Place Viger

Gauche : Gare du CP « Château Viger », Montréal, QC. vers 1901

Droite : Carré Viger, Montréal, QC. D'après Notman (VIEW-3174) Prise le 29 juillet, 2000 à 16h 26.

Photographes: Gauche : William Notman, Droite : Andrzej Maciejewski
Musée McCord d'histoire canadienne

© 2002, Musée McCord d'histoire canadienne. Tous droits réservés.


Date/heure : 29 juillet 2000, 16 h 26

Cette vue a été prise du balcon d'une tour de la basilique-cathédrale Marie-Reine-du-Monde. Si le point d'observation a été facile à établir, il n'a cependant pas été facile d'y accéder car il fallait gravir un immense escaler étroit et tournant. Je me suis demandé si Notman avait eu la chance de pouvoir compter sur un assistant pour monter son lourd équipement. J'aurais bien aimé que ce fût mon cas, d'autant que, arrivé en haut, je me suis rendu compte que je devais redescendre chercher une autre lentille. Pour finir, je suis reparti et j'ai pris le cliché une heure plus tard car j'avais oublié de tenir compte de l'heure d'été.
Date/heure : 29 juillet 2000, 16 h 26

Cette vue a été prise du balcon d'une tour de la basilique-cathédrale Marie-Reine-du-Monde. Si le point d'observation a été facile à établir, il n'a cependant pas été facile d'y accéder car il fallait gravir un immense escaler étroit et tournant. Je me suis demandé si Notman avait eu la chance de pouvoir compter sur un assistant pour monter son lourd équipement. J'aurais bien aimé que ce fût mon cas, d'autant que, arrivé en haut, je me suis rendu compte que je devais redescendre chercher une autre lentille. Pour finir, je suis reparti et j'ai pris le cliché une heure plus tard car j'avais oublié de tenir compte de l'heure d'été.

© 2002, Musée McCord d'histoire canadienne. Tous droits réservés.

Carte

Cette carte de Montréal représente les endroits où les photographies de Notman et de Maciejewski ont été prises.

Musée McCord d'histoire canadienne

© 2002, Musée McCord d'histoire canadienne. Tous droits réservés.


Voici la gare-hôtel Viger du Canadien Pacifique en 1901. Prospère et en pleine phase d'expansion, le Canadien Pacifique vient tout juste d'inaugurer cette nouvelle gare qui succède à la gare Dalhousie construite sur le même emplacement. Le nouveau terminus partage avec la gare Windsor les grandes fonctions ferroviaires métropolitaines. Viger joue cependant un rôle secondaire par rapport à Windsor. C'est une gare régionale qui dessert les Laurentides et la rive nord du Saint-Laurent jusqu'à Québec. C'est ici que débarquent les ruraux en quête d'aventures urbaines. C'est également de cette gare que partent missionnaires, colons et touristes pour Sainte-Agathe, Labelle et Mont-Laurier.

Située aux limites du Vieux-Montréal et à proximité du square Viger, la gare-hôtel occupe un espace stratégique, au cœur du quartier de la bourgeoisie francophone de Montréal. C'est sans doute pour cette raison que le Canadien Pacifique y a fait construire cet édifice de prestige dont l'architecture évoque les châteaux de la Pour en lire plus
Voici la gare-hôtel Viger du Canadien Pacifique en 1901. Prospère et en pleine phase d'expansion, le Canadien Pacifique vient tout juste d'inaugurer cette nouvelle gare qui succède à la gare Dalhousie construite sur le même emplacement. Le nouveau terminus partage avec la gare Windsor les grandes fonctions ferroviaires métropolitaines. Viger joue cependant un rôle secondaire par rapport à Windsor. C'est une gare régionale qui dessert les Laurentides et la rive nord du Saint-Laurent jusqu'à Québec. C'est ici que débarquent les ruraux en quête d'aventures urbaines. C'est également de cette gare que partent missionnaires, colons et touristes pour Sainte-Agathe, Labelle et Mont-Laurier.

