Reg sur le pirogue

Reg Davidson

Photo : aimablement prêtée par Reg Davidson

© Reg Davidson


« Sur la côte, on pouvait se passer de tout, sauf de la pirogue. Son rôle était primordial, et elle devait bien tenir la mer. Je crois qu’une bonne partie des motifs traditionnels de la côte Nord-Ouest viennent de la forme de la pirogue. »
- Bill Reid, artiste haïda et constructeur de pirogues, clan Q’adasgu qiigawaay, 1975.

Les anciens Haïdas étaient des piroguiers experts. Les rigueurs de la nature et de l’histoire les avaient dotés d’un talent sans égal pour concevoir, fabriquer et mener les pirogues. Le littoral sauvage et découpé de l’archipel et la richesse offerte par la mer exigeaient la maîtrise du transport par eau, hier comme aujourd’hui. On trouve de surcroît à Haida Gwaii, au fond de la forêt pluviale, le meilleur arbre au monde pour faire des pirogues monoxyles -- le cèdre rouge, ou thuya géant, un arbre au grain parfait.

L’habileté des artisans haïdas et la qualité de leurs pirogues étaient reconnues par toutes les Premières Nations des alentours. Pour en lire plus
« Sur la côte, on pouvait se passer de tout, sauf de la pirogue. Son rôle était primordial, et elle devait bien tenir la mer. Je crois qu’une bonne partie des motifs traditionnels de la côte Nord-Ouest viennent de la forme de la pirogue. »
- Bill Reid, artiste haïda et constructeur de pirogues, clan Q’adasgu qiigawaay, 1975.

Les anciens Haïdas étaient des piroguiers experts. Les rigueurs de la nature et de l’histoire les avaient dotés d’un talent sans égal pour concevoir, fabriquer et mener les pirogues. Le littoral sauvage et découpé de l’archipel et la richesse offerte par la mer exigeaient la maîtrise du transport par eau, hier comme aujourd’hui. On trouve de surcroît à Haida Gwaii, au fond de la forêt pluviale, le meilleur arbre au monde pour faire des pirogues monoxyles -- le cèdre rouge, ou thuya géant, un arbre au grain parfait.

L’habileté des artisans haïdas et la qualité de leurs pirogues étaient reconnues par toutes les Premières Nations des alentours. La pirogue était leur principale monnaie d’échange avec les peuples Tsimshian, Bella Bella et Tlingit. Les flottilles de pirogues neuves, chargées de flétan séché, de plaques d’écorce de cèdre ou de pommes de terre, traversaient les eaux parfois traîtresses du détroit d’Hécate pour échanger ces marchandises contre l’huile d’eulakane, la peau, la chair et les cornes des chèvres de montagne et des moutons, et d’autres denrées introuvables sur les îles.

Les pirogues servaient à conclure les alliances de mariage et à partir en guerre. C’est en pirogue qu’on portait les invitations aux fêtes et aux potlatchs, et que les invités arrivaient.

© 1998, RCIP. Tous droits réservés.

Arbre

Cèdre rouge ou thuya géant de l'Ouest.

Photo : Larry Thompson

© Larry Thompson


La taille des pirogues varie selon leur fonction. Les canots de chasse au phoque embarquaient deux personnes et mesuraient environ 24 pieds, tandis que les grandes pirogues de guerre ou de transport pouvaient avoir 70 pieds de long et transporter 30 pagayeurs et passagers.

La pirogue haïda classique a les extrémités relevées, et les lignes fuselées de sa coque se prolongent dans la forme évasée de la proue et de la poupe. La plupart des pirogues haïdas sont peintes : la coque est noire, et sur la proue et la poupe des dessins élaborés représentent des créatures surnaturelles.
La taille des pirogues varie selon leur fonction. Les canots de chasse au phoque embarquaient deux personnes et mesuraient environ 24 pieds, tandis que les grandes pirogues de guerre ou de transport pouvaient avoir 70 pieds de long et transporter 30 pagayeurs et passagers.

La pirogue haïda classique a les extrémités relevées, et les lignes fuselées de sa coque se prolongent dans la forme évasée de la proue et de la poupe. La plupart des pirogues haïdas sont peintes : la coque est noire, et sur la proue et la poupe des dessins élaborés représentent des créatures surnaturelles.

© 1998, RCIP. Tous droits réservés.

Pirogues amenant les membres de clan

Arrivée à la plage de Skidegate des pirogues amenant Robert Davidson et les membres de son clan pour son mariage avec Terri-Lynn Williams, 1996.

Photo : Rolf Bettner

© Rolf Bettner


Photo

Pirogue au village de Haina, v. 1880.

Photo : Musée royal de Colombie-Britannique

PN 16036
© Musée royal de Colombie-Britannique


Photo du pirogue

Pirogue haïda au Washington State Museum, Seattle (Washington).

Photo : Musée royal de Colombie-Britannique

© Musée royal de Colombie-Britannique


Maquette

Maquette sculptée de pirogue haïda avec pagayeurs.

Photo : Musée royal de Colombie-Britannique

CPN 12010
© Musée royal de Colombie-Britannique


Objectifs d'apprentissage

L’apprenant va :

  • définir l’importance de la pirogue pour la société haïda ;
  • décrire la forme et la fonction de la pirogue haïda.

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