L'identité renvoie à ce qu'une personne ou un groupe a d'unique. Chaque communauté trouve à se construire autour de symboles, d’images, de textes, de rituels, de coutumes, d’objets qui la fondent et qui lui permettent de se distinguer. L’identité peut renvoyer à la nation à laquelle un individu appartient, à son genre sexuel ou à sa culture. Elle résiderait dans la manière qu’un peuple a de se raconter au fil du temps.
L'identité renvoie à ce qu'une personne ou un groupe a d'unique. Chaque communauté trouve à se construire autour de symboles, d’images, de textes, de rituels, de coutumes, d’objets qui la fondent et qui lui permettent de se distinguer. L’identité peut renvoyer à la nation à laquelle un individu appartient, à son genre sexuel ou à sa culture. Elle résiderait dans la manière qu’un peuple a de se raconter au fil du temps.

© Galerie de l'UQAM 2007. Tous droits réservés.

Perles de rocailles, feutre, fil, texte de la Loi sur les Indiens amendée en 1985, chapitres 1 à 5 téléchargés et copiés sur 56 pages



l’œuvre a été réalisée avec l’aide de plus de 200 participants

Artiste : Nadia Myre, Photo : Denis Farley, Richard-Max Tremblay, Valerie Walker and Paul Litherland
2000 - 2002
© SODART 2007


Avec <i>Indian Act</i> [Loi sur les Indiens], Nadia Myre se penche sur la reconnaissance de l’identité des autochtones du Canada. Réalisé grâce à l’aide de plus de 200 amis, collègues et étrangers, son projet consistait à recouvrir de perles brodées les 56 pages du texte de la Loi sur les Indiens. Amendée en 1985 par le projet de loi C-31 parce qu’elle allait à l’encontre de la Déclaration universelle des droits de l’homme, cette Loi permettait de gouverner tout un pan de la société canadienne par la discrimination et l’exclusion. La technique du perlage utilisée par l’artiste afin de brouiller le sens du texte met au premier plan un savoir-faire ancestral comme moyen de subversion pour oblitérer le texte législatif. L’œuvre opère une réinscription identitaire et rend possible la réappropriation d’un passé perdu par certains participants, qui n’ont que très récemment retrouvé leur statut d’autochtone à la suite de la modification de la Loi.
Avec <i>Indian Act</i> [Loi sur les Indiens], Nadia Myre se penche sur la reconnaissance de l’identité des autochtones du Canada. Réalisé grâce à l’aide de plus de 200 amis, collègues et étrangers, son projet consistait à recouvrir de perles brodées les 56 pages du texte de la Loi sur les Indiens. Amendée en 1985 par le projet de loi C-31 parce qu’elle allait à l’encontre de la Déclaration universelle des droits de l’homme, cette Loi permettait de gouverner tout un pan de la société canadienne par la discrimination et l’exclusion. La technique du perlage utilisée par l’artiste afin de brouiller le sens du texte met au premier plan un savoir-faire ancestral comme moyen de subversion pour oblitérer le texte législatif. L’œuvre opère une réinscription identitaire et rend possible la réappropriation d’un passé perdu par certains participants, qui n’ont que très récemment retrouvé leur statut d’autochtone à la suite de la modification de la Loi.

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Indian Act, 2000-2002

Artiste : Nadia Myre, Photos : Denis Farley, Richard-Max Tremblay, Valerie Walker et Paul Litherland
2000 - 2002
© SODART 2007


Indian Act, 2000-2002

Artiste : Nadia Myre, Photo : Denis Farley, Richard-Max Tremblay, Valerie Walker and Paul Litherland
2000 - 2002
© SODART 2007


Je m’intéresse à la ligne horizontale à la fois comme motif formel et comme symbole des divisions qui nous séparent et nous contraignent : le passage à la frontière d’un territoire à l’autre, le texte qui détaille la loi et la barricade qui sert à la braver.

Dans Indian Act, la ligne horizontale sert à effacer, à oblitérer une partie de la législation fédérale relative aux « Indiens » du Canada. Cette œuvre monumentale a consisté à recouvrir de perles de verre rouges et blanches chacune des 56 pages des chapitres 1 à 5 de la Loi sur les Indiens. Les perles blanches remplacent les mots, tandis que les perles rouges recouvrent les espaces qui les séparent. Le perlage des pages a pour effet de créer quelque chose de semblable à un langage visuel et tactile, comme le code Morse ou le braille. Toutefois, le perlage de la Loi symbolise aussi une activité socio-politique. Chaque page est percée par une Pour en lire plus
Je m’intéresse à la ligne horizontale à la fois comme motif formel et comme symbole des divisions qui nous séparent et nous contraignent : le passage à la frontière d’un territoire à l’autre, le texte qui détaille la loi et la barricade qui sert à la braver.

