Demandez aux étudiants de parcourir cette page du site web: Lecture: Un périlleux voyage.

Individuellement, chaque étudiant écrit un journal en se mettant dans la peau d’un des réfugiés à bord du S.S. Duchess of York, S.S. Ettrick ou du S.S. Sobieksi. On doit y lire la description du navire, les souvenirs de leur vie en Europe et les sentiments qui les habitent face à leur avenir incertain.

Les étudiants partagent leur journal avec un camarade.
Demandez aux étudiants de parcourir cette page du site web: Lecture: Un périlleux voyage.

Individuellement, chaque étudiant écrit un journal en se mettant dans la peau d’un des réfugiés à bord du S.S. Duchess of York, S.S. Ettrick ou du S.S. Sobieksi. On doit y lire la description du navire, les souvenirs de leur vie en Europe et les sentiments qui les habitent face à leur avenir incertain.

Les étudiants partagent leur journal avec un camarade.

© 2012, Vancouver Holocaust Education Centre. Tous droits réservés.

Pendant que se déroulait la Bataille de l’Atlantique durant les mois de juin et juillet 1940, trois navires transportant 2 284 réfugiés à bord, partaient pour le Canada. Outre les graves dangers qui pouvaient survenir en mer des U-boats allemands, les réfugiés à bord du S.S. Duchess of York durent faire face au harcèlement et aux menaces des nazis. Clive Teddern, un juif allemand qui n’était âgé que de 16 ans, se souvint « Les sous-marins ne nous inquiétaient pas vraiment. Nous étions plutôt effrayés par les gens qui nous accompagnaient. » Les réfugiés avaient peur d’être jetés par-dessus bord, où bien ils craignaient que les nazis réquisitionnent le bateau pour le dérouter jusqu’en Allemagne.

Le S.S. Ettrick était tellement surpeuplé que les réfugiés, qui n’étaient pas protégés par la Convention de Genève, loi qui s’appliquait aux prisonniers nazis, furent obligés de rester dans les entrailles du bateau. Entourés de fils de fer barbelé, ils donnèrent à leurs quartiers le sobriquet de « Torpedo Class. Pour en lire plus
Pendant que se déroulait la Bataille de l’Atlantique durant les mois de juin et juillet 1940, trois navires transportant 2 284 réfugiés à bord, partaient pour le Canada. Outre les graves dangers qui pouvaient survenir en mer des U-boats allemands, les réfugiés à bord du S.S. Duchess of York durent faire face au harcèlement et aux menaces des nazis. Clive Teddern, un juif allemand qui n’était âgé que de 16 ans, se souvint « Les sous-marins ne nous inquiétaient pas vraiment. Nous étions plutôt effrayés par les gens qui nous accompagnaient. » Les réfugiés avaient peur d’être jetés par-dessus bord, où bien ils craignaient que les nazis réquisitionnent le bateau pour le dérouter jusqu’en Allemagne.

Le S.S. Ettrick était tellement surpeuplé que les réfugiés, qui n’étaient pas protégés par la Convention de Genève, loi qui s’appliquait aux prisonniers nazis, furent obligés de rester dans les entrailles du bateau. Entourés de fils de fer barbelé, ils donnèrent à leurs quartiers le sobriquet de « Torpedo Class. »

Le S.S. Sobieski quant à lui, emprunta une route plus sûre. Accompagné par des escorteurs, ce fut l’un des cinq navires servant au transfert outremer d’une fortune colossale – 450 millions de livres sterling, en or et en titres. Au contraire de la situation qui prévalait sur les autres bateaux, le Sobieski jouissait de meilleures conditions: les réfugiés avaient plein accès au bateau et la nourriture était adéquate.

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En groupe de deux (ou, selon l’accessibilité de l’ordinateur, individuellement ou en groupe), les étudiants visionnent la vidéo: Un accueil pour l’ennemi sur laquelle les internés se rappellent leur arrivée au Canada. Les étudiants devraient visionner la vidéo à deux reprises; lors du premier visionnement, ils regardent et écoutent attentivement, alors qu’au deuxième, ils prennent des notes sur les événements décrits par les anciens internés.

En groupes de deux ou en groupes, les étudiants discutent sur les points suivants :

•    Comment les internés furent-ils accueillis par les militaires canadiens ?
•    Comment les internés décrivent-ils leur expérience d’avoir été volés ?
•    Que pensez-vous de l’ironie entourant le fait que des réfugiés du nazisme soient accueillis en tant que nazis ?

Discussion en classe:

•    Est-ce que les étudiants croient que les réfugiés doivent recevoir une c Pour en lire plus
En groupe de deux (ou, selon l’accessibilité de l’ordinateur, individuellement ou en groupe), les étudiants visionnent la vidéo: Un accueil pour l’ennemi sur laquelle les internés se rappellent leur arrivée au Canada. Les étudiants devraient visionner la vidéo à deux reprises; lors du premier visionnement, ils regardent et écoutent attentivement, alors qu’au deuxième, ils prennent des notes sur les événements décrits par les anciens internés.

