Enfin, du lard et du beurre pour garnir les tables et les assiettes! C'est la prise d'un corsaire qui permet de nourrir Plaisance en 1712.Vers 1750, la Nouvelle-France compte un peu moins de 55 000 habitants répartis sur un territoire immense qui va de Terre-Neuve à la Louisiane. Les Français qui y habitent ressentent de plus en plus la pression exercée par les Anglais des colonies américaines qui comptent à la même période environ 1 500 000 habitants! Déjà, les Anglais ont tenté de conquérir l'espace français à plusieurs reprises.

La guerre a toujours de multiples impacts sur la vie des populations. De ce point de vue, les guerres d'antan ne sont pas différentes de celles d'aujourd'hui. Ainsi pendant les conflits qui secouent le Canada de 1690 à 1814, les actions des corsaires touchent et transforment la vie des habitants dans toutes les sphères d'activités de leur quotidien.

L'approvisionnement, le commerce, la migration dépendent du fleuve et de l'accès à la mer. En période de guerre, les corsaires empêchent ou permettent l'approvisionnement, font des prises et des prisonniers.
Enfin, du lard et du beurre pour garnir les tables et les assiettes! C'est la prise d'un corsaire qui permet de nourrir Plaisance en 1712.Vers 1750, la Nouvelle-France compte un peu moins de 55 000 habitants répartis sur un territoire immense qui va de Terre-Neuve à la Louisiane. Les Français qui y habitent ressentent de plus en plus la pression exercée par les Anglais des colonies américaines qui comptent à la même période environ 1 500 000 habitants! Déjà, les Anglais ont tenté de conquérir l'espace français à plusieurs reprises.

La guerre a toujours de multiples impacts sur la vie des populations. De ce point de vue, les guerres d'antan ne sont pas différentes de celles d'aujourd'hui. Ainsi pendant les conflits qui secouent le Canada de 1690 à 1814, les actions des corsaires touchent et transforment la vie des habitants dans toutes les sphères d'activités de leur quotidien.

L'approvisionnement, le commerce, la migration dépendent du fleuve et de l'accès à la mer. En période de guerre, les corsaires empêchent ou permettent l'approvisionnement, font des prises et des prisonniers.

© 2006, Musée maritime du Québec et du Musée naval de Québec

Assiette de faïence, Rouen, France, vers 1725-1750

Exemple de vaisselle utilisée par la population en Nouvelle-France.

Marc Gadreau, Réserve d'archéologie du Québec
Collection archéologique de Place-Royale
vers 1725-1750
© Réserve d'archéologie du Québec


La colonie française et, après la conquête de 1759, la colonie anglaise sont toutes deux profondément dépendantes des approvisionnements européens. Elles accusent de nombreuses disettes et sont souvent en pénurie.

En temps de guerre, l'une des causes de ces difficultés provient de l'action des corsaires qui coupent les convois de ravitaillement et qui se saisissent des vivres, munitions et autres effets envoyés au secours de la colonie par la mère-patrie.

À l'inverse, des courses profitables ou des circonstances particulières peuvent avoir l'effet contraire et contribuer à ravitailler la colonie, parfois même à ses postes éloignés. Les cas de Port-Royal et de Plaisance illustrent bien une telle situation.

Sauver Port-Royal de la disette

L'établissement français de Port-Royal, en Acadie, est repris des Anglais pendant la guerre de Succession d'Espagne. Mais la guerre faisant rage, l'approvisionnement est difficile et les vivres se font rares. Pour les quelques habitants de l'endroit, l'arrivée d'un corsaire qui ramène quatre prises chargées de blé et de maïs en plein cour de l'hiver 1709-17 Pour en lire plus
La colonie française et, après la conquête de 1759, la colonie anglaise sont toutes deux profondément dépendantes des approvisionnements européens. Elles accusent de nombreuses disettes et sont souvent en pénurie.

En temps de guerre, l'une des causes de ces difficultés provient de l'action des corsaires qui coupent les convois de ravitaillement et qui se saisissent des vivres, munitions et autres effets envoyés au secours de la colonie par la mère-patrie.

