« J’avais atteint l’âge adulte et je me sentais capable d’assurer ma propre subsistance en pratiquant la chasse, la pêche et la trappe, et c’est ce que j’ai fait pendant trois ans. Comme j’aimais alors cette vie libre de toute entrave. Les décisions étaient toutes miennes et, s’il me prenait envie de dormir, je dormais. Après quoi, si j’avais envie de chasser, je chassais, ou cessais de le faire lorsque je n’avais plus envie. Seul le temps qu’il allait faire me dictait parfois ma conduite.

J’échangeais les fourrures que je piégeais contre de l’argent, dont je venais cependant à manquer sans que mon bonheur s’assombrisse. Le caribou et les autres animaux que je chassais nous faisaient généralement vivre, ma famille et moi, mais nous avions aussi parfois à manger que des aliments des blancs (qablunaaq). Cela ne nous rendait toutefois pas malheureux. » Pour en lire plus
« J’avais atteint l’âge adulte et je me sentais capable d’assurer ma propre subsistance en pratiquant la chasse, la pêche et la trappe, et c’est ce que j’ai fait pendant trois ans. Comme j’aimais alors cette vie libre de toute entrave. Les décisions étaient toutes miennes et, s’il me prenait envie de dormir, je dormais. Après quoi, si j’avais envie de chasser, je chassais, ou cessais de le faire lorsque je n’avais plus envie. Seul le temps qu’il allait faire me dictait parfois ma conduite.

J’échangeais les fourrures que je piégeais contre de l’argent, dont je venais cependant à manquer sans que mon bonheur s’assombrisse. Le caribou et les autres animaux que je chassais nous faisaient généralement vivre, ma famille et moi, mais nous avions aussi parfois à manger que des aliments des blancs (qablunaaq). Cela ne nous rendait toutefois pas malheureux. »

La revue Inuit Today , Septembre 1977

© 2000, RCIP. Tous droits réservés.

Les Inuits vivent en harmonie et en interdépendance avec la nature et les ressources vivantes qui en font partie. Récolter et chasser sont des activités qui sont au cœur de notre culture et de notre manière de vivre. Les non-Inuit ne semblent pas comprendre que nos techniques de chasse ont évolué avec les années, passant de la pierre et de l’os au fer, du harpon et de l’arc au fusil, du kayak au canot de fret, de l’umiak au palangrier et du traîneau à chiens à la motoneige. D’où sans doute leur propension à nous demander comment nous parvenons à concilier cet abandon de nos techniques ancestrales avec le vocable de chasseurs « traditionnels » ?
Les Inuits vivent en harmonie et en interdépendance avec la nature et les ressources vivantes qui en font partie. Récolter et chasser sont des activités qui sont au cœur de notre culture et de notre manière de vivre. Les non-Inuit ne semblent pas comprendre que nos techniques de chasse ont évolué avec les années, passant de la pierre et de l’os au fer, du harpon et de l’arc au fusil, du kayak au canot de fret, de l’umiak au palangrier et du traîneau à chiens à la motoneige. D’où sans doute leur propension à nous demander comment nous parvenons à concilier cet abandon de nos techniques ancestrales avec le vocable de chasseurs « traditionnels » ?

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motoneige

La motoneige fournit un moyen facile et rapide d'accéder à nos territoires de chasse de prédilection.

La voix nationale des Inuits du Canada

© La voix nationale des Inuits du Canada


pêcheur

Les chasseurs passent le plus clair de leur vie à découvrir les précieux enseignements de la nature et à apprendre, en parcourant les grandes étendues de terre et d'eau, à assurer leur subsistance.

Photographie d'Eric Loring
vers 1991
© Eric Loring


Nous entendons souvent dire de la part des non-Inuits que « les Inuits ne devraient avoir aucun privilège de récolte puisqu’ils peuvent s’approvisionner au magasin comme les gens qui vivent plus au sud ». En fait, ce n’est pas tout à fait exact. La nourriture qu’on achète coûte cher et elle n’est pas très bonne pour notre santé. Il est un fait que nous la consommons volontiers parfois et qu’elle nous rend service de temps à autre.

