Parc du Mont-Royal

Gauche : Ballade en tandem sur le parc du mont Royal, Montréal, QC. vers 1890.

Droite : Parc du Mont-Royal, Montréal, QC. D'après Notman (VIEW-2551) Prise le 20 janiver 2001 à 14 h 20.

Photographes: Gauche : William Notman, Droite : Andrzej Maciejewski
Musée McCord d'histoire canadienne

© 2002, Musée McCord d'histoire canadienne. Tous droits réservés.


Date/heure : 20 janvier 2001, 14 h 20

J'avais souvent cherché sans succès le lieu de cette scène à la gloire de l'hiver, mais un renseignement trouvé dans un ancien livre sur Notman m'avait en fait lancé sur une fausse piste. J'avais complètement abandonné mon idée quand j'ai montré ,bien plus tard, la photo à Nora Hague, aux Archives photographiques Notman. Celle-ci m'a aussitôt situé l'endroit. Ce fut un tour de force de monter mon équipement jusqu'en haut de la rue Peel après une énorme tempête de neige de janvier mais, après des journées d'enquête et des heures à geler, j'ai enfin réussi à re-photographier l'une de mes images préférées de Notman.
Date/heure : 20 janvier 2001, 14 h 20

J'avais souvent cherché sans succès le lieu de cette scène à la gloire de l'hiver, mais un renseignement trouvé dans un ancien livre sur Notman m'avait en fait lancé sur une fausse piste. J'avais complètement abandonné mon idée quand j'ai montré ,bien plus tard, la photo à Nora Hague, aux Archives photographiques Notman. Celle-ci m'a aussitôt situé l'endroit. Ce fut un tour de force de monter mon équipement jusqu'en haut de la rue Peel après une énorme tempête de neige de janvier mais, après des journées d'enquête et des heures à geler, j'ai enfin réussi à re-photographier l'une de mes images préférées de Notman.

© 2002, Musée McCord d'histoire canadienne. Tous droits réservés.

Carte

Cette carte de Montréal représente les endroits où les photographies de Notman et de Maciejewski ont été prises.

Musée McCord d'histoire canadienne

© 2002, Musée McCord d'histoire canadienne. Tous droits réservés.


À la fin du XIXe siècle, les riches visiteurs britanniques de passage à Montréal l’hiver ne peuvent manquer d’accompagner leurs hôtes pour une promenade en traîneau sur la montagne. Sans doute les jeunes gens profitent-ils parfois de la force des deux chevaux des tandems pour donner à une ballade romantique un caractère plus sportif. Les fils de famille, et parfois les filles un peu hardies, prennent alors les guides en main.

La conduite est particulièrement sportive sur cette photo car le traîneau est conduit par des membres du « Driving club » qui empruntent la route en zigzag, très abrupte, montant à partir des rues Peel et Drummond. Partout ailleurs sur la montagne et en ville, les Montréalais profitent de l’hiver pour se délasser, différemment selon les classes sociales – sans forcément s’adonner aux sports d’équipe ou aux loisirs organisés par les clubs.
À la fin du XIXe siècle, les riches visiteurs britanniques de passage à Montréal l’hiver ne peuvent manquer d’accompagner leurs hôtes pour une promenade en traîneau sur la montagne. Sans doute les jeunes gens profitent-ils parfois de la force des deux chevaux des tandems pour donner à une ballade romantique un caractère plus sportif. Les fils de famille, et parfois les filles un peu hardies, prennent alors les guides en main.

La conduite est particulièrement sportive sur cette photo car le traîneau est conduit par des membres du « Driving club » qui empruntent la route en zigzag, très abrupte, montant à partir des rues Peel et Drummond. Partout ailleurs sur la montagne et en ville, les Montréalais profitent de l’hiver pour se délasser, différemment selon les classes sociales – sans forcément s’adonner aux sports d’équipe ou aux loisirs organisés par les clubs.
Documents imprimés
  • Bellman, David (dir. publ.). 1977. Mont-Royal : Montréal / Mount Royal : Montreal. Montréal : Musée McCord.
  • Continuité : Le mont Royal, nature urbaine. 2001. Vol. 90 (automne).
  • Laplante, Jean de. 1990. Les parcs de Montréal : Des origines à nos jours. Montréal : Éditions du Méridien.
  • Morton, W. L. 1970. Monk Letters and Journals, 1863-1868. Coll. « Carleton Library », no 52. Toronto: McClelland and Stewart.

© 2002, Musée McCord d'histoire canadienne. Tous droits réservés.

Descente de traîne sauvage

Quelques années après l'inauguration officielle du parc du Mont-Royal en 1876, une piste de « toboganning », ou « traîne sauvage », est aménagée au centre de la montagne. Cette piste sera longtemps le lieu de rendez-vous des membres du « Toboggan and Ski Club », tandis que les Montréalais vivant dans l'est de la ville se contenteront de descendre en traîneau ou en traîne sauvage la pente située de leur côté de la montagne.