À l'inverse, des courses profitables ou des circonstances particulières peuvent avoir l'effet contraire et contribuer à ravitailler la colonie, parfois même à ses postes éloignés. Les cas de Port-Royal et de Plaisance illustrent bien une telle situation.

Sauver Port-Royal de la disette

L'établissement français de Port-Royal, en Acadie, est repris des Anglais pendant la guerre de Succession d'Espagne. Mais la guerre faisant rage, l'approvisionnement est difficile et les vivres se font rares. Pour les quelques habitants de l'endroit, l'arrivée d'un corsaire qui ramène quatre prises chargées de blé et de maïs en plein cour de l'hiver 1709-1710, est un véritable cadeau de la Providence. Il apporte, du moins pour un temps, l'abondance dans la petite colonie.

La manne venue du sud

Le gouverneur de Plaisance, petite colonie de la côte de Terre-Neuve, Philippe Pastour de Costebelle, raconte cet épisode au Ministre de la marine de France, sans cacher sa joie :

« [...] La Providence qui semble ne répandre ses trésors que pour les malheureux et les exilés dans les pays les plus déserts de la Terre, nous a conduit ici une prise faite sur la côte d'Acadie par un corsaire portoricain chargé de lard et de beurre en suffisante quantité pour pouvoir attendre les secours que votre grandeur nous fait espérer au printemps prochain, et pour aplanir toutes nos difficultés [...] »

ANC, MG1 Série C11C, 9/11/1712

© 2006, Musée maritime du Québec et du Musée naval de Québec

Cours du Fleuve du Saint-Laurent depuis la Mer jusqu’à Québec, 1764

Sur cette carte du Saint-Laurent, on peut voir les affluents du fleuve et ses nombreuses îles.

Jacques-Nicolas Belin

B913, Saint-Laurent, fleuve, (1764), n 5
© Archives nationales du Québec


La course est une formidable machine à créer des prisonniers! Quand un corsaire prend un navire ennemi, son équipage se constitue la plupart du temps prisonnier et il revient au corsaire de le prendre en charge. Bien que ces bouches à nourrir coûtent cher aux corsaires, les prisonniers sont aussi une richesse puisqu'ils servent de monnaie d'échange. De surcroît, les renseignements obtenus de ces prisonniers lors des interrogatoires s'avèrent parfois des sources d'information précieuses sur les mouvements ennemis.

Ces prisonniers sont généralement traités avec beaucoup d'égards, gardés chez l'habitant ou l'armateur du corsaire. Toutefois, la course étant quand même un acte de guerre, il arrive aussi que des prisonniers soient maltraités.

La capture de Mgr de Saint-Vallier

Alors qu'il revient à Québec en 1704, après quatre années passées en Europe, Mgr de Saint-Vallier est capturé par une flotte anglaise dont certains navires sont corsaires. Il sera dès lors prisonnier pendant cinq ans en Angleterre. Il y reçoit les égards dus à son rang et est bien traité. Cependant, il demeure en captivité, alors que les Angl Pour en lire plus
La course est une formidable machine à créer des prisonniers! Quand un corsaire prend un navire ennemi, son équipage se constitue la plupart du temps prisonnier et il revient au corsaire de le prendre en charge. Bien que ces bouches à nourrir coûtent cher aux corsaires, les prisonniers sont aussi une richesse puisqu'ils servent de monnaie d'échange. De surcroît, les renseignements obtenus de ces prisonniers lors des interrogatoires s'avèrent parfois des sources d'information précieuses sur les mouvements ennemis.

Ces prisonniers sont généralement traités avec beaucoup d'égards, gardés chez l'habitant ou l'armateur du corsaire. Toutefois, la course étant quand même un acte de guerre, il arrive aussi que des prisonniers soient maltraités.

