Chez les artisans, le travail se fait d’abord entièrement à la main. Le bois est laissé à l’état brut, verni ou teinté. Les peintures sont faites aussi à la main. Des jouets, comme les quilles, sont rubanés, c’est-à-dire que l’on peint de petits filets de couleur sur les quilles. C’est un travail minutieux fait par des femmes dénommées « rubanneuses », qui utilisaient un petit tour à pédale. Cette technique était employée dans la région du Jura, grande productrice de jouets en bois.

Puis avec l’apparition de la robotative, la tournerie traditionnelle s’est transformée. Dans la technique traditionnelle du tournage, on fait tourner le morceau de bois pour le travailler. Avec la robotative, c’est la machine armée de différentes lames qui tourne à une grande vitesse. Elle va permettre de multiplier la production et de baisser le prix de revient des articles.

L’invention d’une machine à tremper, toujours utilisée aujourd’hui, permet de colorer les objets en les immergeant dans des laques.

Mais les techniques traditionnelles perdurent, puisque quelques personnes exercent e Pour en lire plus
Chez les artisans, le travail se fait d’abord entièrement à la main. Le bois est laissé à l’état brut, verni ou teinté. Les peintures sont faites aussi à la main. Des jouets, comme les quilles, sont rubanés, c’est-à-dire que l’on peint de petits filets de couleur sur les quilles. C’est un travail minutieux fait par des femmes dénommées « rubanneuses », qui utilisaient un petit tour à pédale. Cette technique était employée dans la région du Jura, grande productrice de jouets en bois.

Puis avec l’apparition de la robotative, la tournerie traditionnelle s’est transformée. Dans la technique traditionnelle du tournage, on fait tourner le morceau de bois pour le travailler. Avec la robotative, c’est la machine armée de différentes lames qui tourne à une grande vitesse. Elle va permettre de multiplier la production et de baisser le prix de revient des articles.

L’invention d’une machine à tremper, toujours utilisée aujourd’hui, permet de colorer les objets en les immergeant dans des laques.

Mais les techniques traditionnelles perdurent, puisque quelques personnes exercent encore le métier de rubanneuses.

© 1997, RCIP-Réseau canadien d'information sur le patrimoine. Tous droits réservés.

Jouet à pousser

Personnage sur un vélo. Ce jouet provient du grenier d'une maison de charpentier et a été restauré. La polychromie est reprise à l'identique, sauf la montre ajoutée lors de la restauration par un artiste-peintre qui a voulu y mettre une pointe d'humour.

Musée de la Vie Bourguignonne
Réseau canadien d'information sur le patrimoine

Bois et métal
70x54x5
© 1997, RCIP-Réseau canadien d'information sur le patrimoine. Tous droits réservés.


Ce jouet articulé est composé de trois chiens fixés sur des planchettes articulées reliées entre elles par des rivets. Le chien de tête dissimule dans son corps une mécanique à ressort. Les autres chiens sont des silhouettes découpées. Ils sont coiffés de chapeau dit « chapeau à huit reflets ».

Toutes sortes d’animaux à roulettes poussés par un manche, ou plus souvent tirés avec une ficelle comme ici, accompagnent les premiers pas des enfants. Que ce soient des animaux domestiques, de la ferme ou sauvages, ils ont toujours une allure réconfortante. Parmi les animaux domestiques préférés des enfants, le chien tient une place privilégiée. Et avec ces chiens-là, pas de risque de morsures ! On trouve aujourd’hui des rééditions de chiens fort sympathiques comme celui de Benjamin Rabier (1864-1939).
Ce jouet articulé est composé de trois chiens fixés sur des planchettes articulées reliées entre elles par des rivets. Le chien de tête dissimule dans son corps une mécanique à ressort. Les autres chiens sont des silhouettes découpées. Ils sont coiffés de chapeau dit « chapeau à huit reflets ».

Toutes sortes d’animaux à roulettes poussés par un manche, ou plus souvent tirés avec une ficelle comme ici, accompagnent les premiers pas des enfants. Que ce soient des animaux domestiques, de la ferme ou sauvages, ils ont toujours une allure réconfortante. Parmi les animaux domestiques préférés des enfants, le chien tient une place privilégiée. Et avec ces chiens-là, pas de risque de morsures ! On trouve aujourd’hui des rééditions de chiens fort sympathiques comme celui de Benjamin Rabier (1864-1939).

