
M968.39.4
© Musée McCord d'histoire canadienne


Le chapeau fait partie intégrante du costume féminin à partir du XVIIIe siècle. Plus que tout autre accessoire, il exprime la personnalité et l'humeur de la personne qui le porte.

La forme et la taille des chapeaux féminins varient d'une saison à l'autre, mais un facteur demeure constant : aucune femme bien mise ne saurait sortir sans chapeau. Symbole de respectabilité, le chapeau permet aussi de faire preuve de style. Les élégantes trouvent chez leur modiste tous les derniers renseignements sur les tendances d'une saison donnée et tous les accessoires de style, y compris les rubans et garnitures permettant de remettre un chapeau au goût du jour.

Malgré ses ornements compliqués, ce chapeau a une forme plutôt sage qui lui donne un petit air militaire. L'allure militaire a beaucoup influencé la mode féminine pendant la Première Guerre mondiale (1914-1918).
Le chapeau fait partie intégrante du costume féminin à partir du XVIIIe siècle. Plus que tout autre accessoire, il exprime la personnalité et l'humeur de la personne qui le porte.

La forme et la taille des chapeaux féminins varient d'une saison à l'autre, mais un facteur demeure constant : aucune femme bien mise ne saurait sortir sans chapeau. Symbole de respectabilité, le chapeau permet aussi de faire preuve de style. Les élégantes trouvent chez leur modiste tous les derniers renseignements sur les tendances d'une saison donnée et tous les accessoires de style, y compris les rubans et garnitures permettant de remettre un chapeau au goût du jour.

Malgré ses ornements compliqués, ce chapeau a une forme plutôt sage qui lui donne un petit air militaire. L'allure militaire a beaucoup influencé la mode féminine pendant la Première Guerre mondiale (1914-1918).

© Musée McCord d'histoire canadienne

Support à épingles à chapeau

Cette pelote à épingles à chapeau décorative, en argent sterling, devait avoir sa place près du miroir d'une coiffeuse de boudoir.

Musée McCord d'histoire canadienne - Don de Mrs. William Van Horne

14.7 cm
M973.91.14.1
© Musée McCord d'histoire canadienne


Au début du XXe siècle, les chapeaux sont devenus très compliqués. Ils s'ornent de larges bords et supportent des montagnes de rubans, de fleurs artificielles et de plumes - parfois même des oiseaux.

Les épingles à chapeau qui fixent les chapeaux sont tout aussi ornementées et sont parfois bordées de pierres semi-précieuses, de perles et de métal en filigrane. Grâce à leur longueur, qui atteint 25 à 30 cm, les femmes s'en servaient comme des armes commodes pour se défendre.

Cette pelote à épingles à chapeau est l'un des nombreux petits accessoires décoratifs très appréciés de la société victorienne. Il devait ressembler à un petit bouquet de fleurs lorsque plusieurs épingles y étaient plantées.
Au début du XXe siècle, les chapeaux sont devenus très compliqués. Ils s'ornent de larges bords et supportent des montagnes de rubans, de fleurs artificielles et de plumes - parfois même des oiseaux.

Les épingles à chapeau qui fixent les chapeaux sont tout aussi ornementées et sont parfois bordées de pierres semi-précieuses, de perles et de métal en filigrane. Grâce à leur longueur, qui atteint 25 à 30 cm, les femmes s'en servaient comme des armes commodes pour se défendre.

Cette pelote à épingles à chapeau est l'un des nombreux petits accessoires décoratifs très appréciés de la société victorienne. Il devait ressembler à un petit bouquet de fleurs lorsque plusieurs épingles y étaient plantées.

© Musée McCord d'histoire canadienne

Objectifs d'apprentissage

L’apprenant va :
  • nommer les changements qui sont survenus au sein de la société canadienne en deux décennies (territoire, population, économie, etc.);
  • décrire en détails les changements qu’il ou elle est en mesure d’observer;
  • expliquer et émettre des hypothèses quant aux raisons qui pourraient justifier ces changements;
  • faire des liens entre les différences et les similitudes des deux époques.

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