La capture de Mgr de Saint-Vallier

Alors qu'il revient à Québec en 1704, après quatre années passées en Europe, Mgr de Saint-Vallier est capturé par une flotte anglaise dont certains navires sont corsaires. Il sera dès lors prisonnier pendant cinq ans en Angleterre. Il y reçoit les égards dus à son rang et est bien traité. Cependant, il demeure en captivité, alors que les Anglais négocient son échange contre des compatriotes gardés par les Français.

Les négociations pour l'échange de Mgr de Saint-Vallier contre l'évêque de Liège, un prisonnier de « valeur » équivalente à l'évêque de Québec, ont été des plus compliquées. Finalement, Saint-Vallier ne reviendra à Québec qu'en 1713.

Un larcin sur une prise à Québec

Comme cela était fréquent à l'époque, plusieurs prisonniers sont logés à Québec chez l'armateur du vaisseau corsaire ou dans toute autre maison où l'armateur juge bon de les loger. Cette situation donne parfois lieu à de drôles d'histoires!

Ainsi, à l'automne 1712, un vol important a lieu sur une prise ancrée en rade de Québec : des cordages et autres agrès sont dérobés sur le navire la Catherine. Or, pour démasquer le ou les voleurs, les autorités ont pour seuls témoins... des matelots anglais de la Catherine, prisonniers dans une maison du Cul-de-Sac de Québec!

Les échanges de prisonniers

En temps de conflit, les autorités négocient pour sauver leurs sujets détenus par l'ennemi. On relâche alors quelques-uns de nos prisonniers pour que l'ennemi fasse de même.

En novembre 1744, le gouverneur de l'Île Royale en Acadie écrit au gouverneur du Massachusetts, pour lui proposer un échange de prisonniers :

« Je vous renvoie par les mêmes bâtiments tous les prisonniers pris dans un corsaire de votre contrée et de différents bâtiments excepté une partie de 67 que j'ai envoyée à Plaisance pour y être échangée contre des prisonniers pêcheurs et autres qui y sont. »

ANC, MG1 Fonds des Colonies. Série C11A. Correspondance générale. 15/09/1744

Félix O'Hara, un prisonnier politique

Pour pallier le manque de troupes régulières pour la défense du pays, une milice locale est mise en place en plusieurs endroits du Canada, comme c'est le cas à Percé en Gaspésie.

À l'été 1782, les corsaires américains frappent un grand coup et attaquent le poste de Percé plusieurs fois de suite. Ils vont même jusqu'à débarquer à terre et pousser le seul canon de la milice dans l'eau au bas de la falaise. En partant, ils brûlent tous les vaisseaux qu'ils trouvent et font prisonnier le chef de la milice de Percé, le marchand Félix O'Hara. Ils le traînent sur leur navire où ils lui font subir un procès-spectacle devant un tribunal improvisé. Le marchand y est notamment accusé d'être riche! Acquitté et renvoyé sur le rivage à bord d'un canot, il est traité assez durement.

Les corsaires américains, hautement politisés, appliquent une « justice » influencée des idéaux de la Révolution américaine. Leur ennemi juré au Canada est le marchand britannique qui exploite les habitants canadiens français et autochtones. Voilà pourquoi O'Hara, marchand en plus d'être chef de milice, est traité de cette façon.

© 2006, Musée maritime du Québec et du Musée naval de Québec

<i>American Prisoners on Board a British Prison Ship</i>

Ce dessin représentait des prisonniers américains à bord d’un bateau-prison britannique.

John Trumbull
Charles Allen Munn Collection
vers 1782-1832
© Fordham University Library, Bronx, New York


Carte de l’Amérique septentrionale (…) Cartouche de la Ville de Québec, 1688

Dans le coin gauche de ce cartouche, on voit bien la baie du Cul-de-Sac, principal port de Québec sous le régime français.

Jean-Baptiste-Louis Franqueline
Service historique de la Marine, Vincennes, copie aux Archives Nationales du Québec, Québec. Copie d’archives française, no 21. Archives françaises, photo no 21, original au Service de la Marine de France.