© 1997, RCIP-Réseau canadien d'information sur le patrimoine. Tous droits réservés.

jouet

Jouet mécanique tiré et articulé

Musée de la Vie Bourguignonne
Réseau canadien d'information sur le patrimoine
vers 1930
Bois
360x125x55
© 1997, RCIP-Réseau canadien d'information sur le patrimoine. Tous droits réservés.


Les deux pattes arrière du lapin sont fixées sur un socle à deux roues. Les oreilles et les pattes supérieures du lapin sont mobiles et solidaires entre elles par un support métallique. Tout le corps se soulève dans un mouvement de saut grâce à un système fixé sur l’essieu des roues.

Jusqu’au XIXe siècle, 80% de la population était rurale, donc en contact direct avec les animaux. On les retrouve tout naturellement dans le monde des jouets, reflet de la société. Tous les animaux utiles à l’économie du village sont présents dans les jouets à tirer ou à pousser. Ces animaux de la ferme étaient aussi découpés avec des formes plus sobres et rassemblés dans un coffret.

Aujourd’hui, on retrouve à nouveau chez les fabricants de jouets en bois, des animaux à tirer aux laquages flamboyants pour répondre au goût de l’époque et aussi des rééditions de jouets d’artistes comme Benjamin Rabier (1864-1939). Les coffrets d’animaux de la ferme en bois à disposer amusent toujours les enfants en bas âge et sont l’occasion pour les petits citadins de jouer avec ces animaux qu’ils ne côtoient souvent que derrièr Pour en lire plus
Les deux pattes arrière du lapin sont fixées sur un socle à deux roues. Les oreilles et les pattes supérieures du lapin sont mobiles et solidaires entre elles par un support métallique. Tout le corps se soulève dans un mouvement de saut grâce à un système fixé sur l’essieu des roues.

Jusqu’au XIXe siècle, 80% de la population était rurale, donc en contact direct avec les animaux. On les retrouve tout naturellement dans le monde des jouets, reflet de la société. Tous les animaux utiles à l’économie du village sont présents dans les jouets à tirer ou à pousser. Ces animaux de la ferme étaient aussi découpés avec des formes plus sobres et rassemblés dans un coffret.

Aujourd’hui, on retrouve à nouveau chez les fabricants de jouets en bois, des animaux à tirer aux laquages flamboyants pour répondre au goût de l’époque et aussi des rééditions de jouets d’artistes comme Benjamin Rabier (1864-1939). Les coffrets d’animaux de la ferme en bois à disposer amusent toujours les enfants en bas âge et sont l’occasion pour les petits citadins de jouer avec ces animaux qu’ils ne côtoient souvent que derrière un grillage dans les jardins publics.

© 1997, RCIP-Réseau canadien d'information sur le patrimoine. Tous droits réservés.

jouet

Lapin à tirer animé

Musée de la Vie Bourguignonne
Réseau canadien d'information sur le patrimoine
vers 1930
Bois peint
600x450x110
© 1997, RCIP-Réseau canadien d'information sur le patrimoine. Tous droits réservés.


Cheval en bois polychrome monté sur une plaque de bois munie de quatre roulettes en bois. Ce cheval est un jouet de famille. Il a été acheté en 1880, lors de la naissance de Henri Moricard, puis a été utilisé à la génération suivante.

Le cheval, animal préféré des petits garçons, est comme ici un simple jouet à tirer ou de plus grande taille, un jouet porteur que l’enfant chevauche. Les Anglais ont ajouté un mouvement à bascule qui permet à l’enfant de se balancer. Il est aussi très présent sur les manèges des fêtes foraines.

