Montréal

Gauche : Vue de Montréal en direction nord-ouest depuis l'église Notre-Dame, Montréal, QC. 1872

Droite :Vue de Montréal en direction nord-ouest depuis l'église Notre-Dame, Montréal, QC. D'après Notmen (I-77457). Prise le 22 octobre 1999 13h 30

Photographes: Gauche : William Notman, Droite : Andrzej Maciejewski
Musée McCord d'histoire canadienne

© 2002, Musée McCord d'histoire canadienne. Tous droits réservés.


Date/heure : 22 octobre 1999, 13 h 30

Cette vue de Montréal est plutôt ordinaire, mais la photo originale de Notman est d'une très grande qualité. Je distingue son studio du 17, rue Bleury, avec son toit agrémenté de trois immenses fenêtres à tabatière, l'une d'elles munie d'un couvercle pour l'agrandisseur à la lumière naturelle. Même si je n'avais que peu de points de repère, je n'ai pas eu de mal à comprendre que la photo avait été prise de l'une des tours de l'église Notre-Dame. J'ai donc monté le même immense escalier que Notman a dû emprunter il y a bien des années. La vue d'en haut est un peu décevante, mais le résultat traduit parfaitement le changement.
Date/heure : 22 octobre 1999, 13 h 30

Cette vue de Montréal est plutôt ordinaire, mais la photo originale de Notman est d'une très grande qualité. Je distingue son studio du 17, rue Bleury, avec son toit agrémenté de trois immenses fenêtres à tabatière, l'une d'elles munie d'un couvercle pour l'agrandisseur à la lumière naturelle. Même si je n'avais que peu de points de repère, je n'ai pas eu de mal à comprendre que la photo avait été prise de l'une des tours de l'église Notre-Dame. J'ai donc monté le même immense escalier que Notman a dû emprunter il y a bien des années. La vue d'en haut est un peu décevante, mais le résultat traduit parfaitement le changement.

© 2002, Musée McCord d'histoire canadienne. Tous droits réservés.

Carte

Cette carte de Montréal représente les endroits où les photographies de Notman et de Maciejewski ont été prises.

Musée McCord d'histoire canadienne

© 2002, Musée McCord d'histoire canadienne. Tous droits réservés.


En 1872, le photographe William Notman se perche de nouveau au sommet de l’église Notre-Dame pour capter une série de panoramas de Montréal. L’image reproduite ici offre une vue imprenable sur les quartiers du nord, Saint-Laurent et Saint-Antoine, ainsi que sur le mont Royal. Alors que la montagne, les églises et les résidences privées dominent le paysage, un heureux hasard nous permet d’entrevoir l’activité industrielle montréalaise. En effet, la démolition récente d’un bâtiment sur la place d’Armes, face à Notre-Dame, révèle la présence d’usines modernes à proximité du quartier des affaires.

En 1872, Montréal est le plus important centre industriel du Canada. La ville est à l’avant-garde de la révolution industrielle canadienne. Les abords du canal Lachine, le centre-ville et les faubourgs environnants sont tous touchés par cette poussée industrielle. Toutefois, les activités portuaires et commerciales attirent davantage le regard des touristes et des photographes Pour en lire plus
En 1872, le photographe William Notman se perche de nouveau au sommet de l’église Notre-Dame pour capter une série de panoramas de Montréal. L’image reproduite ici offre une vue imprenable sur les quartiers du nord, Saint-Laurent et Saint-Antoine, ainsi que sur le mont Royal. Alors que la montagne, les églises et les résidences privées dominent le paysage, un heureux hasard nous permet d’entrevoir l’activité industrielle montréalaise. En effet, la démolition récente d’un bâtiment sur la place d’Armes, face à Notre-Dame, révèle la présence d’usines modernes à proximité du quartier des affaires.

En 1872, Montréal est le plus important centre industriel du Canada. La ville est à l’avant-garde de la révolution industrielle canadienne. Les abords du canal Lachine, le centre-ville et les faubourgs environnants sont tous touchés par cette poussée industrielle. Toutefois, les activités portuaires et commerciales attirent davantage le regard des touristes et des photographes. Si les photographies des façades d’usines sont peu nombreuses, encore plus rares sont les traces des intérieurs industriels et des hommes, femmes et enfants qui y travaillaient.
Documents imprimés
  • Canadian Railway Advertising Company. 1854. Montreal Business Sketches with a Description of the City of Montreal. Montréal: s.l.
  • Courville, Serge, Jean-Claude Robert, et Normand Séguin. 1995. Atlas historique du Québec. Le pays laurentien au XIXe siècle : les morphologies de base. Sainte-Foy (Qué.) : Presses de l'Université Laval.
  • Lewis, Robert. 2000. Manufacturing Montreal. The Making of an Industrial Landscape, 1850-1930. Baltimore: Johns Hopkins University Press.