© Service de la Marine de France


Pendant la Guerre d'Indépendance américaine, les corsaires américains ont comme cible privilégiée les marchands britanniques établis le long des côtes du Canada. Ces marchands représentent tout ce contre quoi ils se battent : la richesse par l'exploitation des habitants, la couronne britannique et l'Empire utilisant pour son profit les ressources de ses colonies.

Voilà pourquoi les corsaires nuisent au commerce des marchands britanniques, les attaquent et les pillent, tout en tentant de ne pas nuire aux habitants canadiens français et autochtones qui les aident en retour.

Charles Robin

La plus célèbre famille marchande de l'histoire de la Gaspésie, celle des Robin, a subi, comme plusieurs autres familles, les attaques de corsaires.

À l'été 1778, des corsaires américains, d'une agressivité particulière, ont débarqué à Paspébiac chez Charles Robin. Ils l'ont alors enfermé dans sa maison et ont pillé ce qui lui appartenait, jusqu'à ses boucles de chaussures. Les corsaires ont ensuite pris les pelleteries et le poisson qu'ils ont pu trouver, puis sont repartis vers les États-Unis.

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Pendant la Guerre d'Indépendance américaine, les corsaires américains ont comme cible privilégiée les marchands britanniques établis le long des côtes du Canada. Ces marchands représentent tout ce contre quoi ils se battent : la richesse par l'exploitation des habitants, la couronne britannique et l'Empire utilisant pour son profit les ressources de ses colonies.

Voilà pourquoi les corsaires nuisent au commerce des marchands britanniques, les attaquent et les pillent, tout en tentant de ne pas nuire aux habitants canadiens français et autochtones qui les aident en retour.

Charles Robin

La plus célèbre famille marchande de l'histoire de la Gaspésie, celle des Robin, a subi, comme plusieurs autres familles, les attaques de corsaires.

À l'été 1778, des corsaires américains, d'une agressivité particulière, ont débarqué à Paspébiac chez Charles Robin. Ils l'ont alors enfermé dans sa maison et ont pillé ce qui lui appartenait, jusqu'à ses boucles de chaussures. Les corsaires ont ensuite pris les pelleteries et le poisson qu'ils ont pu trouver, puis sont repartis vers les États-Unis.

Henry Shoolbred et William Smith

Pour les marchands Henry Shoolbred et William Smith, qui possèdent des comptoirs de pêche dans la Baie des Chaleurs, les déprédations commises par les corsaires américains sont amplifiées parce que les habitants canadiens français et les Amérindiens se rangent du côté des Américains.

En effet, les corsaires se font piloter par des habitants qui leur indiquent les caches de marchandises et participent au pillage. Les habitants et les Amérindiens obtiennent même des récompenses pour leurs services sous la forme de biens tirés du pillage des magasins britanniques, de wampums ou même de médailles du Congrès américain.

Cette situation pousse certains marchands, dont William Smith, à quitter la péninsule. Dans son cas, d'ailleurs, cela signifiera sa ruine, puisque sa compagnie est dissoute en 1784.

William Smith à Henry Shoolbred :

« L'ensemble des habitants de ce pays devient ennemi des Anglais et je suis déterminé à quitter la Baie aussitôt que possible. »

Bibliothèque de l'Université Laval, FC 411 H159 A4, Bobine 105, Page 27, 08/07/1778.

© 2006, Musée maritime du Québec et du Musée naval de Québec

Wampum

Wampum

Dessin : Pierre Bourgeault

© 2006, Musée maritime du Québec et du Musée naval de Québec


L'absence d'un mari ou d'un père de famille peut parfois causer des difficultés importantes. Si l'absence est de courte durée, les provisions peuvent suffire à nourrir la famille. En revanche, si l'absence se prolonge, on appliquera certaines mesures comme celle en cas de décès d'un marin parti en course.

