Parc du Mont-Royal

Gauche : Dans le parc du Mont-Royal, Montréal, QC. vers 1900

Droite : Vue du parc du Mont-Royal en direction nord depuis le remonte-pente, Montréal, QC. D'après Notman (VIEW-3366) Prise le 13 septembre 2000 13 h 35

Photographes: Gauche : William Notman, Droite : Andrzej Maciejewski
Musée McCord d'histoire canadienne

© 2002, Musée McCord d'histoire canadienne. Tous droits réservés.


Date/heure : 13 septembre 2000, 13 h25

J'aime cette scène dominicale idyllique de Notman. J'ai tenté de la reproduire en photographiant des personnes s'adonnant à leurs activités du dimanche. Pour trouver l'endroit exact, j'ai parcouru le parc à la recherche de deux cheminées. Le bâtiment, qui existe toujours, est devenu un centre de renseignements touristiques. De là, je me suis dirigé vers le sud jusqu'à ce que je tombe sur une perspective identique, même si la route que j'ai empruntée ne semblait pas la bonne au début. En prenant le cliché, j'ai parlé avec un vieux monsieur qui m'a effectivement confirmé que la route tournait autrefois dans l'autre direction.
Date/heure : 13 septembre 2000, 13 h25

J'aime cette scène dominicale idyllique de Notman. J'ai tenté de la reproduire en photographiant des personnes s'adonnant à leurs activités du dimanche. Pour trouver l'endroit exact, j'ai parcouru le parc à la recherche de deux cheminées. Le bâtiment, qui existe toujours, est devenu un centre de renseignements touristiques. De là, je me suis dirigé vers le sud jusqu'à ce que je tombe sur une perspective identique, même si la route que j'ai empruntée ne semblait pas la bonne au début. En prenant le cliché, j'ai parlé avec un vieux monsieur qui m'a effectivement confirmé que la route tournait autrefois dans l'autre direction.

© 2002, Musée McCord d'histoire canadienne. Tous droits réservés.

Carte

Cette carte de Montréal représente les endroits où les photographies de Notman et de Maciejewski ont été prises.

Musée McCord d'histoire canadienne

© 2002, Musée McCord d'histoire canadienne. Tous droits réservés.


Inauguré en 1876 surtout à l'instigation de la bourgeoisie qui occupe alors les flancs de la montagne, le parc du mont Royal (ou « Mont-Royal », s'il s'agit du nom du parc), vu ici vers 1900, se prête admirablement aux activités champêtres : pique-niques, promenades, etc. Les classes populaires des quartiers plus éloignés du nouveau parc préféreront pendant longtemps les autres grands parcs aménagés dans le même esprit, notamment celui de l'Île Sainte-Hélène et le parc Lafontaine. Le parc Sohmer, très populaire et plus urbain, se distingue par ses activités musicales variées. Bien des gens viennent s'y détendre le dimanche, après une longue et dure semaine de travail.
Inauguré en 1876 surtout à l'instigation de la bourgeoisie qui occupe alors les flancs de la montagne, le parc du mont Royal (ou « Mont-Royal », s'il s'agit du nom du parc), vu ici vers 1900, se prête admirablement aux activités champêtres : pique-niques, promenades, etc. Les classes populaires des quartiers plus éloignés du nouveau parc préféreront pendant longtemps les autres grands parcs aménagés dans le même esprit, notamment celui de l'Île Sainte-Hélène et le parc Lafontaine. Le parc Sohmer, très populaire et plus urbain, se distingue par ses activités musicales variées. Bien des gens viennent s'y détendre le dimanche, après une longue et dure semaine de travail.
Documents imprimés
  • Bellman, David (dir. publ.). 1977. Mont-Royal : Montréal / Mount Royal : Montreal. Montréal : Musée McCord.
  • Continuité : Le mont Royal, nature urbaine. 2001. Vol. 90 (automne).
  • Lamonde, Yvan, et Raymond Montpetit. 1986. Le Parc Sohmer de Montréal, 1889-1919 : Un lieu populaire de culture urbaine. Québec : Institut québécois de recherche sur la culture.
  • Laplante, Jean de. 1990. Les parcs de Montréal : Des origines à nos jours. Montréal : Éditions du Méridien.
  • Marsan, Jean-Claude. 1994. Montréal en évolution : Historique du développement de l'architecture et de l'environnement urbain montréalais. Montréal : Éditions du Méridien.

© 2002, Musée McCord d'histoire canadienne. Tous droits réservés.

Chemin dans le parc du Mont-Royal

Promenade en famille sur le Mont-Royal, vers 1900.