© 2002, Musée McCord d'histoire canadienne. Tous droits réservés.

Détail

Dans les années 1860 et 1870, l'industrie montréalaise a recours de plus en plus souvent à la vapeur pour actionner la machinerie. La métallurgie est un des secteurs où la présence des machines à vapeur et des grandes cheminées commence à transformer le paysage urbain et à polluer les quartiers résidentiels voisins. Ici, on voit bien les effets de la Montreal Type Foundry, une fonderie de caractères d'imprimerie.

Photographe : William Notman (1826-1891)
Musée McCord d'histoire canadienne - Achat de l'Associated Screen News Ltd.
vers 1872
Plaque de verre au collodion humide
20 x 25 cm
I-77457-D2
© Musée McCord


Montréal, centre manufacturier!

Un peu partout dans le ciel de la ville, la fumée s'échappe des cheminées des usines. Montréal est la championne canadienne en matière de production industrielle. Dans les manufactures, des centaines d'ouvriers fabriquent des chaussures, des vêtements, transforment les aliments, le tabac, le bois, le fer ou l'acier. Les usines montréalaises sont fort diversifiées et la majorité des secteurs industriels sont représentés. Hommes, femmes et enfants sont attendus aux portes de l'usine. Le rythme effréné laisse peu de temps aux ouvriers pour le loisir.
Montréal, centre manufacturier!

Un peu partout dans le ciel de la ville, la fumée s'échappe des cheminées des usines. Montréal est la championne canadienne en matière de production industrielle. Dans les manufactures, des centaines d'ouvriers fabriquent des chaussures, des vêtements, transforment les aliments, le tabac, le bois, le fer ou l'acier. Les usines montréalaises sont fort diversifiées et la majorité des secteurs industriels sont représentés. Hommes, femmes et enfants sont attendus aux portes de l'usine. Le rythme effréné laisse peu de temps aux ouvriers pour le loisir.

© 2002, Musée McCord d'histoire canadienne. Tous droits réservés.

Estampe

Parue le 4 mai 1872 dans l'hebdomadaire Canadian Illustrated News, cette illustration fait suite aux travaux d'agrandissement entrepris par la fonderie en 1871. Cette illustration non signée pourrait être d'Eugène Haberer (1837-1921), artiste graveur qui réalisa d'autres vues de cette même manufacture pour le même journal.

Anonyme
Musée McCord d'histoire canadienne - Don de Mr. Charles deVolpi
vers 1872
39 x 27 cm
M979.87.5024
© Musée McCord


La révolution industrielle favorise l’expansion des fonderies. Pour faire face aux besoins et à la concurrence, les fonderies adoptent de nouvelles méthodes de travail, notamment le paiement à la pièce et la division des tâches.

La fonderie Clendinning se trouvait dans l’un des premiers quartiers industriels et ouvriers de Montréal, Griffintown. Ce quartier situé près du centre ville rassemblait principalement une population d’origine irlandaise. Les travailleurs qui le pouvaient habitaient à proximité de leur lieu de travail.

Après son agrandissement, en 1872, cette fonderie devint l’une des plus importantes de Montréal avec ses 180 ouvriers, dont 17% avait moins de 16 ans. En effet, la division des tâches permettait d’embaucher une main-d’oeuvre non qualifiée pour des travaux simples. Proche de ses ouvriers, W. Clendinning n’en demeurait pas moins exigeant. En mars 1872, il s’opposa au mouvement visant la réduction de la journée de travail de dix à neuf heures.
La révolution industrielle favorise l’expansion des fonderies. Pour faire face aux besoins et à la concurrence, les fonderies adoptent de nouvelles méthodes de travail, notamment le paiement à la pièce et la division des tâches.

La fonderie Clendinning se trouvait dans l’un des premiers quartiers industriels et ouvriers de Montréal, Griffintown. Ce quartier situé près du centre ville rassemblait principalement une population d’origine irlandaise. Les travailleurs qui le pouvaient habitaient à proximité de leur lieu de travail.

Après son agrandissement, en 1872, cette fonderie devint l’une des plus importantes de Montréal avec ses 180 ouvriers, dont 17% avait moins de 16 ans. En effet, la division des tâches permettait d’embaucher une main-d’oeuvre non qualifiée pour des travaux simples. Proche de ses ouvriers, W. Clendinning n’en demeurait pas moins exigeant. En mars 1872, il s’opposa au mouvement visant la réduction de la journée de travail de dix à neuf heures.

© 2002, Musée McCord d'histoire canadienne. Tous droits réservés.

