Place Jacques-Cartier

Gauche : Jour de marché, place Jacques-Cartier, Montréal, QC. vers 1890

Droite : Place Jacques-Cartier, Montréal, QC. D'après Notman (VIEW-2421) Prise le 22 janvier 2000 à 11 h 22

Photographes: Gauche : William Notman, Droite : Andrzej Maciejewski
Musée McCord d'histoire canadienne

© 2002, Musée McCord d'histoire canadienne. Tous droits réservés.


Date/heure : 22 janvier 2001, 11 h 22

Le bâtiment d'où a été prise la photo originale a disparu, mais une nouvelle maison avec un balcon a heureusement été construite presque au même endroit. Toutefois, j'aurais préféré que ce balcon soit situé 30 à 60 cm plus bas. J'ai « rephotographié » cette scène une première fois en 1999, mais le monument avait été emporté pour être restauré et je suis revenu tenter ma chance deux ans plus tard. Je trouve incroyable que la forme des ombres de l'hôtel de la ville soit si parfaitement semblable sur les deux images. L'horloge de la tour indique également la même heure.
Date/heure : 22 janvier 2001, 11 h 22

Le bâtiment d'où a été prise la photo originale a disparu, mais une nouvelle maison avec un balcon a heureusement été construite presque au même endroit. Toutefois, j'aurais préféré que ce balcon soit situé 30 à 60 cm plus bas. J'ai « rephotographié » cette scène une première fois en 1999, mais le monument avait été emporté pour être restauré et je suis revenu tenter ma chance deux ans plus tard. Je trouve incroyable que la forme des ombres de l'hôtel de la ville soit si parfaitement semblable sur les deux images. L'horloge de la tour indique également la même heure.

© 2002, Musée McCord d'histoire canadienne. Tous droits réservés.

Carte

Cette carte de Montréal représente les endroits où les photographies de Notman et de Maciejewski ont été prises.

Musée McCord d'histoire canadienne

© 2002, Musée McCord d'histoire canadienne. Tous droits réservés.


Les guides touristiques des années 1890 vantent le pittoresque du marché Bonsecours et de la place Jacques-Cartier les jours de marché, où l’on peut côtoyer l’« habitant canadien ». Toutefois, les touristes sont moins nombreux l’hiver. Pour distinguer les différents personnages de la photo, utilisez la fonction « Explorez » au début du texte et cliquez sur le carré. Vous verrez surtout des hommes – vendeurs mais aussi certainement épiciers –s’approvisionnant directement auprès des producteurs agricoles pour revendre ailleurs leurs produits. Les commerçants montréalais s’adressent aussi aux nombreux grossistes et importateurs dont les entrepôts sont situés à proximité de ce marché central.
Les guides touristiques des années 1890 vantent le pittoresque du marché Bonsecours et de la place Jacques-Cartier les jours de marché, où l’on peut côtoyer l’« habitant canadien ». Toutefois, les touristes sont moins nombreux l’hiver. Pour distinguer les différents personnages de la photo, utilisez la fonction « Explorez » au début du texte et cliquez sur le carré. Vous verrez surtout des hommes – vendeurs mais aussi certainement épiciers –s’approvisionnant directement auprès des producteurs agricoles pour revendre ailleurs leurs produits. Les commerçants montréalais s’adressent aussi aux nombreux grossistes et importateurs dont les entrepôts sont situés à proximité de ce marché central.
Documents imprimés
  • Benoît, Michèle, et Roger Gratton. 1991. Pignon sur rue : Les quartiers de Montréal. Montréal : Guérin.
  • Choko, Marc H. 1987. Les grandes places publiques de Montréal. Montréal : Méridien.
  • Linteau, Paul-André. 1981. Maisonneuve : Comment des promoteurs fabriquent une ville. Montréal : Boréal Express.
  • Linteau, Paul-André. 2000. Histoire de Montréal depuis la Confédération. Montréal : Éditions du Boréal.
Document en ligne
  • Site du Vieux-Montréal. [En ligne]. http://www.vieux.montreal.qc.ca (Pages consultées en janvier 2002)

© 2002, Musée McCord d'histoire canadienne. Tous droits réservés.

