L'identité renvoie à ce qu'une personne ou un groupe a d'unique. Chaque communauté trouve à se construire autour de symboles, d’images, de textes, de rituels, de coutumes, d’objets qui la fondent et qui lui permettent de se distinguer. L’identité peut renvoyer à la nation à laquelle un individu appartient, à son genre sexuel ou à sa culture. Elle résiderait dans la manière qu’un peuple a de se raconter au fil du temps.
L'identité renvoie à ce qu'une personne ou un groupe a d'unique. Chaque communauté trouve à se construire autour de symboles, d’images, de textes, de rituels, de coutumes, d’objets qui la fondent et qui lui permettent de se distinguer. L’identité peut renvoyer à la nation à laquelle un individu appartient, à son genre sexuel ou à sa culture. Elle résiderait dans la manière qu’un peuple a de se raconter au fil du temps.

© Galerie de l'UQAM 2007. Tous droits réservés.

Projet de recherche en cours incluant photographies,

installations, collecte de récits et site Web



www.lapagoderoyale.ca

Shelly Low
2006
© Shelly Low


Avec Self-Serve at La Pagode Royale [Libre service à La Pagode Royale], Shelly Low transpose dans son œuvre le contexte familial dans lequel elle a grandi. Elle puise à même l’expérience d’immigration de ses parents qui, dès leur arrivée dans les années 1970, ont été propriétaires d’un restaurant de cuisine chinoise et polynésienne. Le commerce lié à l’histoire familiale devient le thème central des recherches de Low sur l’identité culturelle. L’artiste observe comment certaines références à la culture chinoise sont créées par les immigrants pour adapter leur culture à celle de leur pays d’adoption, alimentant ainsi les stéréotypes. Le restaurant asiatique, en tant qu’occasion d’affaires, vient donc conforter et confirmer la perception qu’ont les Occidentaux des Chinois. En abordant la notion d’authenticité culturelle, Shelly Low lève le voile sur le mélange d’exotisme et d’invention qui la compose.
Avec Self-Serve at La Pagode Royale [Libre service à La Pagode Royale], Shelly Low transpose dans son œuvre le contexte familial dans lequel elle a grandi. Elle puise à même l’expérience d’immigration de ses parents qui, dès leur arrivée dans les années 1970, ont été propriétaires d’un restaurant de cuisine chinoise et polynésienne. Le commerce lié à l’histoire familiale devient le thème central des recherches de Low sur l’identité culturelle. L’artiste observe comment certaines références à la culture chinoise sont créées par les immigrants pour adapter leur culture à celle de leur pays d’adoption, alimentant ainsi les stéréotypes. Le restaurant asiatique, en tant qu’occasion d’affaires, vient donc conforter et confirmer la perception qu’ont les Occidentaux des Chinois. En abordant la notion d’authenticité culturelle, Shelly Low lève le voile sur le mélange d’exotisme et d’invention qui la compose.

© Galerie de l'UQAM 2007. Tous droits réservés.

Self-Serve at La Pagode Royale, 2006

Shelly Low
2006
© Shelly Low


Libre-service à la Pagode Royale

La Pagode royale est le nom du restaurant de cuisine polynésienne et chinoise, situé à Montréal, qui a appartenu à mes parents et où ils ont travaillé à la fin des années 1970 et durant les années 1980. Inspirée par ce nom, j’ai pris le restaurant chinois pour thème principal de mes recherches actuelles sur la marchandisation et la fabrication de l’identité culturelle.

Je m’intéresse à certaines notions liées à l’identité culturelle et à l’ethnicité, comme le soi-disant « melting pot », par lequel le désir des immigrants de s’intégrer à l’économie finit par compromettre leur identité culturelle. Des commerces comme les restaurants chinois représentent une identité « ethnique » en offrant à leur clientèle ce qu’ils croient qu’elle veut ou ce à quoi ils pensent qu’elle s’attend. Les propriétaires de restaurants fabriquen Pour en lire plus
Libre-service à la Pagode Royale

La Pagode royale est le nom du restaurant de cuisine polynésienne et chinoise, situé à Montréal, qui a appartenu à mes parents et où ils ont travaillé à la fin des années 1970 et durant les années 1980. Inspirée par ce nom, j’ai pris le restaurant chinois pour thème principal de mes recherches actuelles sur la marchandisation et la fabrication de l’identité culturelle.

Je m’intéresse à certaines notions liées à l’identité culturelle et à l’ethnicité, comme le soi-disant « melting pot », par lequel le désir des immigrants de s’intégrer à l’économie finit par compromettre leur identité culturelle. Des commerces comme les restaurants chinois représentent une identité « ethnique » en offrant à leur clientèle ce qu’ils croient qu’elle veut ou ce à quoi ils pensent qu’elle s’attend. Les propriétaires de restaurants fabriquent un produit culturel en s’adaptant à certains stéréotypes et en les perpétuant, « servant » en quelque sorte des notions d’un « autre » ethnique ou exotique basées sur le folklore, la nostalgie et le mythe.