Il existe une manière de mesurer l’importance des ressources fauniques pour notre manière de vivre actuelle et c’est à travers l’étude de ce que nous appelons la récolte. Nous avons colligé une information détaillée sur ce que les familles prélevaient à divers moments de l’année et nous continuons de mettre sans cesse à jour cette information. C’est ainsi que nous avons appris, par exemple, qu’il était possible pour chaque Inuit de prélever en moyenne un kilogramme de ressource faunique par jour sans compromett Pour en lire plus
Nous entendons souvent dire de la part des non-Inuits que « les Inuits ne devraient avoir aucun privilège de récolte puisqu’ils peuvent s’approvisionner au magasin comme les gens qui vivent plus au sud ». En fait, ce n’est pas tout à fait exact. La nourriture qu’on achète coûte cher et elle n’est pas très bonne pour notre santé. Il est un fait que nous la consommons volontiers parfois et qu’elle nous rend service de temps à autre.

Il existe une manière de mesurer l’importance des ressources fauniques pour notre manière de vivre actuelle et c’est à travers l’étude de ce que nous appelons la récolte. Nous avons colligé une information détaillée sur ce que les familles prélevaient à divers moments de l’année et nous continuons de mettre sans cesse à jour cette information. C’est ainsi que nous avons appris, par exemple, qu’il était possible pour chaque Inuit de prélever en moyenne un kilogramme de ressource faunique par jour sans compromettre l’équilibre écologique naturel.

© 2000, RCIP. Tous droits réservés.

Photo

Retour après une journée de chasse.

Photographie de W. Kemp.

© W. Kemp


Morse

Récolte de morses.

Photo offerte par Parcs Canada.

© Parcs Canada


La nourriture que nous procure la chasse, et que nous appelons la nourriture traditionnelle, aide à nous garder en santé et nous procure un sentiment de bien-être en nous faisant participer à notre propre culture. C’est pendant les expéditions de chasse et lorsque nous vivons en contact avec la nature que nos aînés nous enseignent les responsabilités et le savoir-faire qui nourrissent notre confiance en nous-mêmes.

Le temps que nous passons en contact avec la nature restaure notre harmonie et notre équilibre intérieurs. Il aide également à maintenir notre bien-être physique et mental. Une grande partie de la vie que nous entretenons avec notre famille et nos amis a lieu pendant que nous chassons, préparons notre nourriture traditionnelle et prenons ensemble nos repas. Consommer nos aliments traditionnels nous aide à nous sentir en possession de nous-mêmes et, pour ainsi dire, en « communion » avec la nature.
La nourriture que nous procure la chasse, et que nous appelons la nourriture traditionnelle, aide à nous garder en santé et nous procure un sentiment de bien-être en nous faisant participer à notre propre culture. C’est pendant les expéditions de chasse et lorsque nous vivons en contact avec la nature que nos aînés nous enseignent les responsabilités et le savoir-faire qui nourrissent notre confiance en nous-mêmes.

Le temps que nous passons en contact avec la nature restaure notre harmonie et notre équilibre intérieurs. Il aide également à maintenir notre bien-être physique et mental. Une grande partie de la vie que nous entretenons avec notre famille et nos amis a lieu pendant que nous chassons, préparons notre nourriture traditionnelle et prenons ensemble nos repas. Consommer nos aliments traditionnels nous aide à nous sentir en possession de nous-mêmes et, pour ainsi dire, en « communion » avec la nature.

© 2000, RCIP. Tous droits réservés.

famille dans un bateaux

A l'air frais.

Photographie d'Eric Loring.

© Eric Loring


femme

La nourriture que nous procure la chasse, et que nous appelons la nourriture traditionnelle, aide à nous garder en santé et nous procure un sentiment de bien-être en nous faisant participer à notre propre culture.

Photo offerte par Parcs Canada.

© Parcs Canada


Objectifs d'apprentissage

L’apprenant va :
  • décrire comment les Inuits se servent de la faune en tant que nourriture ;
  • exprimer l’importance qu’accorde l’Inuit à la faune dans le cadre de son mode de vie et pour son bien-être ;
  • exprimer une opinion sur l’importance de la chasse et de la cueillette dans le cadre de la vie contemporaine de l’Inuit.

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