On exploite potagers et vergers dans l’enceinte de Montréal, mais surtout dans les côtes et faubourgs des alentours. Les flancs du mont Royal sont non seulement couverts de pommiers, mais aussi de pruniers, cerisiers, poiriers et groseilliers. Leurs propriétaires emploient des jardiniers ou leur louent les terrains contre argent et denrées, et le loisir de s’y promener. Les surplus se vendent au marché : d’abord les choux, oignons, carottes, et betteraves faciles à conserver; puis les haricots, concombres, céleris, poireaux, asperges, courges, citrouilles, melons, salades et aromates. Les melons de Montréal sont renommés.
On exploite potagers et vergers dans l’enceinte de Montréal, mais surtout dans les côtes et faubourgs des alentours. Les flancs du mont Royal sont non seulement couverts de pommiers, mais aussi de pruniers, cerisiers, poiriers et groseilliers. Leurs propriétaires emploient des jardiniers ou leur louent les terrains contre argent et denrées, et le loisir de s’y promener. Les surplus se vendent au marché : d’abord les choux, oignons, carottes, et betteraves faciles à conserver; puis les haricots, concombres, céleris, poireaux, asperges, courges, citrouilles, melons, salades et aromates. Les melons de Montréal sont renommés.

© Pointe-à-Callière, musée d'archéologie et d'histoire de Montréal 2006. Tous droits réservés.

De 1667 à 1680, chaque été, la foire de la fourrure se déroule à Montréal. Les Outaouais, Algonquins et coureurs des bois viennent alors y troquer les fourrures des pays d'en haut contre des objets manufacturés : couvertures, fusils, chaudrons. La traite ne se fait plus dans les maisons, mais dans les lieux désignés pour la foire, les marchands se construisent ou louent de petites cabanes temporaires très convoitées. Après deux jours d'installation et de discours, le négoce commence...
De 1667 à 1680, chaque été, la foire de la fourrure se déroule à Montréal. Les Outaouais, Algonquins et coureurs des bois viennent alors y troquer les fourrures des pays d'en haut contre des objets manufacturés : couvertures, fusils, chaudrons. La traite ne se fait plus dans les maisons, mais dans les lieux désignés pour la foire, les marchands se construisent ou louent de petites cabanes temporaires très convoitées. Après deux jours d'installation et de discours, le négoce commence...

© Pointe-à-Callière, musée d'archéologie et d'histoire de Montréal 2006. Tous droits réservés.

La course des bois commence en 1650 alors que les Hurons ne peuvent plus approvisionner Montréal en fourrures. De jeunes Montréalais vont désormais chercher les pelleteries chez les Amérindiens des Grands Lacs, à des milliers de kilomètres. L'entreprise est risquée, car les bois sont hostiles, mais elle rapporte gros. Le caractère indépendant de ces jeunes leur fait apprécier la liberté des sociétés amérindiennes. Après quelques mois, ils deviennent méconnaissables et adoptent les us des tribus qui les accueillent. En 1672, on comptera 300 à 400 coureurs des bois illégaux et le double, 8 ans plus tard.
La course des bois commence en 1650 alors que les Hurons ne peuvent plus approvisionner Montréal en fourrures. De jeunes Montréalais vont désormais chercher les pelleteries chez les Amérindiens des Grands Lacs, à des milliers de kilomètres. L'entreprise est risquée, car les bois sont hostiles, mais elle rapporte gros. Le caractère indépendant de ces jeunes leur fait apprécier la liberté des sociétés amérindiennes. Après quelques mois, ils deviennent méconnaissables et adoptent les us des tribus qui les accueillent. En 1672, on comptera 300 à 400 coureurs des bois illégaux et le double, 8 ans plus tard.

© Pointe-à-Callière, musée d'archéologie et d'histoire de Montréal 2006. Tous droits réservés.

Presque 200 personnes vivent à Montréal quand Jacques Le Ber s’y établit en 1657. Il épouse peu après Jeanne Le Moyne, la sour de Charles Le Moyne, et s’associe à son beau-frère qui jouit déjà d’un statut important. Résidant côte à côte, rue Saint-Paul, au cour des lieux de négoce, ils deviennent chefs de file du commerce des fourrures. Peu soucieux des règles, ils trafiquent même avec les Anglais d’Albany. Le Ber s’intéresse à tout et son empire se diversifie. Il exploite des barques de pêche à la morue et des navires de commerce outre-mer, des propriétés à Lachine, à Québec et à Montréal ainsi qu’une part importante du domaine agricole de l’île Saint-Paul. Il devient seigneur de Senneville. Riche et influent, c’est aussi un défenseur aguerri de la colonie contre les Iroquois. En 1696, Le Ber achètera même du roi son titre de noble écuyer.
Presque 200 personnes vivent à Montréal quand Jacques Le Ber s’y établit en 1657. Il épouse peu après Jeanne Le Moyne, la sour de Charles Le Moyne, et s’associe à son beau-frère qui jouit déjà d’un statut important. Résidant côte à côte, rue Saint-Paul, au cour des lieux de négoce, ils deviennent chefs de file du commerce des fourrures. Peu soucieux des règles, ils trafiquent même avec les Anglais d’Albany. Le Ber s’intéresse à tout et son empire se diversifie. Il exploite des barques de pêche à la morue et des navires de commerce outre-mer, des propriétés à Lachine, à Québec et à Montréal ainsi qu’une part importante du domaine agricole de l’île Saint-Paul. Il devient seigneur de Senneville. Riche et influent, c’est aussi un défenseur aguerri de la colonie contre les Iroquois. En 1696, Le Ber achètera même du roi son titre de noble écuyer.

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Objectifs d'apprentissage

L’apprenant va :
  • expliquer l’importance de la fondation de Montréal en Nouvelle-France, de 1642 à 1763;
  • mettre en contexte les clivages socio-économiques propres à cette époque;
  • démontrer l’importance de Montréal comme plaque tournante en Amérique du Nord britannique.

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