Suite à la Déportation, les Acadiens s’installent le long des côtes des Provinces maritimes et se retrouvent, à partir de la fin des années 1700, dans un environnement for différent. En fait, on peut dire que l’on passe alors d’une Acadie de la terre à une Acadie de la mer, puisque le paysage de leur nouveau « pays » n’offre pas les mêmes possibilités de subsistance qu’autrefois. Ceci, bien entendu, se répercute dans leur existence. D’agriculteurs qu’ils étaient avant 1755, plusieurs Acadiens sont devenus pêcheurs car leurs nouvelles terres côtières sont peu fertiles. D’où l’obligation pour certains de pratiquer plusieurs occupations. Certes, l’agriculture demeure importante, mais l’utilisation d’anciennes méthodes, telle celle des aboiteaux, est dorénavant plus difficile.

Ce nouveau paysage acadien, c’est aussi un « pays » caractérisé par l’isolement. Mais, alors que les Amérindiens vivent Pour en lire plus
Suite à la Déportation, les Acadiens s’installent le long des côtes des Provinces maritimes et se retrouvent, à partir de la fin des années 1700, dans un environnement for différent. En fait, on peut dire que l’on passe alors d’une Acadie de la terre à une Acadie de la mer, puisque le paysage de leur nouveau « pays » n’offre pas les mêmes possibilités de subsistance qu’autrefois. Ceci, bien entendu, se répercute dans leur existence. D’agriculteurs qu’ils étaient avant 1755, plusieurs Acadiens sont devenus pêcheurs car leurs nouvelles terres côtières sont peu fertiles. D’où l’obligation pour certains de pratiquer plusieurs occupations. Certes, l’agriculture demeure importante, mais l’utilisation d’anciennes méthodes, telle celle des aboiteaux, est dorénavant plus difficile.

Ce nouveau paysage acadien, c’est aussi un « pays » caractérisé par l’isolement. Mais, alors que les Amérindiens vivent plus à l’écart qu’autrefois, les anglophones, eux, sont plus présents. Les systèmes de transport et de communication peu développés rendent aussi les relations avec l’extérieur très difficiles. Et cela même si l’établissement de journaux et l’arrivée du train, à la fin des années 1800, permettent une certaine ouverture sur le monde.

C’est donc l’occupation de leur nouvelle Acadie que l’on découvre ici, par la présentation de leurs nouvels établissements, de l’exploitation de leurs ressources et des relations des Acadiens avec les autres communautés.

© Village Historique Acadien, Province du Nouveau-Brunswick, 2003. Tous droits réservés.

Dans les années 1800, le clocher de l'église ou de la chapelle devient le point prédominant de la plupart des villages acadiens.

Village Historique Acadien
vers 1990
© Village Historique Acadien, Province du Nouveau-Brunswick, 2003. Tous droits réservés.


Dans leur nouvelle Acadie, la plupart des familles acadiennes s'installent près de la mer ou d'un cours d'eau.

Village Historique Acadien

© Village Historique Acadien, Province du Nouveau-Brunswick, 2003. Tous droits réservés.


À la fin du des années 1700, certaines familles acadiennes, encore sous le choc de la Déportation, choisissent de s'installer dans les profondeurs de la forêt du Madawaska.

Village Historique Acadien
2002
© Village Historique Acadien, Province du Nouveau-Brunswick, 2003. Tous droits réservés.


Jusqu’au milieu des années 1700, l’Acadie est essentiellement positionnée sur la Nouvelle-Écosse et l’extrême sud du Nouveau-Brunswick. Aussi, bien qu’à la veille de la Déportation on retrouve quelques petits centres dans l’ensemble des Provinces maritimes, la majorité des Acadiens habitent les régions de Grand-Pré, d’Annapolis-Royal, de Pigiguit et de Beaubassin. Mais le Grand Dérangement bouleverse ce paysage.