Située aux limites du Vieux-Montréal et à proximité du square Viger, la gare-hôtel occupe un espace stratégique, au cœur du quartier de la bourgeoisie francophone de Montréal. C'est sans doute pour cette raison que le Canadien Pacifique y a fait construire cet édifice de prestige dont l'architecture évoque les châteaux de la Loire. L'hôtel sera réputé pour l'élégance de son décor; il accueillera les réunions d'affaires et les réceptions mondaines.
Documents imprimés
  • Gagnon-Pratte, France. 1993. Le Château Frontenac : Cent ans de vie de château. Québec : Continuité.
  • Kalman, Harold. 1994. « The Railway and the Opening of the West ». In A History of Canadian Architecture. Toronto: University of Toronto Press.
  • Laurin, Serge. 2000. Les Laurentides. Québec : Institut québécois de recherche sur la culture.
  • Roy, Alain. 2001. « Étude historique ». In Patri-Arch : Étude d'ensemble du sous-secteur de l'Ancien Chantier, t. 1. Québec : Ville de Québec, Service de développement économique et urbain.

© 2002, Musée McCord d'histoire canadienne. Tous droits réservés.

Gare du CP, Sainte-Anne-des-Plaines

Voici la petite gare de Sainte-Anne-des-Plaines. Ce village paisible du comté de Terrebonne est desservi par le Canadien Pacifique depuis les débuts de la compagnie par un embranchement qui quitte la voie principale en direction de Saint-Jérôme, à la hauteur de Sainte-Thérèse. L'accès facile à Montréal par le rail contribue sans doute à l'important mouvement d'exode rural qui marque cette localité.

Anonyme
Musée McCord d'histoire canadienne
vers 1910
Gélatine argentique
7 x 12 cm
MP-0000.997.11
© Musée McCord d'histoire canadienne


Hôtel Frontenac

Le Château Frontenac est le premier grand hôtel urbain construit par le Canadien Pacifique. Conçu par l'architecte Bruce Price et ouvert au public en 1893, cet édifice pittoresque domine la haute-ville de Québec et surplombe le fleuve. Pour plaire à une clientèle de première classe, l'intérieur du Château Frontenac a été somptueusement décoré. Tous les espaces publics et privés sont meublés d'antiquités et de reproductions afin d'évoquer les châteaux de la France du XVIe siècle.

Wallis & Shepherd
Musée McCord d'histoire canadienne - Don de Mr. Stanley G. Triggs
vers 1900
Plaque sèche à la gélatine
6 x 8 cm
© Musée McCord d'histoire canadienne


Du bon usage du train!

Vancouver, Québec, Ottawa, Boston? Pourquoi pas! Le voyageur en ce début de 20e siècle a l'embarras du choix. L'industrie du tourisme est florissante et les compagnies ferroviaires en font leurs choux gras. Ici et là, des Autochtones bénéficient aussi de cet essor, offrant aux touristes les objets artisanaux qu'ils fabriquent.

En montant à bord d'un wagon, il ne faut surtout rien oublier. Paré à toute éventualité, un voyageur averti se sera muni d'un nécessaire de voyage complet ou encore de lunettes de train qui protégeront ses yeux de la poussière et des cendres. On n'est jamais trop prévoyant!
Du bon usage du train!

Vancouver, Québec, Ottawa, Boston? Pourquoi pas! Le voyageur en ce début de 20e siècle a l'embarras du choix. L'industrie du tourisme est florissante et les compagnies ferroviaires en font leurs choux gras. Ici et là, des Autochtones bénéficient aussi de cet essor, offrant aux touristes les objets artisanaux qu'ils fabriquent.

En montant à bord d'un wagon, il ne faut surtout rien oublier. Paré à toute éventualité, un voyageur averti se sera muni d'un nécessaire de voyage complet ou encore de lunettes de train qui protégeront ses yeux de la poussière et des cendres. On n'est jamais trop prévoyant!

© 2002, Musée McCord d'histoire canadienne. Tous droits réservés.

Billet de train

Les vingt lieux différents énumérés sur le billet indiquent les points de départ et de destination de cette ligne de chemin de fer du Grand Tronc.