[…]

En tant que consommateurs, comment acceptons-nous et perpétuons-nous ces notions de l’« autre » ? Sur quoi le travailleur/immigrant fonde-t-il sa notion du « soi » ? À mesure que le multiculturalisme prend de l’ampleur au Canada, quelles sont les choses qui deviennent des signifiants culturels ? Quelles sont les images auxquelles nous nous accrochons et que nous perpétuons ?

© Shelly Low

J’ai commencé à travailler comme serveur dans un restaurant chinois pendant les vacances d’été alors que j’avais 13 ans. C’était au milieu des années 1960, à l’époque où les restaurants chinois étaient populaires et où on y allait le soir ou le week-end pour se gâter et non pas que pour satisfaire sa faim. Le restaurant comptait environ 150 places, et il était toujours plein à craquer le week-end.

Pendant l’année scolaire, alors que j’étais à l’école secondaire, je travaillais dans différents restaurants chinois le week-end pour gagner de l’argent de poche. C’était relativement facile de trouver ce genre de boulot, puisque presque tous les restaurants étaient très achalandés la fin de semaine. J’ai été étonné d’apprendre que la majorité des étudiants chinois de sexe masculin de mon école occupaient ce genre d’emploi le week-end. Nous travaillions les vendredis et samedis soirs jusqu&rsquo Pour en lire plus
J’ai commencé à travailler comme serveur dans un restaurant chinois pendant les vacances d’été alors que j’avais 13 ans. C’était au milieu des années 1960, à l’époque où les restaurants chinois étaient populaires et où on y allait le soir ou le week-end pour se gâter et non pas que pour satisfaire sa faim. Le restaurant comptait environ 150 places, et il était toujours plein à craquer le week-end.

Pendant l’année scolaire, alors que j’étais à l’école secondaire, je travaillais dans différents restaurants chinois le week-end pour gagner de l’argent de poche. C’était relativement facile de trouver ce genre de boulot, puisque presque tous les restaurants étaient très achalandés la fin de semaine. J’ai été étonné d’apprendre que la majorité des étudiants chinois de sexe masculin de mon école occupaient ce genre d’emploi le week-end. Nous travaillions les vendredis et samedis soirs jusqu’à cinq ou six heures le matin et à l’heure du souper le dimanche.

Nous avons appris à connaître les habitudes alimentaires de différents groupes ethniques. Les Canadiens français aimaient les fritures (comme les rouleaux impériaux) et les mets sucrés comme les côtes levées. Les clients du Moyen-Orient aimaient mettre de la sauce chili très épicée sur leur nourriture, les Indiens aimaient le poulet au cari avec beaucoup de cari. Les clients juifs insistaient pour que la soupe soit bouillante et que les mets, brûlants, soient servis selon leurs exigences dans des assiettes chaudes. Ce n’est qu’à l’occasion qu’un véritable connaisseur commandait des mets cuits à la vapeur, servis dans des bols avec du riz qu’il mangeait avec des baguettes.

[…]

© Galerie de l'UQAM 2007. Tous droits réservés.

Shelly Low est née à Montréal et détient une maîtrise en beaux-arts de l’Université Concordia, où elle est chargée de cours. Son travail artistique mêle la photographie et la vidéo à l’installation. Son œuvre est imprégnée de l’expérience d’immigration vécue par ses parents, ainsi que de sa propre expérience de Canadienne d’origine chinoise. Elle a exposé à différents endroits au Canada et aux États-Unis.

expositions (sélection)
2006 Self-Serve at La Pagode Royale, Ace Art Inc., Winnipeg (Manitoba) Make Visible / Invisible Work, Artcite Inc., Windsor (Ontario) 2005 The Feast: Food in Art, Art Gallery of Hamilton, Hamilton (Ontario) 2000 WaterWork and Lousy Job Room, Articule, Montréal (Québec)
Shelly Low est née à Montréal et détient une maîtrise en beaux-arts de l’Université Concordia, où elle est chargée de cours. Son travail artistique mêle la photographie et la vidéo à l’installation. Son œuvre est imprégnée de l’expérience d’immigration vécue par ses parents, ainsi que de sa propre expérience de Canadienne d’origine chinoise. Elle a exposé à différents endroits au Canada et aux États-Unis.

expositions (sélection)
  • 2006 Self-Serve at La Pagode Royale, Ace Art Inc., Winnipeg (Manitoba)
  • Make Visible / Invisible Work, Artcite Inc., Windsor (Ontario)
  • 2005 The Feast: Food in Art, Art Gallery of Hamilton, Hamilton (Ontario)
  • 2000 WaterWork and Lousy Job Room, Articule, Montréal (Québec)

© Galerie de l'UQAM 2007. Tous droits réservés.

Objectifs d'apprentissage

L’apprenant va :
  • démontrer qu’il comprend le lien qui existe entre la science et l’art;
  • tenter d’expliquer l’état d’esprit de l’artiste au moment où elle a réalisé cette œuvre.

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