Depuis la Renaissance, l’Italie est un pôle d’attraction pour les artistes et constitue leur destination de prédilection. Dans la seconde moitié du 19<sup>e</sup> siècle, l’intérêt pour ce pays demeure, mais Paris s’impose aussi comme une étape incontournable. La capitale française est le lieu de passage de nombreux artistes étrangers, sur qui elle exerce une véritable fascination en raison de son dynamisme.

À la fin du 19<sup>e</sup> siècle, Paris n’est plus nécessairement la destination privilégiée. En quête de nouvelles expériences et de nouveaux sujets, les artistes parcourent aussi la campagne française et dépassent fréquemment les frontières de la France. Pour certains peintres, le caractère pittoresque du paysage demeure une préoccupation principale. Pour d’autres, la découverte de cultures et de modes de vie différents, mais aussi de lumières et de paysages variés, offre de nouvelles perspectives et influence Pour en lire plus
Depuis la Renaissance, l’Italie est un pôle d’attraction pour les artistes et constitue leur destination de prédilection. Dans la seconde moitié du 19<sup>e</sup> siècle, l’intérêt pour ce pays demeure, mais Paris s’impose aussi comme une étape incontournable. La capitale française est le lieu de passage de nombreux artistes étrangers, sur qui elle exerce une véritable fascination en raison de son dynamisme.

À la fin du 19<sup>e</sup> siècle, Paris n’est plus nécessairement la destination privilégiée. En quête de nouvelles expériences et de nouveaux sujets, les artistes parcourent aussi la campagne française et dépassent fréquemment les frontières de la France. Pour certains peintres, le caractère pittoresque du paysage demeure une préoccupation principale. Pour d’autres, la découverte de cultures et de modes de vie différents, mais aussi de lumières et de paysages variés, offre de nouvelles perspectives et influence leur manière de peindre.

Les côtes bretonnes, Venise, l’Italie et l’Espagne vont attirer de nombreux artistes canadiens ; certains se rendront même en Afrique du Nord (Tunisie et Maroc) ou dans les Caraïbes. Les artistes russes fréquentent eux aussi le monde artistique parisien et voyagent en France et en Italie, mais l’Orient exerce sur eux une fascination particulière.

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Aaron Allan Edson

Sans titre, par Aaron Allan Edson, 1883.

Aaron Allan Edson
Don de l’honorable Michel Dumaine, juge
1883
aquarelle et gouache
27 x 47,50 cm
© Musée des beaux-arts de Sherbrooke.


Originaire des Cantons-de-l’Est, Allan Edson étudie la peinture à Montréal, Londres et Paris. Il établit sa réputation en peignant de nombreux paysages des Cantons-de-l’Est et de la Nouvelle-Angleterre qui sont souvent associés au courant luministe. Ici, ce paysage empreint de tranquillité baigne dans une atmosphère sourde que soulignent les effets brumeux sur les collines de l’arrière-plan. Les bâtiments pittoresques au toit de chaume font clairement référence à l’architecture domestique européenne. De fait, c’est lors d’un séjour en Europe, entre 1881 et 1884, au cours duquel il travaille à Paris avec Léon-Germain Pelouse, qu’Edson peint cette aquarelle atypique dans laquelle il témoigne son respect envers la nature.

Aaron Allan Edson

Originaire des Cantons-de-l’Est, Allan Edson étudie la peinture à Montréal, Londres et Paris. Il établit sa réputation en peignant de nombreux paysages des Cantons-de-l’Est et de la Nouvelle-Angleterre qui sont souvent associés au courant luministe. Ici, ce paysage empreint de tranquillité baigne dans une atmosphère sourde que soulignent les effets brumeux sur les collines de l’arrière-plan. Les bâtiments pittoresques au toit de chaume font clairement référence à l’architecture domestique européenne. De fait, c’est lors d’un séjour en Europe, entre 1881 et 1884, au cours duquel il travaille à Paris avec Léon-Germain Pelouse, qu’Edson peint cette aquarelle atypique dans laquelle il témoigne son respect envers la nature.

Aaron Allan Edson


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James MacDonald Barnsley

Paysage, France, par James MacDonald Barnsley, 1886.

James MacDonald Barnsley
Don de M. et Mme J.A. Shaver et de Wintario, 1979
1886
huile sur toile
54,6 x 80,5 cm
© Art Gallery of Hamilton.


J.M. Barnsley est natif de Flamboro, un faubourg de Hamilton (Ontario). Comme c’était la coutume pour les artistes canadiens en herbe de la fin du 19<sup>e</sup> siècle, Barnsley fit son premier voyage en France en 1882, où il subit l’influence du naturalisme doux et des sujets ruraux de la seconde génération des peintres de Barbizon. Dans Landscape, France [Paysage, France], on voit une manière typique de Barnsley de traiter ce sujet : un paysage européen pittoresque, avec un château au loin, exécuté dans une lumière romantique et atmosphérique. L’artiste a exposé au Salon de Paris de 1883 à 1887. Il est revenu peu après au Canada pour réaliser plusieurs vues locales avec son regard formé en Europe.