Wallis & Shepherd
Musée McCord d'histoire canadienne - Don de Mr. Stanley G. Triggs
vers 1900
Plaque sèche à la gélatine
6 x 8 cm
MP-1979.22.114
© Musée McCord d'histoire canadienne


Un après-midi d'été sur la montagne...

En voiture ou à pied, des promeneurs se baladent dans les sentiers du mont Royal que le célèbre américain Frederick Law Olmsted a dessinés il y a quelques années. Certains transportent un panier à pique-nique afin de déjeuner sur l'herbe. D'autres ont pu profiter d'une vue magnifique de la ville en gagnant le sommet à bord du funiculaire. Tout ce beau monde a revêtu les vêtements et les accessoires de circonstance : des femmes protègent leur teint de pêche sous une ombrelle tandis que de jeunes garçons de bonne famille portent fièrement le populaire costume « à la matelot ».
Un après-midi d'été sur la montagne...

En voiture ou à pied, des promeneurs se baladent dans les sentiers du mont Royal que le célèbre américain Frederick Law Olmsted a dessinés il y a quelques années. Certains transportent un panier à pique-nique afin de déjeuner sur l'herbe. D'autres ont pu profiter d'une vue magnifique de la ville en gagnant le sommet à bord du funiculaire. Tout ce beau monde a revêtu les vêtements et les accessoires de circonstance : des femmes protègent leur teint de pêche sous une ombrelle tandis que de jeunes garçons de bonne famille portent fièrement le populaire costume « à la matelot ».

© 2002, Musée McCord d'histoire canadienne. Tous droits réservés.

Costume marin

Ce costume marin pour enfants est inspiré de la Marine nationale britannique, la marine la plus puissante du monde et source de fierté nationale au XIXe siècle.

Musée McCord d'histoire canadienne - Don de Mrs. Victor Ledain
vers 1890-1900
M966.159.26.1-6
© Musée McCord d'histoire canadienne


Le costume marin illustre les efforts d’un peuple s’efforçant de reprendre une mode lancée par des membres de la famille royale.

Au XIXe siècle, la famille royale a pu vouloir insuffler patriotisme et fierté nationale en faisant porter au jeune prince Edward VII (1840-1910), fils aîné de la reine Victoria (1819-1901) une version de l’uniforme de la Marine nationale britannique. En 1846, une peinture du prince vêtu d’un costume marin est réalisée et, lorsque ce portrait paraît dans la presse populaire, toutes les mères - quel que soit leur milieu - s’empressent d’habiller leurs enfants de cette manière. Le costume marin devient ainsi un vêtement très à la mode pour les jeunes garçons au XIXe siècle.

Ce costume marin conçu comme un vêtement de sport se compose néanmoins de multiples parties. L’aide d’un adulte est nécessaire pour enfiler le vêtement, boutonner le col et resserrer le haut du pantalon.
Le costume marin illustre les efforts d’un peuple s’efforçant de reprendre une mode lancée par des membres de la famille royale.

Au XIXe siècle, la famille royale a pu vouloir insuffler patriotisme et fierté nationale en faisant porter au jeune prince Edward VII (1840-1910), fils aîné de la reine Victoria (1819-1901) une version de l’uniforme de la Marine nationale britannique. En 1846, une peinture du prince vêtu d’un costume marin est réalisée et, lorsque ce portrait paraît dans la presse populaire, toutes les mères - quel que soit leur milieu - s’empressent d’habiller leurs enfants de cette manière. Le costume marin devient ainsi un vêtement très à la mode pour les jeunes garçons au XIXe siècle.

Ce costume marin conçu comme un vêtement de sport se compose néanmoins de multiples parties. L’aide d’un adulte est nécessaire pour enfiler le vêtement, boutonner le col et resserrer le haut du pantalon.

© Musée McCord d'histoire canadienne

Panier à pique-nique

Ce panier et son contenant ont été fabriqués en Grande-Bretagne pendant la première moitié du XXe siècle, mais ils ont été utilisés dans la région de Montréal.

Musée McCord d'histoire canadienne - Don de Mrs. F. W. Cowie
vers 1915-1940
31 x 58 x 15,5 cm
M975.79.1A
© Musée McCord d'histoire canadienne


Au début du XXe siècle, le pique-nique est une activité aussi appréciée des gens aisés que des citoyens moins fortunés.

Les Montréalais pique-niquent dans les parcs publics, notamment au Mont Royal et à l'Île Sainte-Hélène, dès le XIXe siècle. Toutefois, au début du XXe siècle, grâce au tramway qui rejoint certaines banlieues, il devient plus facile de pique-niquer à l'extérieur de la ville.

