Tokyo était composée de bâtiments à un ou deux étages, construits principalement en bois. Pour cette raison, la ville était souvent frappée d’incendies. En 1872, à la suite d’un incendie extrêmement dévastateur qui s’est propagé dans la ville et a détruit des milliers de bâtiments, le gouvernement, profitant de l’occasion pour embellir la ville et réduire le nombre d’incendies, proclama une ordonnance exigeant que la plupart des bâtiments soient construits en brique et en pierre. Par conséquent, au cours des années 1870, on trouvait presque exclusivement de l’architecture de style occidental dans le quartier au nord-est de Tsukiji, entre Nihonbashi et Shinbashi, dans la section appelée Ginza, qui avait été reconstruite.

La nouvelle avenue de la Ginza arborait fièrement de larges boulevards inspirés de ceux de Paris, et des bâtiments de brique, reproductions des maisons que l’on trouvait à Londres à la fin du XIXe siècle. En réalit&eacut Pour en lire plus
Tokyo était composée de bâtiments à un ou deux étages, construits principalement en bois. Pour cette raison, la ville était souvent frappée d’incendies. En 1872, à la suite d’un incendie extrêmement dévastateur qui s’est propagé dans la ville et a détruit des milliers de bâtiments, le gouvernement, profitant de l’occasion pour embellir la ville et réduire le nombre d’incendies, proclama une ordonnance exigeant que la plupart des bâtiments soient construits en brique et en pierre. Par conséquent, au cours des années 1870, on trouvait presque exclusivement de l’architecture de style occidental dans le quartier au nord-est de Tsukiji, entre Nihonbashi et Shinbashi, dans la section appelée Ginza, qui avait été reconstruite.

La nouvelle avenue de la Ginza arborait fièrement de larges boulevards inspirés de ceux de Paris, et des bâtiments de brique, reproductions des maisons que l’on trouvait à Londres à la fin du XIXe siècle. En réalité, la reconstruction du quartier fut en grande partie l’oeuvre d’un architecte anglais, Thomas Waters. Les grandes rues recouvertes de briques ou de pavés où s’alignent des maisons et des immeubles commerciaux du XIXe siècle et des rangées de cerisiers et d’érables représentaient une grande amélioration, comparativement aux vieilles rues étroites qui existaient avant l’incendie.

© 1999, RCIP. Tous droits réservés.

Vue panoramique de l'édification de Tokyo : image de constructions de pierre à Kyobashi et prospérité des boutiques de briques et de pierres des deux côtés de la rue Ginza. Le petit cartouche indique que Utagawa Hiroshige III a réalisé l'estampe en décembre 1874.

Utagawa Hiroshige III
Edo-Tokyo Museum
vers 1874
Estampe sur bois
8820846-48
© Edo-Tokyo Museum


Des estampes comme celle-ci annoncent fièrement les récents progrès de l’ère Meiji. Vue panoramique de l’édification de Tokyo : image de constructions de pierre à Kyobashi et prospérité des boutiques de briques et de pierres des deux côtés de la rue Ginza présente une vue panoramique du quartier de la Ginza, illustrant le nouveau réseau de transport urbain, les installations, et mettant en évidence le nouveau visage architectural de Tokyo. Ces paysages urbains illustrent l’animation dans les rues et évoquent la vitalité et l’enthousiasme qu’a suscité le progrès au Japon, lors de la période Meiji. Un grand nombre d’estampes furent réalisées au cours des années 1870 ; elles documentent l’essor dans le domaine de la construction.
Des estampes comme celle-ci annoncent fièrement les récents progrès de l’ère Meiji. Vue panoramique de l’édification de Tokyo : image de constructions de pierre à Kyobashi et prospérité des boutiques de briques et de pierres des deux côtés de la rue Ginza présente une vue panoramique du quartier de la Ginza, illustrant le nouveau réseau de transport urbain, les installations, et mettant en évidence le nouveau visage architectural de Tokyo. Ces paysages urbains illustrent l’animation dans les rues et évoquent la vitalité et l’enthousiasme qu’a suscité le progrès au Japon, lors de la période Meiji. Un grand nombre d’estampes furent réalisées au cours des années 1870 ; elles documentent l’essor dans le domaine de la construction.

© 1999, RCIP. Tous droits réservés.