Marché Bonsecours

Le marché Bonsecours - que l'on voit ici en 1904, du côté du port - est un lieu où viennent s'approvisionner non seulement les commerçants, mais aussi les citadins qui achètent en plus petite quantité. Cette double vocation est toujours présente au Marché central, dans le nord de Montréal.

Wm. Notman & Son
Musée McCord d'histoire canadienne - Achat de l'Associated Screen News Ltd.
vers 1904
Plaque sèche à la gélatine
20 x 25 cm
VIEW-3729-D1
© Musée McCord d'histoire canadienne.


Faire son marché!

Chargés de paniers et de seaux regorgeant de produits, des agriculteurs, des artisans et des commerçants de toutes sortes s'apprêtent à installer leurs étals au marché Neuf de la place Jacques-Cartier et au marché Bonsecours. Ces lieux, très fréquentés tout au long de l'année, attirent une foule bigarrée venue faire ses emplettes et échanger quelques potins! Au milieu de la cohue se retrouvent de nombreuses femmes qui, en plus d'être chargées de la préparation des repas et de l'entretien de la maisonnée, tiennent très souvent les cordons de la bourse et ont donc la responsabilité de faire les achats.
Faire son marché!

Chargés de paniers et de seaux regorgeant de produits, des agriculteurs, des artisans et des commerçants de toutes sortes s'apprêtent à installer leurs étals au marché Neuf de la place Jacques-Cartier et au marché Bonsecours. Ces lieux, très fréquentés tout au long de l'année, attirent une foule bigarrée venue faire ses emplettes et échanger quelques potins! Au milieu de la cohue se retrouvent de nombreuses femmes qui, en plus d'être chargées de la préparation des repas et de l'entretien de la maisonnée, tiennent très souvent les cordons de la bourse et ont donc la responsabilité de faire les achats.

© 2002, Musée McCord d'histoire canadienne. Tous droits réservés.

Bourse

Les bourses de cuir, plus résistantes que celles faites d'étoffes délicates, sont très utilisées pour les activités extérieures.

Musée McCord d'histoire canadienne - Don de Mrs. Raymond Caron
vers
15,2 x 15,5 cm
M973.1.57
© Musée McCord d'histoire canadienne


Cette bourse de cuir, qui se portait attachée à la ceinture, connaît une véritable popularité à partir du dernier quart du XIXe siècle. Plus résistante que la bourse en tissu, elle sert surtout aux activités extérieures, au magasinage ou en voyage. C’est également à partir de cette époque que cet accessoire est utilisé comme porte-monnaie.

Au XIXe siècle, la bourse est avant tout un accessoire de mode. Souvent confectionné dans des tissus souples, brodés ou perlés qui s’agencent avec la robe, le « réticule » a aussi son aspect pratique. Il permet aux dames vêtues de robes sans poches de ne pas se séparer de leurs objets personnels - par exemple, de leur mouchoir, de leur étui à sels et de leurs cartes de visites.
Cette bourse de cuir, qui se portait attachée à la ceinture, connaît une véritable popularité à partir du dernier quart du XIXe siècle. Plus résistante que la bourse en tissu, elle sert surtout aux activités extérieures, au magasinage ou en voyage. C’est également à partir de cette époque que cet accessoire est utilisé comme porte-monnaie.

Au XIXe siècle, la bourse est avant tout un accessoire de mode. Souvent confectionné dans des tissus souples, brodés ou perlés qui s’agencent avec la robe, le « réticule » a aussi son aspect pratique. Il permet aux dames vêtues de robes sans poches de ne pas se séparer de leurs objets personnels - par exemple, de leur mouchoir, de leur étui à sels et de leurs cartes de visites.

© Musée McCord d'histoire canadienne

Le Marché Bonsecours la veille de Noël

Cette illustration sur le thème de Noël parut sur deux pages complètes de l'hebdomadaire « L'Opinion publique ». Les collectionneurs utilisaient ces illustrations à titre de décoration.