Musée McCord d'histoire canadienne
vers 1912
Papier
7 x 13 cm
M2001X.6.41
© Musée McCord d'histoire canadienne


Ce billet d’une valeur de 0,45 $ a permis à son détenteur d’effectuer le voyage Montréal-Ottawa à bord d’un train de la Compagnie du Grand Tronc le 6 février 1911 ou 1912.

À cette époque, la neige n’est plus un problème pour le transport ferroviaire. Les trains circulent durant la froide saison depuis 1886 grâce au chasse-neige rotatif inventé par le Canadien J. W. Elliot.

Devenue dans les années 1850 la principale compagnie de chemins de fer au Canada, la Compagnie du Grand Tronc possède en 1867 le plus vaste réseau de chemins de fer du monde, avec 2 055 km de voies ferrées. La compagnie est toutefois au bord de la faillite en 1919. Elle sera intégrée à la compagnie de chemins de fer du Canadien National en 1923.
Ce billet d’une valeur de 0,45 $ a permis à son détenteur d’effectuer le voyage Montréal-Ottawa à bord d’un train de la Compagnie du Grand Tronc le 6 février 1911 ou 1912.

À cette époque, la neige n’est plus un problème pour le transport ferroviaire. Les trains circulent durant la froide saison depuis 1886 grâce au chasse-neige rotatif inventé par le Canadien J. W. Elliot.

Devenue dans les années 1850 la principale compagnie de chemins de fer au Canada, la Compagnie du Grand Tronc possède en 1867 le plus vaste réseau de chemins de fer du monde, avec 2 055 km de voies ferrées. La compagnie est toutefois au bord de la faillite en 1919. Elle sera intégrée à la compagnie de chemins de fer du Canadien National en 1923.

© 2002, Musée McCord d'histoire canadienne. Tous droits réservés.

Lunettes de train

Ce type de lunettes servait à protéger les yeux de la poussière, des cendres et du vent qui entraient par les fenêtres ouvertes des trains.

Musée McCord d'histoire canadienne - Don de St. Peter's Church
vers 1880-1900
2.3 x 10.5 cm
M981.49.3.1
© Musée McCord d'histoire canadienne


Jusque là peu développée, l’industrie de la lunetterie prend son essor durant la seconde moitié du XIXe siècle.

Les lunettes des années 1860 sont de petite taille et de forme elliptique, et les montures sont parfois en acier ou en argent. Le style, les dimensions et les matériaux se diversifient à partir des années 1890.

Ces lunettes de train sont dotées de petits grillages destinés à protéger les yeux non seulement des insectes, de la poussière et des rafales de vents, mais aussi des cendres produites par la locomotive qui se répandent dans les wagons par les fenêtres ouvertes. Les verres sont teintés de vert, couleur fort répandue au XIXe siècle, avec le bleu. À l’époque, certains spécialistes recommandent fortement ce type de lentilles colorées, tandis que d’autres affirment qu’elles nuisaient à la vision.
Jusque là peu développée, l’industrie de la lunetterie prend son essor durant la seconde moitié du XIXe siècle.

Les lunettes des années 1860 sont de petite taille et de forme elliptique, et les montures sont parfois en acier ou en argent. Le style, les dimensions et les matériaux se diversifient à partir des années 1890.

Ces lunettes de train sont dotées de petits grillages destinés à protéger les yeux non seulement des insectes, de la poussière et des rafales de vents, mais aussi des cendres produites par la locomotive qui se répandent dans les wagons par les fenêtres ouvertes. Les verres sont teintés de vert, couleur fort répandue au XIXe siècle, avec le bleu. À l’époque, certains spécialistes recommandent fortement ce type de lentilles colorées, tandis que d’autres affirment qu’elles nuisaient à la vision.

© Musée McCord d'histoire canadienne

Objectifs d'apprentissage

L’apprenant va :
  • nommer les changements qui sont survenus au sein de la société canadienne en deux décennies (territoire, population, économie, etc.);
  • décrire en détails les changements qu’il ou elle est en mesure d’observer;
  • expliquer et émettre des hypothèses quant aux raisons qui pourraient justifier ces changements;
  • faire des liens entre les différences et les similitudes des deux époques.

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