Au centre de notre culture se trouve la famille, qui est elle-même au centre d’un réseau de relations sociales encore plus vaste. La famille et ce réseau de relations sociales plus vaste forment l’environnement dans lequel les enfants naissent et entament le long processus d’apprentissage qui doit les mener à l’âge adulte. Chez les Inuits, les aînés ne sont pas moins entourés que les enfants, mais avant de parvenir à cette étape de notre vie, nous devons successivement assumer divers rôles, acquérir de multiples savoir-faire et contribuer de plusieurs manières au bien-être de la famille et de la communauté.
Au centre de notre culture se trouve la famille, qui est elle-même au centre d’un réseau de relations sociales encore plus vaste. La famille et ce réseau de relations sociales plus vaste forment l’environnement dans lequel les enfants naissent et entament le long processus d’apprentissage qui doit les mener à l’âge adulte. Chez les Inuits, les aînés ne sont pas moins entourés que les enfants, mais avant de parvenir à cette étape de notre vie, nous devons successivement assumer divers rôles, acquérir de multiples savoir-faire et contribuer de plusieurs manières au bien-être de la famille et de la communauté.

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Enfants

Vivre sur la terre.

La voix nationale des Inuits du Canada

© La voix nationale des Inuits du Canada


Une contribution fondamentale qui resserre les liens sociaux entre les Inuits et qui a toujours contribué à la survie de la communauté est le partage de la nourriture et la pratique de l’entraide lorsque le besoin se fait sentir. Parfois, ces activités de partage et d’entraide sont régies par des règles très strictes, mais leur exigence peut aussi revêtir, à l’occasion, un caractère moins formel. Lorsque la chasse a été fructueuse, on en partage le fruit et lorsque des gens sont dans le besoin, on s’occupe d’eux ; telle est la manière de faire que les Inuits ont et que nous aimerions perpétuer.
Une contribution fondamentale qui resserre les liens sociaux entre les Inuits et qui a toujours contribué à la survie de la communauté est le partage de la nourriture et la pratique de l’entraide lorsque le besoin se fait sentir. Parfois, ces activités de partage et d’entraide sont régies par des règles très strictes, mais leur exigence peut aussi revêtir, à l’occasion, un caractère moins formel. Lorsque la chasse a été fructueuse, on en partage le fruit et lorsque des gens sont dans le besoin, on s’occupe d’eux ; telle est la manière de faire que les Inuits ont et que nous aimerions perpétuer.

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jeune fille

Polly Negeovanna

Photographie d'Eric Loring.

© Eric Loring


homme

Ipellee Qillaq

Photographie d'Eric Loring.

© Eric Loring


Avant que les grandes communautés inuites ne soient constituées de manière permanente, les valeurs, les traditions, le savoir-faire et les connaissances qui constituent notre culture s’exprimaient différemment d’aujourd’hui. Nos aînés conservent un souvenir impérissable et éloquent de cette époque où, au gré des saisons, les Inuits vivaient souvent en groupes restreints.

Bien que, d’une saison à l’autre, nous changions d’endroit, nous ne vivions pas comme des nomades puisque, année après année, chaque saison tendait à nous ramener au même endroit. C’est ainsi que nous pouvions exploiter les ressources saisonnières et que les territoires de chasse familiaux pouvaient être établis. Cette division du territoire ne reposait nullement sur la propriété ni sur une exploitation exclusive des zones de chasse ainsi délimitées, mais jouait un rôle essentiel pour l’identification des groupes et la définition des rapports sociaux et des règles d’ut Pour en lire plus
Avant que les grandes communautés inuites ne soient constituées de manière permanente, les valeurs, les traditions, le savoir-faire et les connaissances qui constituent notre culture s’exprimaient différemment d’aujourd’hui. Nos aînés conservent un souvenir impérissable et éloquent de cette époque où, au gré des saisons, les Inuits vivaient souvent en groupes restreints.

Bien que, d’une saison à l’autre, nous changions d’endroit, nous ne vivions pas comme des nomades puisque, année après année, chaque saison tendait à nous ramener au même endroit. C’est ainsi que nous pouvions exploiter les ressources saisonnières et que les territoires de chasse familiaux pouvaient être établis. Cette division du territoire ne reposait nullement sur la propriété ni sur une exploitation exclusive des zones de chasse ainsi délimitées, mais jouait un rôle essentiel pour l’identification des groupes et la définition des rapports sociaux et des règles d’utilisation du territoire qui prévalaient sur le terrain. Le partage était la préoccupation centrale et la bonne entente régnait entre les villages.

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Les hameaux jouaient un rôle fondamental dans le mode de vie inuit jusqu'à il y a environ 25 ans. Aujourd'hui, certaines familles choisissent de vivre de manière isolée dans des camps éloignés tandis que d'autres, et elles sont les plus nombreuses, préfèrent vivre en agglomérations, quitte à faire des excursions de chasse à diverses saisons de l'année.

Photographie de W. Kemp.

© W. Kemp


Aujourd’hui, le territoire inuit du Canada est morcelé en quatre régions administratives et 55 communautés différentes. Dans chaque région, les Inuits sont aujourd’hui partie à une entente finale sur les revendications territoriales ou, comme c’est le cas au Labrador, oeuvrent dans ce sens. Forte de l’entente qui lui est propre et des pouvoirs de l’organisme autonome chargé de l’appliquer, chaque région tend maintenant à mettre en place sa propre définition du développement économique et social.

Néanmoins, en fournissant l’élément de continuité nécessaire, les valeurs fondamentales, les traditions, la langue et les ressources qui caractérisent la culture inuite maintiennent le rattachement de toutes les communautés inuites régionales à la grande communauté inuite du Canada.
Aujourd’hui, le territoire inuit du Canada est morcelé en quatre régions administratives et 55 communautés différentes. Dans chaque région, les Inuits sont aujourd’hui partie à une entente finale sur les revendications territoriales ou, comme c’est le cas au Labrador, oeuvrent dans ce sens. Forte de l’entente qui lui est propre et des pouvoirs de l’organisme autonome chargé de l’appliquer, chaque région tend maintenant à mettre en place sa propre définition du développement économique et social.

Néanmoins, en fournissant l’élément de continuité nécessaire, les valeurs fondamentales, les traditions, la langue et les ressources qui caractérisent la culture inuite maintiennent le rattachement de toutes les communautés inuites régionales à la grande communauté inuite du Canada.

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Carte

Carte des communautés et regions inuites

La voix nationale des Inuits du Canada

© La voix nationale des Inuits du Canada


Objectifs d'apprentissage

L’apprenant va :
  • décrire le lien entre la famille et la culture inuite ;
  • décrire comment les saisons ont affecté les collectivités inuites historiquement ;
  • décrire l’organisation d’une collectivité inuite moderne.

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