James MacDonald Barnsley

J.M. Barnsley est natif de Flamboro, un faubourg de Hamilton (Ontario). Comme c’était la coutume pour les artistes canadiens en herbe de la fin du 19<sup>e</sup> siècle, Barnsley fit son premier voyage en France en 1882, où il subit l’influence du naturalisme doux et des sujets ruraux de la seconde génération des peintres de Barbizon. Dans Landscape, France [Paysage, France], on voit une manière typique de Barnsley de traiter ce sujet : un paysage européen pittoresque, avec un château au loin, exécuté dans une lumière romantique et atmosphérique. L’artiste a exposé au Salon de Paris de 1883 à 1887. Il est revenu peu après au Canada pour réaliser plusieurs vues locales avec son regard formé en Europe.

James MacDonald Barnsley


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William Blair Bruce

Giverny (France), par William Blair Bruce, 1887.

William Blair Bruce
Mémorial Bruce, 1914
1887
huile sur toile
26,5 x 34,6 cm
© Art Gallery of Hamilton.


En 1883, le célèbre impressionniste français Claude Monet s’installa à Giverny, hameau tranquille situé non loin de Paris. Ce village pittoresque ne tarda pas à attirer de nombreux artistes dans sa campagne colorée, source d’inspiration, où le logement était peu coûteux et où il y avait, bien sûr, la présence de Monet. William Blair Bruce, natif de Hamilton, comptait parmi eux. L’influence de la communauté artistique, ainsi que la lumière douce et le paysage aux multiples couleurs conduisirent Bruce à utiliser une palette plus vive et à tenter de recourir à une touche libre, spontanée. Sa composition diagonale inhabituelle confère à l’œuvre sa fraîcheur, le sentiment qu’elle a été peinte en plein air, là où l’artiste aurait pu se promener dans les champs ondoyants quand il a décidé tout à coup de s’arrêter et de capter la vue du point où il se trouvait.

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En 1883, le célèbre impressionniste français Claude Monet s’installa à Giverny, hameau tranquille situé non loin de Paris. Ce village pittoresque ne tarda pas à attirer de nombreux artistes dans sa campagne colorée, source d’inspiration, où le logement était peu coûteux et où il y avait, bien sûr, la présence de Monet. William Blair Bruce, natif de Hamilton, comptait parmi eux. L’influence de la communauté artistique, ainsi que la lumière douce et le paysage aux multiples couleurs conduisirent Bruce à utiliser une palette plus vive et à tenter de recourir à une touche libre, spontanée. Sa composition diagonale inhabituelle confère à l’œuvre sa fraîcheur, le sentiment qu’elle a été peinte en plein air, là où l’artiste aurait pu se promener dans les champs ondoyants quand il a décidé tout à coup de s’arrêter et de capter la vue du point où il se trouvait.

William Blair Bruce


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James Wilson Morrice

La Plage de St-Malo, par James Wilson Morrice, 1898-1899.

James Wilson Morrice
Don de la succession d’Eleanore F. Morrice, Montréal (Québec) 1981.
1898 - 1899
esquisse à l’huile sur panneau
17,9 x 25,7 cm
© Art Gallery of Nova Scotia.


James Wilson Morrice, natif de Montréal, passa la plupart de sa vie d’adulte en Europe. C’était un peintre fécond, qui partait tous les jours en quête de sujets avec une boîte de peinture de poche et des panneaux. Il a réalisé des centaines de pochades sur de petits panneaux de bois qui lui servaient d’études pour de plus grandes toiles. Ces petits panneaux n’étaient souvent que des esquisses rapides, mais il les considérait tout de même comme de véritables œuvres en soi. The Beach at St. Malo [La Plage de Saint-Malo] constitue l’une des nombreuses pochades que l’artiste a peintes à cet endroit. Morrice aimait les bords de mer et les jeux de lumière sur l’eau.

James Wilson Morrice

James Wilson Morrice, natif de Montréal, passa la plupart de sa vie d’adulte en Europe. C’était un peintre fécond, qui partait tous les jours en quête de sujets avec une boîte de peinture de poche et des panneaux. Il a réalisé des centaines de pochades sur de petits panneaux de bois qui lui servaient d’études pour de plus grandes toiles. Ces petits panneaux n’étaient souvent que des esquisses rapides, mais il les considérait tout de même comme de véritables œuvres en soi. The Beach at St. Malo [La Plage de Saint-Malo] constitue l’une des nombreuses pochades que l’artiste a peintes à cet endroit. Morrice aimait les bords de mer et les jeux de lumière sur l’eau.

James Wilson Morrice


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Objectifs d'apprentissage

L’apprenant va :

  • Comprendre l’influence de la géographie sur la culture;
  • Comprendre que l’art peut représenter des expériences vécues par les gens;
  • Examiner comment les principaux mouvements artistiques européens ont influencé l’interprétation des paysages dans la peinture canadienne;
  • Connaître les différences et les similitudes entre la peinture de paysage russe et canadienne avant 1940;
  • Se rendre compte du développement d’un style de peinture de paysage typiquement canadien;
  • Être capable de poser un regard critique sur différents styles artistiques;
  • Reconnaître les émotions que peut susciter l’art.

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