Avant d’être aménagée de façon structurée au cours de l’ère Meiji, la Ginza n’était qu’un chemin de terre aux approches d’Edo. En raison de l’intérêt accru pour la mode et les biens de consommation occidentaux, la Ginza, récemment aménagée, supplanta peu à peu Nihonbashi à titre de principal quartier commercial. En vérité, la Ginza n’était peut-être pas aussi prestigieuse que les fabricants d’estampes voulaient nous le laisser croire. De plus, un grand nombre des scènes architecturales sont embellies afin de reproduire l’engouement du pays pour le progrès. Tous voulaient admirer les édifices, mais rares étaient ceux qui voulaient y habiter. C’est pourquoi les marchands ambulants, les commerçants, les restaurants et les théâtres occupaient la plus grande partie des édifices en pierre. En réalité, la multitude de bâtiments de style Régence anglaise que l’on voit ici est beaucoup plus impressionnante que ne l’& Pour en lire plus
Avant d’être aménagée de façon structurée au cours de l’ère Meiji, la Ginza n’était qu’un chemin de terre aux approches d’Edo. En raison de l’intérêt accru pour la mode et les biens de consommation occidentaux, la Ginza, récemment aménagée, supplanta peu à peu Nihonbashi à titre de principal quartier commercial. En vérité, la Ginza n’était peut-être pas aussi prestigieuse que les fabricants d’estampes voulaient nous le laisser croire. De plus, un grand nombre des scènes architecturales sont embellies afin de reproduire l’engouement du pays pour le progrès. Tous voulaient admirer les édifices, mais rares étaient ceux qui voulaient y habiter. C’est pourquoi les marchands ambulants, les commerçants, les restaurants et les théâtres occupaient la plus grande partie des édifices en pierre. En réalité, la multitude de bâtiments de style Régence anglaise que l’on voit ici est beaucoup plus impressionnante que ne l’était l’avenue de la Ginza ; l’architecture se composait d’un mélange éclectique de divers styles Victoriens. Le petit cartouche indique que Utagawa Hiroshige III a réalisé l’estampe en décembre 1874.

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Le Ryounkaku ou «Tour s’élançant au-delà des nuages» à Asakusa fut construit en novembre 1890. Le «gratte-nuages», un édifice octogonal de douze étages en briques rouges, auquel était intégré le tout premier ascenseur du pays (importé des États-Unis) excita l’imagination de Tokyo tout entier. Du 2e au 8e étage, on trouvait en vente des articles importés, venant du monde entier. Au neuvième étage on trouvait des expositions d’art, et le dixième étage servait d’observatoire aux touristes curieux. Néanmoins, six mois seulement après l’ouverture de la tour, on ferma l’ascenseur parce qu’on le jugeait dangereux.
Le Ryounkaku ou «Tour s’élançant au-delà des nuages» à Asakusa fut construit en novembre 1890. Le «gratte-nuages», un édifice octogonal de douze étages en briques rouges, auquel était intégré le tout premier ascenseur du pays (importé des États-Unis) excita l’imagination de Tokyo tout entier. Du 2e au 8e étage, on trouvait en vente des articles importés, venant du monde entier. Au neuvième étage on trouvait des expositions d’art, et le dixième étage servait d’observatoire aux touristes curieux. Néanmoins, six mois seulement après l’ouverture de la tour, on ferma l’ascenseur parce qu’on le jugeait dangereux.

© 1999, RCIP. Tous droits réservés.

Estampe sur bois

Une planche de Sugoroku illustrant le Ryounkaku au parc Asakusa.

Utagawa Kunisada
Musée Edo-Tokyo
vers 1890
Estampe sur bois
8702202
© Musée Edo-Tokyo


Avant l’ère Meiji, le Japon, à l’instar de la plupart des pays occidentaux, utilisaient des bougies et des lampes à pétrole pour s’éclairer. Des lanternes fixées à l’extérieur des boutiques invitaient les consommateurs, et des flambeaux, des lanternes et même parfois des feux illuminaient les processions et autres fêtes avaient lieu après la tombée de la nuit. En 1874, les lampes à gaz commencèrent à illuminer les rues de Tokyo. Elles devinrent la fierté des habitants de Tokyo, pour lesquels elles évoquaient l’essor du Japon. La Compagnie d’électricité de Tokyo introduisit l’éclairage électrique en 1882. Par la suite, l’éclairage électrique s’est peu à peu répandu dans les rues de Tokyo et a fini par supplanter les populaires lampes à gaz.
Avant l’ère Meiji, le Japon, à l’instar de la plupart des pays occidentaux, utilisaient des bougies et des lampes à pétrole pour s’éclairer. Des lanternes fixées à l’extérieur des boutiques invitaient les consommateurs, et des flambeaux, des lanternes et même parfois des feux illuminaient les processions et autres fêtes avaient lieu après la tombée de la nuit. En 1874, les lampes à gaz commencèrent à illuminer les rues de Tokyo. Elles devinrent la fierté des habitants de Tokyo, pour lesquels elles évoquaient l’essor du Japon. La Compagnie d’électricité de Tokyo introduisit l’éclairage électrique en 1882. Par la suite, l’éclairage électrique s’est peu à peu répandu dans les rues de Tokyo et a fini par supplanter les populaires lampes à gaz.

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Lampe à gaz

Parc Meiji Mura

© Parc Meiji Mura


Lampe à gas

Parc Meiji Mura

© Parc Meiji Mura


Objectifs d'apprentissage

L’apprenant va :
  • décrire les origines et l’évolution du quartier commercial de Ginza ;
  • décrire l’architecture de Tokyo à la fin du XIXe siècle en donnant des exemples d’éléments occidentaux qui ont été introduits dans le quartier Ginza ;
  • reconnaître l’importance culturelle de la reconstruction du quartier Ginza pendant l’ère Meiji ;
  • reconnaître que le quartier Ginza était embelli dans les œuvres d’art, et réfléchir à la raison pour laquelle on procédait ainsi ;
  • décrire les aspects parallèles de l’évolution culturelle à la fin du XIXe siècle aux États-Unis et à Tokyo, et donner des exemples précis.

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