Dans Indian Act, la ligne horizontale sert à effacer, à oblitérer une partie de la législation fédérale relative aux « Indiens » du Canada. Cette œuvre monumentale a consisté à recouvrir de perles de verre rouges et blanches chacune des 56 pages des chapitres 1 à 5 de la Loi sur les Indiens. Les perles blanches remplacent les mots, tandis que les perles rouges recouvrent les espaces qui les séparent. Le perlage des pages a pour effet de créer quelque chose de semblable à un langage visuel et tactile, comme le code Morse ou le braille. Toutefois, le perlage de la Loi symbolise aussi une activité socio-politique. Chaque page est percée par une aiguille et, comme une cicatrice, porte les marques des points de suture, un rappel du passage de l’aiguille en travers de la page et des vies conditionnées et contrôlées de plusieurs générations d’Indiens. C’est à partir de ce point de vue politique que l’œuvre est devenue un effort collectif, incitant plus de 230 personnes à perler dans un acte de rébellion, de réécriture et de traduction, obscurcissant ainsi la Loi pour finalement la rendre illisible.

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Nadia Myre est une artiste multidisciplinaire qui vit et travaille à Montréal. Diplômée de l’Emily Carr Institute of Art and Design de Vancouver, elle détient également une maîtrise en beaux-arts (programme Open Media) de l’Université Concordia à Montréal. Son travail, qui allie sculpture, peinture, vidéo et écriture, a été présenté tant au Canada qu’à l’étranger. Elle a remporté de nombreux prix, dont celui de la Fondation nationale des réalisations autochtones. L’artiste est d’origine algonquienne.

expositions (sélection)
2007 Remix: New Modernities in a Post Indian World, National Museum of the American Indian, New York (États-Unis) 2006 The Want Ads and Other Scars, Urban Shaman Gallery, Winnipeg (Manitoba) 2005 Au fil de mes jours, Musée national des beaux-arts du Québec, Québec (Québec) [Lee-Ann Martin, commissaire] 2002 Cont(r)act, Oboro, Montréal (Québec)
Nadia Myre est une artiste multidisciplinaire qui vit et travaille à Montréal. Diplômée de l’Emily Carr Institute of Art and Design de Vancouver, elle détient également une maîtrise en beaux-arts (programme Open Media) de l’Université Concordia à Montréal. Son travail, qui allie sculpture, peinture, vidéo et écriture, a été présenté tant au Canada qu’à l’étranger. Elle a remporté de nombreux prix, dont celui de la Fondation nationale des réalisations autochtones. L’artiste est d’origine algonquienne.

expositions (sélection)
  • 2007 Remix: New Modernities in a Post Indian World, National Museum of the American Indian, New York (États-Unis)
  • 2006 The Want Ads and Other Scars, Urban Shaman Gallery, Winnipeg (Manitoba)
  • 2005 Au fil de mes jours, Musée national des beaux-arts du Québec, Québec (Québec) [Lee-Ann Martin, commissaire]
  • 2002 Cont(r)act, Oboro, Montréal (Québec)

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Loi sur les Indiens (historique)

Loi adoptée pour la première fois en 1876, qui régit le statut d'Indien, la gestion des terres des réserves, l'appartenance aux bandes ainsi que l'administration locale, entre autres choses. Fondée sur la loi coloniale et les Proclamations royales, la législation visait à promouvoir une politique d’assimilation et interdisait certaines pratiques indiennes traditionnelles, de même qu’elle faisait perdre le statut d’Indien aux femmes qui épousaient un non-autochtone. Les changements apportés en 1985 ont notamment eu pour effet de supprimer les mesures discriminatoires contenues dans les articles de la Loi, de rétablir le statut d’Indien des personnes qui l’avaient perdu et de permettre aux bandes d’exercer un contrôle sur le choix de leurs membres.

Loi sur les Indiens (historique)

Loi adoptée pour la première fois en 1876, qui régit le statut d'Indien, la gestion des terres des réserves, l'appartenance aux bandes ainsi que l'administration locale, entre autres choses. Fondée sur la loi coloniale et les Proclamations royales, la législation visait à promouvoir une politique d’assimilation et interdisait certaines pratiques indiennes traditionnelles, de même qu’elle faisait perdre le statut d’Indien aux femmes qui épousaient un non-autochtone. Les changements apportés en 1985 ont notamment eu pour effet de supprimer les mesures discriminatoires contenues dans les articles de la Loi, de rétablir le statut d’Indien des personnes qui l’avaient perdu et de permettre aux bandes d’exercer un contrôle sur le choix de leurs membres.

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Objectifs d'apprentissage

L’apprenant va :
  • démontrer qu’il comprend le lien qui existe entre la science et l’art;
  • tenter d’expliquer l’état d’esprit de l’artiste au moment où elle a réalisé cette œuvre.

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