Les contrats signés entre les divers intéressés dans une entreprise corsaire mettent en lumière ces clauses compensatoires. C'est le cas en ce qui concerne « Le règlement entre les armateurs du brigantin le Joybert » signé à Québec en 1704. On y prévoit que :

« La part de ceux qui mourront de maladie ou qui seront tués dans le combat ou par accident de quelque manière que la mort leur advienne pendant tout le voyage de cette entreprise soit dès le commencement ou à la fin sera conservée et délivrée à leurs héritiers comme s'ils avaient vécu durant toute la dite entreprise. »

Pierre-Georges Roy, Un corsaire canadien, Jean Léger de la Grange, Lévis, 1918, pages 15 et 16.

La Dame de la Durantaye

Seule et enceinte de son sixiè Pour en lire plus
L'absence d'un mari ou d'un père de famille peut parfois causer des difficultés importantes. Si l'absence est de courte durée, les provisions peuvent suffire à nourrir la famille. En revanche, si l'absence se prolonge, on appliquera certaines mesures comme celle en cas de décès d'un marin parti en course.

Les contrats signés entre les divers intéressés dans une entreprise corsaire mettent en lumière ces clauses compensatoires. C'est le cas en ce qui concerne « Le règlement entre les armateurs du brigantin le Joybert » signé à Québec en 1704. On y prévoit que :

« La part de ceux qui mourront de maladie ou qui seront tués dans le combat ou par accident de quelque manière que la mort leur advienne pendant tout le voyage de cette entreprise soit dès le commencement ou à la fin sera conservée et délivrée à leurs héritiers comme s'ils avaient vécu durant toute la dite entreprise. »

Pierre-Georges Roy, Un corsaire canadien, Jean Léger de la Grange, Lévis, 1918, pages 15 et 16.

La Dame de la Durantaye

Seule et enceinte de son sixième enfant, son mari étant parti en « flibuste », la dame de la Durantaye demande, en 1707, une compensation à l'Intendant de la colonie.

M. Jacques Raudot, l'Intendant, émet donc une ordonnance qui commande au propriétaire du moulin seigneurial de livrer à la dame trois minots de blé tous les mois. C'est une maigre compensation pour une femme sans revenu, mais cela indique néanmoins la présence d'une forme de protection sociale pour les proches de corsaires.

Une famille abandonee

Jean La Fosse est un personnage à la discipline élastique. Pêcheur, corsaire, même pirate, gardien d'un petit fort armé près de Plaisance sur l'Île de Terre-Neuve. Il s'attire souvent les foudres du gouverneur de l'endroit en partant en course sans sa permission. Il lui arrive même de partir sans commission en course et en délaissant son fort... et sa famille!

Dans une lettre au ministre Maurepas en 1711, le Gouverneur de Plaisance se fait le défenseur de la famille de La Fosse et s'inquiète de son sort en l'absence du corsaire.

« Sa femme est restée dans ses maisons avec sa famille tout coupable qu'il est s'il revient chez lui; je le punirai sur les lieux suivant le cas [...] Sa femme et ses enfants doivent aussi beaucoup de part à l'indulgence qu'on peut avoir à une semblable conduite. [...] »

ANC, MG1 Série C11C, 24/10/1711.

Les enfants d'un corsaire

En 1703, alors que le capitaine corsaire Jean Léger de la Grange est parti en expédition, sa femme, Louise Fauvel décède et le marchand Guillaume Gaillard devient le tuteur de leurs enfants. Gaillard se retrouve de plus obligé de veiller sur les biens du sieur de la Grange, car ses enfants étant d'âge mineur ils ne peuvent gérer les avoirs de leur père.

Dès lors, la fille du corsaire Jean Léger de la Grange, Geneviève de la Grange de Saint-Louis, alors âgée de 10 ans, habite fort probablement la maison de Gaillard au pied de la côte de la Montagne. Elle deviendra plus tard mère supérieure des Ursulines de Québec.

© 2006, Musée maritime du Québec et du Musée naval de Québec

Jean Talon visitant les colons, vers 1931

Jean Talon visitant les colons, vers 1931

Bibliothèque et Archives Canada
Reproduit avec la permission du ministre des Travaux publics et Services gouvernementaux Canada (2005).
vers 1931
C-011925
© 2005 Bibliothèque et Archives Canada


A Fishing Station in Placentia Bay, Newfoundland

Établissement de pêche français dans la Baie de Plaisance à l’époque où Jean de La Fosse y séjourne.