En groupes de deux ou en groupes, les étudiants discutent sur les points suivants :

•    Comment les internés furent-ils accueillis par les militaires canadiens ?
•    Comment les internés décrivent-ils leur expérience d’avoir été volés ?
•    Que pensez-vous de l’ironie entourant le fait que des réfugiés du nazisme soient accueillis en tant que nazis ?

Discussion en classe:

•    Est-ce que les étudiants croient que les réfugiés doivent recevoir une compensation pour leurs effets volés ? Pourquoi, pourquoi pas ?
•    Le gouvernement canadien a présenté ses excuses et, pour certaines occasions, a fourni une restitution et une compensation aux victimes de cette injustice historique. De telles actions sont en lien avec le refus donné aux immigrants Sikhs à bord du Kamataga Maru, de l’internement des Sino-canadiens durant la Deuxième guerre mondiale et des victimes des Premières Nations suite au système scolaire résidentiel. Introduisez le concept de redressement et de restitution et animez une discussion au sujet de l’affirmation suivante: « Il est important que les gouvernements reconnaissent et corrigent les injustices du passé. »

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Dans le port de Québec, les autorités militaires canadiennes étaient armées, fin prêtes pour l’arrivée des parachutistes et de dangereux espions. Au lieu de cela, ils furent consternés de voir débarquer, parmi les internés civils, des adolescents et des Juifs religieux.

Aussitôt que les navires s’éloignèrent des côtes de l’Angleterre, les Britanniques informèrent les Canadiens que la majorité des civils à bord étaient des réfugiés du nazisme. Plus les navires s’approchaient des eaux canadiennes, plus les hommes espéraient voir la fin de ce long et périlleux voyage. Ils découvrirent vite cependant, que le Canada n’était pas préparé à leur venue. Au contraire, ils furent présumés coupables jusqu’à preuve de leur innocence.

Les réfugiés à bord du Duchess of York furent immédiatement envoyés en train, au camp R, situé dans le nord de l’Ontario. Eugene Spier, financier juif allemand décrit que les réfugiés furent accueillis par des « militaires, nous surveillant avec des fusils et baïonnettes, prêts à nous viser à tout moment. » Pendant plusieurs mois, ces réfugiés ne Pour en lire plus
Dans le port de Québec, les autorités militaires canadiennes étaient armées, fin prêtes pour l’arrivée des parachutistes et de dangereux espions. Au lieu de cela, ils furent consternés de voir débarquer, parmi les internés civils, des adolescents et des Juifs religieux.

Aussitôt que les navires s’éloignèrent des côtes de l’Angleterre, les Britanniques informèrent les Canadiens que la majorité des civils à bord étaient des réfugiés du nazisme. Plus les navires s’approchaient des eaux canadiennes, plus les hommes espéraient voir la fin de ce long et périlleux voyage. Ils découvrirent vite cependant, que le Canada n’était pas préparé à leur venue. Au contraire, ils furent présumés coupables jusqu’à preuve de leur innocence.

Les réfugiés à bord du Duchess of York furent immédiatement envoyés en train, au camp R, situé dans le nord de l’Ontario. Eugene Spier, financier juif allemand décrit que les réfugiés furent accueillis par des « militaires, nous surveillant avec des fusils et baïonnettes, prêts à nous viser à tout moment. » Pendant plusieurs mois, ces réfugiés ne reçurent aucune protection contre les nazis internés dans le camp.

À leur arrivée, les réfugiés qui débarquèrent des bateaux S.S. Ettrick et S.S. Sobieski furent choqués par l’hostilité qu’on leur démontra. Les soldats canadiens confisquèrent les biens de nombre d’entre eux, sans pour autant les leur retourner. Devant cet abus, des plaintes officielles furent déposées, menant à des poursuites en cour martiale. Comme les camps d’internement au Canada avaient été organisés à la hâte, les réfugiés ont vite réalisé que les officiers s’attendaient à ce que les prisonniers soient internés pendant toute la durée de la guerre. Mais, ni les réfugiés, ni le personnel canadien n’étaient prêts pour une telle éventualité, pour tout ce qui les attendait.

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Les étudiants parcourent la page du site web dédiée au HMT Dunera et lisent les expériences des réfugiés à bord du navire, tout en comparant les politiques canadiennes et australiennes vis-à-vis des réfugiés internés.
Les étudiants parcourent la page du site web dédiée au HMT Dunera et lisent les expériences des réfugiés à bord du navire, tout en comparant les politiques canadiennes et australiennes vis-à-vis des réfugiés internés.

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Objectifs d'apprentissage

Utiliser des documents de source primaire
Les étudiants découvrent ce que les témoignages oculaires révèlent à propos de l’arrivée des internés au Canada.

Établir une pertinence historique
Les étudiants apprendront de quelle manière les internés, arrivés au pays en 1940, furent perçus par les Canadiens.

Comprendre la dimension éthique de l’histoire
Suite à l’appropriation des effets personnels des internés à leur arrivée au pays, les étudiants prendront position à savoir si le gouvernement canadien doit assumer sa responsabilité.

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