Le cheval évoque pour l’enfant d’autrefois un moyen de traction utilisé dans les champs par son père. En jouant avec son cheval, il peut alors imiter son père. Bien souvent dans les familles rurales pauvres, ou l’on n’avait pas les moyens d’acheter des jouets tout faits aux colporteurs, les hommes fabriquaient des chevaux en bois pour leurs enfants. Mais parfois, ce jouet était réduit à sa forme la plus simple et l’imagination de l’enfant suffisait à transformer le bâton qu’il enfourchait en cheval.
Cheval en bois polychrome monté sur une plaque de bois munie de quatre roulettes en bois. Ce cheval est un jouet de famille. Il a été acheté en 1880, lors de la naissance de Henri Moricard, puis a été utilisé à la génération suivante.

Le cheval, animal préféré des petits garçons, est comme ici un simple jouet à tirer ou de plus grande taille, un jouet porteur que l’enfant chevauche. Les Anglais ont ajouté un mouvement à bascule qui permet à l’enfant de se balancer. Il est aussi très présent sur les manèges des fêtes foraines.

Le cheval évoque pour l’enfant d’autrefois un moyen de traction utilisé dans les champs par son père. En jouant avec son cheval, il peut alors imiter son père. Bien souvent dans les familles rurales pauvres, ou l’on n’avait pas les moyens d’acheter des jouets tout faits aux colporteurs, les hommes fabriquaient des chevaux en bois pour leurs enfants. Mais parfois, ce jouet était réduit à sa forme la plus simple et l’imagination de l’enfant suffisait à transformer le bâton qu’il enfourchait en cheval.

© 1997, RCIP-Réseau canadien d'information sur le patrimoine. Tous droits réservés.

jouet

Cheval à tirer

Musée de la Vie Bourguignonne
Réseau canadien d'information sur le patrimoine
vers 1880
Bois peint
410x445x270
© 1997, RCIP-Réseau canadien d'information sur le patrimoine. Tous droits réservés.


Sur un socle à quatre roues sont fixés de part et d’autre d’une pompe à feu, deux pompiers articulés qui l’actionnent. Les jouets retracent des scènes de la vie sociale, des métiers... Ils présentent en particulier des métiers qui fascinent les enfants.

Le pompier avec son costume et son casque qui brille, attire l’enfant. Il fascine aussi par sa bravoure dans la lutte contre l’incendie. Le feu en lui-même a toujours fasciné adultes et enfants. Ne reste-t-on pas de longs moments à regarder un feu qui brûle dans la cheminée ? Et puisque les enfants n’ont pas le droit de jouer avec le feu, ils jouent aux pompiers. En plus, c’est toujours un plaisir d’imiter le bruit de la sirène. Dans les collections d’aujourd’hui, on retrouve à côté de la voiture de police, le camion des pompiers d’un rouge rutilant.
Sur un socle à quatre roues sont fixés de part et d’autre d’une pompe à feu, deux pompiers articulés qui l’actionnent. Les jouets retracent des scènes de la vie sociale, des métiers... Ils présentent en particulier des métiers qui fascinent les enfants.

Le pompier avec son costume et son casque qui brille, attire l’enfant. Il fascine aussi par sa bravoure dans la lutte contre l’incendie. Le feu en lui-même a toujours fasciné adultes et enfants. Ne reste-t-on pas de longs moments à regarder un feu qui brûle dans la cheminée ? Et puisque les enfants n’ont pas le droit de jouer avec le feu, ils jouent aux pompiers. En plus, c’est toujours un plaisir d’imiter le bruit de la sirène. Dans les collections d’aujourd’hui, on retrouve à côté de la voiture de police, le camion des pompiers d’un rouge rutilant.

© 1997, RCIP-Réseau canadien d'information sur le patrimoine. Tous droits réservés.

jouet

Pompiers articulés avec pompe à feu

Musée de la Vie Bourguignonne
Réseau canadien d'information sur le patrimoine
vers 1930
Bois peint
272x325x125
© 1997, RCIP-Réseau canadien d'information sur le patrimoine. Tous droits réservés.


Objectifs d'apprentissage

L’apprenant va :
  • décrire certains éléments du mode de vie des enfants en France;
  • décrire le rôle social des jouets dans la culture française;
  • décrire l’historique des jouets dans la culture française;
  • décrire le lien entre les matériaux, le caractère artistique et le mode de fabrication, la forme et la fonction, en utilisant des jouets traditionnels français comme exemples.

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