Wm. Notman & Son
Musée McCord d'histoire canadienne - Achat de l'Associated Screen News Ltd.
vers 1884
Plaque sèche à la gélatine
25 x 20 cm
VIEW-1483
© 2002, Musée McCord d'histoire canadienne. Tous droits réservés.


Plaisirs d'hiver...

Janvier au mont Royal. De nombreux amateurs de plein air et de sports, pour la plupart originaires des quartiers huppés de la ville, se retrouvent sur la montagne pour s'adonner à leurs activités favorites. Plusieurs se regroupent au sein de clubs pour faire une excursion en raquettes ou pour dévaler la pente en traîne sauvage. Parfois, des événements plus exceptionnels, tels que des compétitions de saut à ski, attirent les foules sur la montagne. Ailleurs dans la ville, des adeptes d'activités hivernales peuvent aussi profiter des infrastructures intérieures et extérieures aménagées pour le patinage.
Plaisirs d'hiver...

Janvier au mont Royal. De nombreux amateurs de plein air et de sports, pour la plupart originaires des quartiers huppés de la ville, se retrouvent sur la montagne pour s'adonner à leurs activités favorites. Plusieurs se regroupent au sein de clubs pour faire une excursion en raquettes ou pour dévaler la pente en traîne sauvage. Parfois, des événements plus exceptionnels, tels que des compétitions de saut à ski, attirent les foules sur la montagne. Ailleurs dans la ville, des adeptes d'activités hivernales peuvent aussi profiter des infrastructures intérieures et extérieures aménagées pour le patinage.

© 2002, Musée McCord d'histoire canadienne. Tous droits réservés.

Patins à glace

Le patinage sur glace, qui existe probablement depuis plus de 2000 ans, serait apparu en Scandinavie. Il représentait alors une façon commode de se déplacer.

Musée McCord d'histoire canadienne - Don de Air Canada Corporation
vers
Bois; Métal
6,6 x 32,2 cm
M993.115.42.1-2
© Musée McCord d'histoire canadienne


Le patinage sur glace a été introduit au Canada vers 1840 par des officiers de l'armée britannique, et cette activité sportive parfaitement adaptée au climat nordique de Montréal devient rapidement populaire. En fait, ce sport est l'un des premiers à avoir été jugé convenable pour les femmes.

Les Montréalais patinent au début sur le fleuve, sur les lacs et même sur les champs gelés, mais des patinoires municipales extérieures sont à leur disposition dès 1850. La première patinoire couverte de la métropole, la Victoria Skating Rink, sera construite neuf ans plus tard et deviendra rapidement un centre de divertissement très prisé par l'élite anglophone de Montréal.

Étant donné le contexte d'urbanisation propre au début du XXe siècle, les patinoires privées ne suffisent plus à la demande. La ville de Montréal autorisera l'aménagement de patinoires extérieures dans les squares et parcs publics dès 1900.
Le patinage sur glace a été introduit au Canada vers 1840 par des officiers de l'armée britannique, et cette activité sportive parfaitement adaptée au climat nordique de Montréal devient rapidement populaire. En fait, ce sport est l'un des premiers à avoir été jugé convenable pour les femmes.

Les Montréalais patinent au début sur le fleuve, sur les lacs et même sur les champs gelés, mais des patinoires municipales extérieures sont à leur disposition dès 1850. La première patinoire couverte de la métropole, la Victoria Skating Rink, sera construite neuf ans plus tard et deviendra rapidement un centre de divertissement très prisé par l'élite anglophone de Montréal.

Étant donné le contexte d'urbanisation propre au début du XXe siècle, les patinoires privées ne suffisent plus à la demande. La ville de Montréal autorisera l'aménagement de patinoires extérieures dans les squares et parcs publics dès 1900.

© Musée McCord d'histoire canadienne

Scène de ski

Les Québécois pratiquent tout d'abord le ski nordique, qui regroupe ski de fond et saut à ski. Le ski alpin, qui comprend la descente et le slalom, s'implante ensuite progressivement.

Edison Manufacturing co., USA (production)
Library of Congress (Washington) (Archives)
vers 1920
© Library of Congress (Washington) (Archives)


Les Québécois se mettent véritablement au ski pendant le premier quart du XXe siècle.

La première mention d’une excursion de ski au Québec paraît dans le Canadian Illustrated News en 1879. Un immigrant norvégien, A. Birch, avait alors parcouru la distance Montréal-Québec sur des « raquettes norvégiennes longues de 3 mètres ». La pratique du ski demeure cependant une curiosité. En 1887, l’aide de camp du gouverneur général du Canada, Frederick Hamilton, sera la risée d’Ottawa lorsqu’il fera ses premières promenades en ski.