Suite à l’exil, plusieurs Acadiens reviennent dans les Provinces maritimes. Leurs terres ancestrales, désormais occupées par des colons britanniques, leur sont toutefois perdues à jamais. Bien sûr, ils n’ont d’autre choix que de chercher ailleurs, mais où? Longtemps hésitantes à leur accorder des terres, les autorités anglaises leur imposent plusieurs restrictions, dont celle de s’installer en petits groupes dispersés. Motivées par une certaine volonté de s’établir à l’écart des Anglais, la majorité des familles ac Pour en lire plus
Jusqu’au milieu des années 1700, l’Acadie est essentiellement positionnée sur la Nouvelle-Écosse et l’extrême sud du Nouveau-Brunswick. Aussi, bien qu’à la veille de la Déportation on retrouve quelques petits centres dans l’ensemble des Provinces maritimes, la majorité des Acadiens habitent les régions de Grand-Pré, d’Annapolis-Royal, de Pigiguit et de Beaubassin. Mais le Grand Dérangement bouleverse ce paysage.

Suite à l’exil, plusieurs Acadiens reviennent dans les Provinces maritimes. Leurs terres ancestrales, désormais occupées par des colons britanniques, leur sont toutefois perdues à jamais. Bien sûr, ils n’ont d’autre choix que de chercher ailleurs, mais où? Longtemps hésitantes à leur accorder des terres, les autorités anglaises leur imposent plusieurs restrictions, dont celle de s’installer en petits groupes dispersés. Motivées par une certaine volonté de s’établir à l’écart des Anglais, la majorité des familles acadiennes n’ont donc d’autre choix que d’opter pour les régions côtières. D’autant plus qu’elles subissent l’intense pression des colons britanniques qui accaparent les meilleurs sites et qui sont de plus en plus nombreux dès les années 1780.

Si certains sites fréquentés avant 1755, tels que Memramcook et Petitcoudiac, reçoivent à nouveau des familles acadiennes dès les années 1760, la plupart d’entre elles s’installent dans les établissements e la baie Sainte-Marie, de Caraquet, de Bouctouche, de Rustico, etc. D’autres communautés telles que Saint-Basile, dans les profondeurs de la forêt du Nouveau-Brunswick, sont aussi établies par des Acadiens à la fin du 18e siècle, alors que les environs de Sainte-Anne (Fredericton) sont marqués par l’arrivée massive de Loyalistes qui forcent leur déplacement plus au nord. En fait, cette nouvelle Acadie prend de plus en plus sa place dans cette province dès la fin des années 1800. On parle alors d’une Acadie du Nouveau-Brunswick, répartie en différentes régions.

© Village Historique Acadien, Province du Nouveau-Brunswick, 2003. Tous droits réservés.

La plupart des communautés acadiennes avant la Déportation sont situées dans la péninsule de la Nouvelle-Écosse ou sur le littoral de l'extrême sud du Nouveau-Brunswick actuel. L'Île du Prince Édouard, alors l'île Saint-Jean, et le Cap-Breton, alors l'Île Royale, comptent aussi quelques villages acadiens établis, pour la plupart, après 1710.

Inconnu
Principaux établissements acadiens avant la Déportation, Carte dans Melvin Gallant (sous la direction de), Les Maritimes : trois provinces à découvrir, Moncton, Éditions d'Acadie, 1987, p. 91.

© Éditions d’Acadie


After the Deportation, a majority of Acadians settled along the Eastern coast of New Brunswick, while in Nova Scotia they may be found mostly at the Southern tip of the province.

Inconnu
Principaux établissements acadiens avant la Déportation, Carte dans Melvin Gallant (sous la direction de), Les Maritimes : trois provinces à découvrir, Moncton, Éditions d'Acadie, 1987, p. 91.

© Éditions d’Acadie


Le village de Caraquet, fondé vers 1760, est l'un des plus important établissement acadien de la nouvelle Acadie.

En avant-plan à droite : les hôtels Paulin et Dominion

APNB
vers 1905
P 38-272
© APNB


Chapelle de bois et seconde église du village

À la fin des années 1800 et au début des années 1900, de nouveaux établissements acadiens sont fondés à l'intérieur des terres. La colonie agricole d'Allardville, établie vers 1932, est un bon exemple de ses nouvelles colonies agricoles.

Village Historique Acadien
vers 1937
© Village Historique Acadien, Province du Nouveau-Brunswick, 2003. Tous droits réservés.


Objectifs d'apprentissage

L’apprenant va :
  • localiser sur une carte l’emplacement original de l’Acadie et où elle se trouvait après le Grand Dérangement;
  • expliquer les raisons principales qui ont fait que l’Acadie s’est retrouvée complètement au Nouveau-Brunswick.

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