Gravure

John Henry Walker, artisan graveur (1831-1899), s'inquiète à la fin de sa vie de l'éventuelle disparition de son métier en raison des progrès des techniques de reproduction.

Artiste : John Henry Walker (1831-1899)
Musée McCord d'histoire canadienne - Don de M. David Ross McCord

Encre sur papier - Gravure sur bois
10 x 6 cm
M930.50.5.1
© 2002, Musée McCord d'histoire canadienne. Tous droits réservés.


Apparues à partir des années 1850 dans le secteur de la cordonnerie, les machines-outils caractérisent le passage de l’artisanat à l’industrie. Elles ont contribué à la hausse de la productivité et bouleversé les habitudes de travail.

L’artisan cordonnier étudiait toutes les facettes de son métier pendant une période d’apprentissage variable. Toutefois, la division des tâches et le recours aux machines permettent d’employer des ouvriers qui ne fabriquent plus qu’une partie de la chaussure - toujours la même.

Le travail salarié s’accompagne d’horaires fixes et d’une transformation du rythme de la vie quotidienne. Une absence au travail peut entraîner une amende, voire une peine de prison.
Apparues à partir des années 1850 dans le secteur de la cordonnerie, les machines-outils caractérisent le passage de l’artisanat à l’industrie. Elles ont contribué à la hausse de la productivité et bouleversé les habitudes de travail.

L’artisan cordonnier étudiait toutes les facettes de son métier pendant une période d’apprentissage variable. Toutefois, la division des tâches et le recours aux machines permettent d’employer des ouvriers qui ne fabriquent plus qu’une partie de la chaussure - toujours la même.

Le travail salarié s’accompagne d’horaires fixes et d’une transformation du rythme de la vie quotidienne. Une absence au travail peut entraîner une amende, voire une peine de prison.

© 2002, Musée McCord d'histoire canadienne. Tous droits réservés.

Bottes

Appréciées et portées tant par les femmes que les hommes, les bottines boutonnées sont très à la mode entre les années 1860 et les années 1910.

George G. Gales & Co.
Musée McCord d'histoire canadienne - Don de Mme. Raymond Caron
vers 1900
peau; cuir; verre;
18 x 7,8 x 25,5 cm
M973.1.63.1-2
© 2009, RCIP-CHIN. Tous droits réservés.


L'industrie de la chaussure, l'une des plus anciennes de Montréal, prend véritablement son essor entre 1850 et 1871 grâce au processus de mécanisation. Le recensement de 1871 dénombre plus de 21 000 personnes employées dans les manufactures. Cette industrie, qui regroupe alors près de 25 % de la main-d'oeuvre, constitue le secteur d'activité le plus important de la ville.

Au Canada, Montréal conserve sa domination sur ce secteur commercial pendant tout le XIXe siècle. Plus de 250 modèles sont produits en 1882 et, en 1890, la production de souliers s'élève à plus de 2,5 millions de paires. Montréal occupe alors 60 % du marché canadien de la chaussure.

La maison Gales, où ont été fabriquées ces bottines, était située au 323, rue Saint-Antoine, dans le Vieux-Montréal. Ce quartier était alors le coeur de la cordonnerie, même si les faubourgs attiraient de plus en plus les boutiques et les manufactures en mal d'espace.
L'industrie de la chaussure, l'une des plus anciennes de Montréal, prend véritablement son essor entre 1850 et 1871 grâce au processus de mécanisation. Le recensement de 1871 dénombre plus de 21 000 personnes employées dans les manufactures. Cette industrie, qui regroupe alors près de 25 % de la main-d'oeuvre, constitue le secteur d'activité le plus important de la ville.

Au Canada, Montréal conserve sa domination sur ce secteur commercial pendant tout le XIXe siècle. Plus de 250 modèles sont produits en 1882 et, en 1890, la production de souliers s'élève à plus de 2,5 millions de paires. Montréal occupe alors 60 % du marché canadien de la chaussure.

La maison Gales, où ont été fabriquées ces bottines, était située au 323, rue Saint-Antoine, dans le Vieux-Montréal. Ce quartier était alors le coeur de la cordonnerie, même si les faubourgs attiraient de plus en plus les boutiques et les manufactures en mal d'espace.

© 2002, Musée McCord d'histoire canadienne. Tous droits réservés.

Objectifs d'apprentissage

L’apprenant va :
  • nommer les changements qui sont survenus au sein de la société canadienne en deux décennies (territoire, population, économie, etc.);
  • décrire en détails les changements qu’il ou elle est en mesure d’observer;
  • expliquer et émettre des hypothèses quant aux raisons qui pourraient justifier ces changements;
  • faire des liens entre les différences et les similitudes des deux époques.

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