Depuis la Renaissance, l’Italie est un pôle d’attraction pour les artistes et constitue leur destination de prédilection. Dans la seconde moitié du 19<sup>e</sup> siècle, l’intérêt pour ce pays demeure, mais Paris s’impose aussi comme une étape incontournable. La capitale française est le lieu de passage de nombreux artistes étrangers, sur qui elle exerce une véritable fascination en raison de son dynamisme.

À la fin du 19<sup>e</sup> siècle, Paris n’est plus nécessairement la destination privilégiée. En quête de nouvelles expériences et de nouveaux sujets, les artistes parcourent aussi la campagne française et dépassent fréquemment les frontières de la France. Pour certains peintres, le caractère pittoresque du paysage demeure une préoccupation principale. Pour d’autres, la découverte de cultures et de modes de vie différents, mais aussi de lumières et de paysages variés, offre de nouvelles perspectives et influence leur Pour en lire plus
Depuis la Renaissance, l’Italie est un pôle d’attraction pour les artistes et constitue leur destination de prédilection. Dans la seconde moitié du 19<sup>e</sup> siècle, l’intérêt pour ce pays demeure, mais Paris s’impose aussi comme une étape incontournable. La capitale française est le lieu de passage de nombreux artistes étrangers, sur qui elle exerce une véritable fascination en raison de son dynamisme.

À la fin du 19<sup>e</sup> siècle, Paris n’est plus nécessairement la destination privilégiée. En quête de nouvelles expériences et de nouveaux sujets, les artistes parcourent aussi la campagne française et dépassent fréquemment les frontières de la France. Pour certains peintres, le caractère pittoresque du paysage demeure une préoccupation principale. Pour d’autres, la découverte de cultures et de modes de vie différents, mais aussi de lumières et de paysages variés, offre de nouvelles perspectives et influence leur manière de peindre.

Les côtes bretonnes, Venise, l’Italie et l’Espagne vont attirer de nombreux artistes canadiens ; certains se rendront même en Afrique du Nord (Tunisie et Maroc) ou dans les Caraïbes. Les artistes russes fréquentent eux aussi le monde artistique parisien et voyagent en France et en Italie, mais l’Orient exerce sur eux une fascination particulière.

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Vasilii Dmitrievitch Polénov

Au lac de Tibériade (Génésareth), par Vasilii Dmitrievitch Polénov, 1888.

Vasilii Dmitrievitch Polénov
1888
huile sur toile
79 x 158 cm
© Galerie nationale Tretiakov (Moscou).


Après avoir pris la décision de peindre Le Christ et la pécheresse, Polénov voyage en Orient, en 1881–1882. Il visite l’Égypte, la Syrie, la Palestine et la Grèce. Sa volonté de découvrir les endroits où ont eu lieu les événements décrits dans les Évangiles s’explique par sa réinterprétation du christianisme causée par sa découverte du livre de Renan, Vie de Jésus. Lors de son voyage, Polénov peint plus de cinquante études qui représentent la nature, l’architecture ainsi que les habitants typiques de ces lieux. La beauté du lac de Génésareth, ainsi que les réflexions de Polénov sur Jésus-Christ qui marcha sur ces rives, ont permis à l’artiste de créer une toile très forte. Ce tableau présentant l’image du Christ appartient plutôt à la tradition du genre paysager qu’à celle de la peinture historico-religieuse. La solitude silencieuse du voyageur, ainsi que le mouvement doux et lég Pour en lire plus