Gerard van Edema
Avec la permission du Royal Ontario Museum
vers 1690
no 957.91
© Royal Ontario Museum


Voûtes de la maison Gaillard, Place-Royale, Québec

C’est dans cette maison que Guillaume Gaillard aurait accueilli les enfants de Jean Léger de la Grange.

David Saint-Pierre

© Musée naval de Québec


La guerre, avec ses combats et ses incertitudes, transforme la vie des gens. La course, comme activité de guerre, entraîne elle aussi des impacts dans la vie des populations civiles. Rendant plus difficile la pêche, la guerre incite les bons marins à partir en course. De plus, parce que les corsaires ont pour cible principale les navires de commerce et de ravitaillement, leurs attaques nuisent considérablement à l'approvisionnement en marchandises diverses destinées aux habitants.

En revanche, les corsaires canadiens et leurs alliés peuvent contribuer à ramener au pays des marchandises prises aux ennemis. À quelques occasions, cela permet à la population d'échapper à la disette.
La guerre, avec ses combats et ses incertitudes, transforme la vie des gens. La course, comme activité de guerre, entraîne elle aussi des impacts dans la vie des populations civiles. Rendant plus difficile la pêche, la guerre incite les bons marins à partir en course. De plus, parce que les corsaires ont pour cible principale les navires de commerce et de ravitaillement, leurs attaques nuisent considérablement à l'approvisionnement en marchandises diverses destinées aux habitants.

En revanche, les corsaires canadiens et leurs alliés peuvent contribuer à ramener au pays des marchandises prises aux ennemis. À quelques occasions, cela permet à la population d'échapper à la disette.

© 2006, Musée maritime du Québec et du Musée naval de Québec

Élie Galermont est un nouveau marin sur le navire corsaire « La T ». Après un pillage, il se rend compte que son capitaine les entraînent dans l’illégalité et agit davantage comme un pirate que comme un corsaire au service du roi. Élie n’aime pas beaucoup cela et décide de partir à la recherche de preuves afin de dénoncer son capitaine à son retour. À travers différents jeux, aide Élie Galermont fouille le navire afin de trouver des preuves pour dénoncer le capitaine.

Jeu 1
Le coq a dessiné 16 portraits. Mais seulement 4 portraits représentent des personnes que le capitaine connaît. Pour trouver la preuve que Galermont recherche, vous devez reconnaître ces 4 personnes à l’aide des indices inscrits dans le cahier.

Suivez ce lien pour jouer au jeu.
Élie Galermont est un nouveau marin sur le navire corsaire « La T ». Après un pillage, il se rend compte que son capitaine les entraînent dans l’illégalité et agit davantage comme un pirate que comme un corsaire au service du roi. Élie n’aime pas beaucoup cela et décide de partir à la recherche de preuves afin de dénoncer son capitaine à son retour. À travers différents jeux, aide Élie Galermont fouille le navire afin de trouver des preuves pour dénoncer le capitaine.

Jeu 1
Le coq a dessiné 16 portraits. Mais seulement 4 portraits représentent des personnes que le capitaine connaît. Pour trouver la preuve que Galermont recherche, vous devez reconnaître ces 4 personnes à l’aide des indices inscrits dans le cahier.

Suivez ce lien pour jouer au jeu.

© 2006, Musée maritime du Québec et du Musée naval de Québec

Objectifs d'apprentissage

L’apprenant va :
  • identifier le rôle et l’importance des corsaires sur la population, l’économie de la colonie ainsi que le développement du territoire;
  • définir ce qui caractérise un corsaire et les différences qui existent entre eux et les pirates;
  • établir des liens entre les évènements du passé et le présent (continuité);
  • développer une démarche de recherche et de traitement de l’information en géographie et en histoire, ce qui lui permettra de développer sa pensée critique et historique.

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