Quelques hardis raquetteurs s’intéressent progressivement au ski et les premiers clubs de ski sont créés - à Montréal, en 1904 ; à Québec et Toronto, en 1908 ; et à Ottawa, en 1910. À l’époque, l’intérêt pour le ski tient surtout aux compétitions de saut auxquelles participent plusieurs immigrants scandinaves.

Le ski prend vraiment son essor à partir des années 1920, après la création de l’Association canadienne de ski amateur, organisme responsable de la promotion et de la surveillance du ski amateur au Canada.
Les Québécois se mettent véritablement au ski pendant le premier quart du XXe siècle.

La première mention d’une excursion de ski au Québec paraît dans le Canadian Illustrated News en 1879. Un immigrant norvégien, A. Birch, avait alors parcouru la distance Montréal-Québec sur des « raquettes norvégiennes longues de 3 mètres ». La pratique du ski demeure cependant une curiosité. En 1887, l’aide de camp du gouverneur général du Canada, Frederick Hamilton, sera la risée d’Ottawa lorsqu’il fera ses premières promenades en ski.

Quelques hardis raquetteurs s’intéressent progressivement au ski et les premiers clubs de ski sont créés - à Montréal, en 1904 ; à Québec et Toronto, en 1908 ; et à Ottawa, en 1910. À l’époque, l’intérêt pour le ski tient surtout aux compétitions de saut auxquelles participent plusieurs immigrants scandinaves.

Le ski prend vraiment son essor à partir des années 1920, après la création de l’Association canadienne de ski amateur, organisme responsable de la promotion et de la surveillance du ski amateur au Canada.

© Musée McCord d'histoire canadienne

Raquettes

Cette paire de raquettes a été faite vers 1880 pour le Montreal Snowshoe Club, aussi appelé le Club de la Tuque Bleue.

Anonyme - Eastern Woodlands, Aboriginal: Huron-Wendat
Musée McCord d'histoire canadienne - Don de Mrs. M. E. Sylvia
vers 1880-1890
de bois, de babiche, de métal, de coton et de fibre
4,5 x 29,6 x 91 cm
M984.102.1-2
© Musée McCord d'histoire canadienne


La raquette est le sport d'hiver le plus populaire à Montréal dans les années 1870 et 1880. Pratiquée par les Amérindiens pour des raisons utilitaires, cette activité devient néanmoins sous l'influence anglaise un moyen de transport récréatif.

Les raquettes de forme foliée de ce genre sont utilisées au XIXe siècle par plusieurs amateurs de raquette. Ce modèle, principalement fabriqué et commercialisé par les Hurons, offre l'avantage de s'adapter à différents types de terrains.

À la fin du XIXe siècle, les membres des clubs de raquette montréalais s'adonnent surtout à de longues randonnées dans les sentiers du Mont Royal. Les plus intrépides peuvent cependant participer aux diverses épreuves, dont le sprint ou la course à obstacles, organisées tous les hivers par les clubs dans le contexte de compétitions.

Les heures de gloire de la raquette seront brèves. Dès les années 1890, un nouveau sport d'hiver suscite l'enthousiasme populaire : le hock Pour en lire plus
La raquette est le sport d'hiver le plus populaire à Montréal dans les années 1870 et 1880. Pratiquée par les Amérindiens pour des raisons utilitaires, cette activité devient néanmoins sous l'influence anglaise un moyen de transport récréatif.

Les raquettes de forme foliée de ce genre sont utilisées au XIXe siècle par plusieurs amateurs de raquette. Ce modèle, principalement fabriqué et commercialisé par les Hurons, offre l'avantage de s'adapter à différents types de terrains.

À la fin du XIXe siècle, les membres des clubs de raquette montréalais s'adonnent surtout à de longues randonnées dans les sentiers du Mont Royal. Les plus intrépides peuvent cependant participer aux diverses épreuves, dont le sprint ou la course à obstacles, organisées tous les hivers par les clubs dans le contexte de compétitions.

Les heures de gloire de la raquette seront brèves. Dès les années 1890, un nouveau sport d'hiver suscite l'enthousiasme populaire : le hockey sur glace.

© Musée McCord d'histoire canadienne

Objectifs d'apprentissage

L’apprenant va :
  • nommer les changements qui sont survenus au sein de la société canadienne en deux décennies (territoire, population, économie, etc.);
  • décrire en détails les changements qu’il ou elle est en mesure d’observer;
  • expliquer et émettre des hypothèses quant aux raisons qui pourraient justifier ces changements;
  • faire des liens entre les différences et les similitudes des deux époques.

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