Après avoir pris la décision de peindre Le Christ et la pécheresse, Polénov voyage en Orient, en 1881–1882. Il visite l’Égypte, la Syrie, la Palestine et la Grèce. Sa volonté de découvrir les endroits où ont eu lieu les événements décrits dans les Évangiles s’explique par sa réinterprétation du christianisme causée par sa découverte du livre de Renan, Vie de Jésus. Lors de son voyage, Polénov peint plus de cinquante études qui représentent la nature, l’architecture ainsi que les habitants typiques de ces lieux. La beauté du lac de Génésareth, ainsi que les réflexions de Polénov sur Jésus-Christ qui marcha sur ces rives, ont permis à l’artiste de créer une toile très forte. Ce tableau présentant l’image du Christ appartient plutôt à la tradition du genre paysager qu’à celle de la peinture historico-religieuse. La solitude silencieuse du voyageur, ainsi que le mouvement doux et léger de sa silhouette, s’unissent harmonieusement avec le paysage désert et majestueux. Les vieilles pierres, les eaux tranquilles du lac bleu et la chaîne de montagnes dans le lointain génèrent une impression de sublime et nous font réfléchir sur la beauté éternelle de l’univers.

Vasilii Dmitrievitch Polénov


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Isaac Ilitch Lévitan

Le Vent frais. La Volga., par Isaac Ilitch Lévitan, 1895.

Isaac Ilitch Lévitan
1895
huile sur toile
72 x 123 cm
© Galerie nationale Tretiakov (Moscou).


Dans les années 1887–1890, Lévitan choisissait comme lieu de travail, au printemps et en été, les régions proches du grand fleuve russe de la Volga. Le peintre voyageait beaucoup le long du fleuve, mais habitait surtout dans la petite ville de Pliosse. Grâce à la Volga, les dons du peintre purent s’épanouir, car les grands espaces de ce fleuve russe lui offraient une nature très diversifiée comme objet d’inspiration. Le Vent frais. La Volga est l’un des tableaux les plus joyeux de Lévitan, appartenant au cycle de la Volga. La tonalité dominante de cette toile est celle de l’optimisme. L’artiste utilise courageusement des couleurs vives et éclatantes, et sa peinture est dense et franche. Le mouvement domine dans ce tableau, empreint de sentiments d’une grande allégresse et de joie, causés par les larges et libres étendues de la Volga. L’observateur a l’impression de ressentir la fraîcheur et la puissance du vent qui pousse les nuages dans le ciel et agite les eaux du fleuve.

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Dans les années 1887–1890, Lévitan choisissait comme lieu de travail, au printemps et en été, les régions proches du grand fleuve russe de la Volga. Le peintre voyageait beaucoup le long du fleuve, mais habitait surtout dans la petite ville de Pliosse. Grâce à la Volga, les dons du peintre purent s’épanouir, car les grands espaces de ce fleuve russe lui offraient une nature très diversifiée comme objet d’inspiration. Le Vent frais. La Volga est l’un des tableaux les plus joyeux de Lévitan, appartenant au cycle de la Volga. La tonalité dominante de cette toile est celle de l’optimisme. L’artiste utilise courageusement des couleurs vives et éclatantes, et sa peinture est dense et franche. Le mouvement domine dans ce tableau, empreint de sentiments d’une grande allégresse et de joie, causés par les larges et libres étendues de la Volga. L’observateur a l’impression de ressentir la fraîcheur et la puissance du vent qui pousse les nuages dans le ciel et agite les eaux du fleuve.

Isaac Ilitch Lévitan


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Anonyme

Panorama of Smolensk, par un artiste anonyme, 1896.

Anonyme
1896
huile sur toile
97 x 151,4 cm
© Musée-réserve national de Smolensk.


