Suite à Déportation, plusieurs familles acadiennes sont plongées dans une longue période d’isolement. Vivant dans la crainte et cachées pratiquement jusqu’à la fin des années 1700, elles ne sortent alors au grand jour que pour s’installer en petits groupes à l’écart des colons britanniques.

Les Acadiens, outre les goélettes de pêcheurs qui arrivent à l’occasion, reçoivent peu de visites dans leurs nouvelles communautés. Pour bien des familles, dont l’existence se déroule d’abord et avant tout à la maison, l’étranger n’est qu’un être rarement rencontré. S’il en advient un, on se méfie d’abord de lui; mais le doute cède généralement à la charité chrétienne qui demande un bon accueil et le partage de son maigre repas.

L’Anglais, surtout s’il est protestant, est particulièrement regardé avec méfiance. Très tôt, certaines communautés acadiennes doivent cependant composer avec une présence anglophone. Protestants pour la plupart, ces colons aux origines britanniques diverses, y forment dans les faits, avec leurs propres temples religieux, leurs écoles et leur vie sociale, une sociét Pour en lire plus
Suite à Déportation, plusieurs familles acadiennes sont plongées dans une longue période d’isolement. Vivant dans la crainte et cachées pratiquement jusqu’à la fin des années 1700, elles ne sortent alors au grand jour que pour s’installer en petits groupes à l’écart des colons britanniques.

Les Acadiens, outre les goélettes de pêcheurs qui arrivent à l’occasion, reçoivent peu de visites dans leurs nouvelles communautés. Pour bien des familles, dont l’existence se déroule d’abord et avant tout à la maison, l’étranger n’est qu’un être rarement rencontré. S’il en advient un, on se méfie d’abord de lui; mais le doute cède généralement à la charité chrétienne qui demande un bon accueil et le partage de son maigre repas.

L’Anglais, surtout s’il est protestant, est particulièrement regardé avec méfiance. Très tôt, certaines communautés acadiennes doivent cependant composer avec une présence anglophone. Protestants pour la plupart, ces colons aux origines britanniques diverses, y forment dans les faits, avec leurs propres temples religieux, leurs écoles et leur vie sociale, une société parallèle. Quoique les chicanes entre les deux groups ne soient pas rares … Minoritaires dans la plupart des cas, ils accaparent la main mise sur l’économie et le pouvoir politique de ces villages. C’est le cas, par exemple, de la famille Blackhall à Caraquet qui y cumule plusieurs fonctions officielles dans les années 1800.

Autrefois on bon ami, l’Amérindien est lui aussi perçu avec méfiance par l’Acadien dans sa nouvelle Acadie. Règle générale, leurs relations étain

© Village Historique Acadien, Province du Nouveau-Brunswick, 2003. Tous droits réservés.

Minoritaires dans plusieurs communautés acadiennes, les colons d'origines britanniques y occupent toutefois la majorité des postes administratifs locaux dans les années 1800. Certains y cumulent même plusieurs fonctions tels que celles de juge de paix, de maître de poste et de syndic scolaire, etc.

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Bien que les liens entres les Acadiens et les Amérindiens ne soient plus aussi cordiaux qu'autrefois, les Micmacs sont toujours présents dans le quotidien des communautés acadiennes.

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Après les années 1870, la venue du chemin de fer favorise grandement la construction d'hôtels dans plusieurs communautés acadiennes. Les voyageurs, les touristes et commis voyageur, sont alors plus nombreux qu'autrefois dans les villages acadiens.



La visite du commis voyageur est non seulement attendue par le marchand, elle est appréciée par les gens du voisinage qui aiment bien voir les dernières nouveautés et entendre les dernières nouvelles de l'extérieur de la paroisse.

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2002
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Voyager à l’époque de nos ancêtres Acadiens est pratiquement un luxe et ce n’est pas tout le monde qui peut se le permettre. C’est aussi une activité qui est réservée à la nécessité. Il ne faut pas oublier, per exemple, qu’une petite balade en voiture d’une vingtaine de minutes de nos jours rprésente alors une excursion de plusieurs heures.

Avant l’arrivée du train dans la seconde moitié des années 1800, le voyage est aussi une activité qui se pratique généralement par les voies maritimes. En effet, les routes sont alors rares et en très muvais état. En fait, elles ressemblent davantage à de simples sentiers étroits et sont bien souvent marécageuses, cahoteuses et dévastatrices pour les roues de charrettes. bien des gens préfèrent même se résoudre à marcher. D’ailleurs, les prmières automobiles qui arrivent dans les communautés acadiennes dans les années 1910 subissent bien des crevaisons sur ces chemins à peine adapt Pour en lire plus
Voyager à l’époque de nos ancêtres Acadiens est pratiquement un luxe et ce n’est pas tout le monde qui peut se le permettre. C’est aussi une activité qui est réservée à la nécessité. Il ne faut pas oublier, per exemple, qu’une petite balade en voiture d’une vingtaine de minutes de nos jours rprésente alors une excursion de plusieurs heures.

Avant l’arrivée du train dans la seconde moitié des années 1800, le voyage est aussi une activité qui se pratique généralement par les voies maritimes. En effet, les routes sont alors rares et en très muvais état. En fait, elles ressemblent davantage à de simples sentiers étroits et sont bien souvent marécageuses, cahoteuses et dévastatrices pour les roues de charrettes. bien des gens préfèrent même se résoudre à marcher. D’ailleurs, les prmières automobiles qui arrivent dans les communautés acadiennes dans les années 1910 subissent bien des crevaisons sur ces chemins à peine adaptés au passage des « buggys » et chevaux.

Les limites du village ou de la paroisse religieuse marquent donc, pour ainsi dire, les limites du connu pour la plupart des gens. Ce sont d'abord les nouvelles de la famille et des voisins qui prèoccupent et celles de l'extérieur sont très rares abant ;'établissement des premiers journaux, tels que le Moniteur Acadien en 1867. Bien sûr, les Acadiens peuvent compter sur un système postal. Dépendant des moyens de transport, ce dernier est toutefois très lent. Même si l'arrivée du téléphone au Nouveau-Brunswuck date de la fin des années 1880, on ne peut pas davantage compter sur lui non plus. Il met en effet pluieurs décennies à se répandre dans l'ensemble des foyers acadiens.

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Pour nos ancêtres, la marche est généralement le moyen le plus fiable pour se déplacer.

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2002
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Jusqu'au début des années 1900, la navigation sur la mer et les rivières est le principal moyen de transport et de communication. On se déplace en goélette ou en chalutier à vapeur sur de grandes distances et en chaloupe sur de petites trajets.

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Les automobiles qui apparaissent dans le début des années 1900, ont parfois bien de la difficulté à circuler sur les routes et les ponts étroits qui sont conçus pour les chevaux et les charrettes.

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Entre les années 1870 et les années 1920, la construction de lignes de chemin de fer permet à plusieurs communautés acadiennes d'expédier plus facilement leurs produits agricoles et commerciaux dans les autres régions de l'Amérique du Nord.

APNB
vers 1905
P 38-357
© APNB


Objectifs d'apprentissage

L’apprenant va :
  • décrire en ses mots quelques exemples de la façon dont les Acadiens « transigeaient » avec les étrangers;
  • énumérer les défis que devait affronter une famille acadienne au XIXe siècle lorsqu’elle voulait voyager ou communiquer avec les autres.

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