De nombreux organismes caritatifs, associations et corps de métiers prennent alors l'habitude d'organiser de grands pique-niques, imitant en cela les habitudes de la bourgeoisie et de l'aristocratie britannique qui s'adonnent depuis longtemps à cette activité champêtre. Les pique-niques, qui ont surtout lieu le dimanche, commencent souvent par une procession. Chargés de paniers remplis de nourriture, les gens se rendent en groupes sur le lieu des festivités où ils prennent leur repas assis sur l'herbe ou à des tables avant de participer à des jeux ou à des compétitions Pour en lire plus
Au début du XXe siècle, le pique-nique est une activité aussi appréciée des gens aisés que des citoyens moins fortunés.

Les Montréalais pique-niquent dans les parcs publics, notamment au Mont Royal et à l'Île Sainte-Hélène, dès le XIXe siècle. Toutefois, au début du XXe siècle, grâce au tramway qui rejoint certaines banlieues, il devient plus facile de pique-niquer à l'extérieur de la ville.

De nombreux organismes caritatifs, associations et corps de métiers prennent alors l'habitude d'organiser de grands pique-niques, imitant en cela les habitudes de la bourgeoisie et de l'aristocratie britannique qui s'adonnent depuis longtemps à cette activité champêtre. Les pique-niques, qui ont surtout lieu le dimanche, commencent souvent par une procession. Chargés de paniers remplis de nourriture, les gens se rendent en groupes sur le lieu des festivités où ils prennent leur repas assis sur l'herbe ou à des tables avant de participer à des jeux ou à des compétitions de toutes sortes.

© Musée McCord d'histoire canadienne

Plan du parc du Mont-Royal

En 1872, à l'aube du projet d'aménagement du parc, 16 expropriations furent effectuées autour du site. Sur ce plan, certaines des propriétés qui ne purent être expropriées sont représentées, notamment celles de David Ross McCord, John Molson et Hugh Allan.



Lorsque les commissaires de la ville sollicitèrent les services d'Olmsted, ce dernier avait déjà créé neuf parcs urbains américains importants, dont celui de New York.

Musée McCord d'histoire canadienne - Achat de l'Hardwood Heritage
vers 1880
Encre sur papier - Photolithographie
38 x 61 cm
M992.22.2
© Musée McCord d'histoire canadienne


Ce plan du parc du Mont Royal, qui fut attribué à Frederick Law Olmsted (1822-1903), a été complété en 1877, un an après l'inauguration du parc. Olmsted fut chargé de l'aménagement du parc du Mont Royal. Auparavant, ce célèbre architecte de paysage américain avait notamment conçu le Central Park de New York. Au Canada, il eut une influence certaine sur l'aménagement de plusieurs grands parcs urbains.

Pour Olmsted, préoccupé par les besoins humains et par l'environnement de la ville, souvent pollué, ce type de parc avait de grandes vertus pour la santé des citadins, qui pouvaient y respirer un peu d'air pur.

Au Mont Royal, Olmsted souhaitait mettre en valeur chacune des zones de la montagne aux caractères naturels différents. Tout en conservant l'aspect authentique du site, il fit en sorte d'atténuer ses imperfections. De plus, s'inspirant de la conception britannique de l'aménagement paysager des parcs, il favorisa les immenses pelouses vertes, les pentes douces et les regroupements d'arbres, d'arbustes ou d Pour en lire plus
Ce plan du parc du Mont Royal, qui fut attribué à Frederick Law Olmsted (1822-1903), a été complété en 1877, un an après l'inauguration du parc. Olmsted fut chargé de l'aménagement du parc du Mont Royal. Auparavant, ce célèbre architecte de paysage américain avait notamment conçu le Central Park de New York. Au Canada, il eut une influence certaine sur l'aménagement de plusieurs grands parcs urbains.

Pour Olmsted, préoccupé par les besoins humains et par l'environnement de la ville, souvent pollué, ce type de parc avait de grandes vertus pour la santé des citadins, qui pouvaient y respirer un peu d'air pur.

Au Mont Royal, Olmsted souhaitait mettre en valeur chacune des zones de la montagne aux caractères naturels différents. Tout en conservant l'aspect authentique du site, il fit en sorte d'atténuer ses imperfections. De plus, s'inspirant de la conception britannique de l'aménagement paysager des parcs, il favorisa les immenses pelouses vertes, les pentes douces et les regroupements d'arbres, d'arbustes ou de fleurs.

© Musée McCord d'histoire canadienne

Objectifs d'apprentissage

L’apprenant va :
  • nommer les changements qui sont survenus au sein de la société canadienne en deux décennies (territoire, population, économie, etc.);
  • décrire en détails les changements qu’il ou elle est en mesure d’observer;
  • expliquer et émettre des hypothèses quant aux raisons qui pourraient justifier ces changements;
  • faire des liens entre les différences et les similitudes des deux époques.

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