C’est à partir du début du 17<sup>e</sup> siècle que s’est formée l’image de la ville de Smolensk présentée sur la toile du peintre local. L’artiste inconnu a fixé consciencieusement le relief de la ville avec ses collines, les méandres du fleuve Dniepr, ainsi que les bâtiments les plus beaux et les plus importants. La ville est entourée d’une muraille et de tours, d’une longueur de six kilomètres et demi; construite à la fin du 16<sup>e</sup>, début du 17<sup>e</sup> siècle, par un célèbre architecte russe, Fiodor Kon. La dominante principale de ce paysage urbain est la cathédrale Ouspienski (La Dormition), dans le style baroque russe. Cette cathédrale, tout comme la muraille, est conservée jusqu’à nos jours ; il en est de même pour plusieurs des édifices présentés par le peintre. Le charme particulier donné à l’architecture de la ville provient de la combinaison de styles différents et de traditions national Pour en lire plus
C’est à partir du début du 17<sup>e</sup> siècle que s’est formée l’image de la ville de Smolensk présentée sur la toile du peintre local. L’artiste inconnu a fixé consciencieusement le relief de la ville avec ses collines, les méandres du fleuve Dniepr, ainsi que les bâtiments les plus beaux et les plus importants. La ville est entourée d’une muraille et de tours, d’une longueur de six kilomètres et demi; construite à la fin du 16<sup>e</sup>, début du 17<sup>e</sup> siècle, par un célèbre architecte russe, Fiodor Kon. La dominante principale de ce paysage urbain est la cathédrale Ouspienski (La Dormition), dans le style baroque russe. Cette cathédrale, tout comme la muraille, est conservée jusqu’à nos jours ; il en est de même pour plusieurs des édifices présentés par le peintre. Le charme particulier donné à l’architecture de la ville provient de la combinaison de styles différents et de traditions nationales différentes : russe, biélorusse, polonaise, lituanienne et allemande.

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Ivan Constantinovitch Aïvazovski

Le Golfe de Naples tôt le matin, par Ivan Constantinovitch Aïvazovski, 1897.

Ivan Constantinovitch Aïvazovski
1897
huile sur toile
61 x 94 cm
© Galerie nationale Tretiakov (Moscou).


Aïvazovski fut le peintre de marines le plus célèbre et le plus renommé de Russie. Les paysages marins occupent la place centrale de son héritage artistique. Dans ce tableau, il donne à la mer plusieurs visages : il la présente tantôt comme un élément qui n’obéit à aucune loi et qui détruit l’homme, tantôt comme l’appel du lointain symbolisant le rêve romantique. Le golfe de Naples fut le lieu favori des paysagistes russes. Comme l’a dit Germaine de Staël, écrivaine française très célèbre, ce golfe donne un tel sentiment de confiance amicale à l’égard de la nature que rien ne peut gâcher la joie que cette dernière nous donne. Pour les peintres russes, l’Italie est le pays du soleil, du bonheur, de l’éternel été et d’une vie resplendissante et passionnée ; c’est ainsi que l’a présentée Aïvazovski.

Ivan Constantinovitch Aïvazovsk Pour en lire plus

Aïvazovski fut le peintre de marines le plus célèbre et le plus renommé de Russie. Les paysages marins occupent la place centrale de son héritage artistique. Dans ce tableau, il donne à la mer plusieurs visages : il la présente tantôt comme un élément qui n’obéit à aucune loi et qui détruit l’homme, tantôt comme l’appel du lointain symbolisant le rêve romantique. Le golfe de Naples fut le lieu favori des paysagistes russes. Comme l’a dit Germaine de Staël, écrivaine française très célèbre, ce golfe donne un tel sentiment de confiance amicale à l’égard de la nature que rien ne peut gâcher la joie que cette dernière nous donne. Pour les peintres russes, l’Italie est le pays du soleil, du bonheur, de l’éternel été et d’une vie resplendissante et passionnée ; c’est ainsi que l’a présentée Aïvazovski.

Ivan Constantinovitch Aïvazovski


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Objectifs d'apprentissage

L’apprenant va :

  • Comprendre l’influence de la géographie sur la culture;
  • Comprendre que l’art peut représenter des expériences vécues par les gens;
  • Examiner comment les principaux mouvements artistiques européens ont influencé l’interprétation des paysages dans la peinture russe;
  • Connaître les différences et les similitudes entre la peinture de paysage russe et canadienne avant 1940;
  • Se rendre compte du développement d’un style de peinture de paysage typiquement russe;
  • Être capable de poser un regard critique sur différents styles artistiques;
  • Reconnaître les émotions que peut susciter l’art.

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