Musée McCord d'histoire canadienne - Don de Mr. Charles deVolpi
vers 1870
Encre sur papier
40,1 x 55,5 cm
M983.52.76
© Musée McCord d'histoire canadienne


Si la frénésie de consommation précédant la fête de Noël n'est pas nouvelle, ce phénomène est toutefois particulièrement palpable dans les marchés publics montréalais à la fin du XIXe siècle.

En milieu urbain, les préparatifs du « temps des fêtes » commencent vers la mi-décembre. Il faut acheter les aliments nécessaires à la préparation des différents plats qui seront servis lors de repas marqués par l'abondance et la variété. Au cours de cette période de réjouissance, chaque famille, riche ou pauvre, s'organise à la mesure de ses moyens pour garnir sa table des plats les plus appétissants.

Les marchands profitent de l'occasion pour offrir pendant les semaines précédant la fête de Noël une grande variété de produits importés et de fruits frais.
Si la frénésie de consommation précédant la fête de Noël n'est pas nouvelle, ce phénomène est toutefois particulièrement palpable dans les marchés publics montréalais à la fin du XIXe siècle.

En milieu urbain, les préparatifs du « temps des fêtes » commencent vers la mi-décembre. Il faut acheter les aliments nécessaires à la préparation des différents plats qui seront servis lors de repas marqués par l'abondance et la variété. Au cours de cette période de réjouissance, chaque famille, riche ou pauvre, s'organise à la mesure de ses moyens pour garnir sa table des plats les plus appétissants.

Les marchands profitent de l'occasion pour offrir pendant les semaines précédant la fête de Noël une grande variété de produits importés et de fruits frais.

© Musée McCord d'histoire canadienne. Tous droits réservés.

Marché Bonsecours, scène d'hiver.

Observateur attentif de la vie urbaine, Duncan réalise de nombreux croquis sur le vif d'événements sportifs, de défilés, d'incendies, de vendeurs de rues et de scènes hivernales.

James Duncan (1806-1881)
Musée McCord d'histoire canadienne - Don de M. David Ross McCord
vers 1850-1860
Huile sur bois
20,2 x 25,3 cm
M316
© Musée McCord d'histoire canadienne


Au XIXe siècle, les activités du marché public de Montréal débordent largement du cadre du marché Bonsecours et occupent tout un quadrilatère de l'actuel « vieux Montréal ».

Inauguré en janvier 1847, le marché Bonsecours est un bâtiment multifonctionnel qui abrite des étals de marché, une glacière, les bureaux de l'hôtel de Ville, un poste de police et une salle de concert.

Ce marché a une réelle importance dans la vie quotidienne des Montréalais. Il est assidûment fréquenté d'une part parce que les citadins doivent bien se nourrir, d'autre part parce que les techniques de conservation des aliments ne sont pas encore au point. Ainsi que l'atteste ce tableau de James Duncan, le marché Bonsecours n'est pas un simple endroit où se procurer des denrées alimentaires, c'est aussi un haut lieu de socialisation où se croisent des gens de tous les horizons.
Au XIXe siècle, les activités du marché public de Montréal débordent largement du cadre du marché Bonsecours et occupent tout un quadrilatère de l'actuel « vieux Montréal ».

Inauguré en janvier 1847, le marché Bonsecours est un bâtiment multifonctionnel qui abrite des étals de marché, une glacière, les bureaux de l'hôtel de Ville, un poste de police et une salle de concert.

Ce marché a une réelle importance dans la vie quotidienne des Montréalais. Il est assidûment fréquenté d'une part parce que les citadins doivent bien se nourrir, d'autre part parce que les techniques de conservation des aliments ne sont pas encore au point. Ainsi que l'atteste ce tableau de James Duncan, le marché Bonsecours n'est pas un simple endroit où se procurer des denrées alimentaires, c'est aussi un haut lieu de socialisation où se croisent des gens de tous les horizons.

© Musée McCord d'histoire canadienne

Objectifs d'apprentissage

L’apprenant va :
  • nommer les changements qui sont survenus au sein de la société canadienne en deux décennies (territoire, population, économie, etc.);
  • décrire en détails les changements qu’il ou elle est en mesure d’observer;
  • expliquer et émettre des hypothèses quant aux raisons qui pourraient justifier ces changements;
  • faire des liens entre les différences et les similitudes des deux époques.

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