Partout en Europe, des fêtes romaines, germaniques ou celtiques marquaient le début de l’hiver. Le christianisme prend ses origines et son essor dans le monde antique en proposant une nouvelle promesse de vie, en annonçant une nouvelle lumière du monde en la personne de Jésus-Christ. Peu à peu est institué à partir du IVe siècle un calendrier de fêtes religieuses. Elles sont destinées à supplanter les anciens rites et les fêtes païennes.

Noël est la fête de la Nativité, qui commémore dans la liturgie chrétienne la naissance de Jésus-Christ, dans la nuit du 24 au 25 décembre. La France et le Canada contemporains n’ont pas oublié les traditions du passé et gardent encore vivantes les pratiques et les croyances liées aux fêtes de Noël.

Quant à la signification du mot Noël, il pourrait avoir trois origines :

une origine judaïque;
une origine latine religieuse, rattachée à Dies natalis (le jour de la naissance du Christ);
une origine celtique, plus controversée, du nom gaulois novo (nouveau) et hel Pour en lire plus

Partout en Europe, des fêtes romaines, germaniques ou celtiques marquaient le début de l’hiver. Le christianisme prend ses origines et son essor dans le monde antique en proposant une nouvelle promesse de vie, en annonçant une nouvelle lumière du monde en la personne de Jésus-Christ. Peu à peu est institué à partir du IVe siècle un calendrier de fêtes religieuses. Elles sont destinées à supplanter les anciens rites et les fêtes païennes.

Noël est la fête de la Nativité, qui commémore dans la liturgie chrétienne la naissance de Jésus-Christ, dans la nuit du 24 au 25 décembre. La France et le Canada contemporains n’ont pas oublié les traditions du passé et gardent encore vivantes les pratiques et les croyances liées aux fêtes de Noël.

Quant à la signification du mot Noël, il pourrait avoir trois origines :

une origine judaïque;
une origine latine religieuse, rattachée à Dies natalis (le jour de la naissance du Christ);
une origine celtique, plus controversée, du nom gaulois novo (nouveau) et hel (soleil) correspondant au solstice d’hiver.


© 1995, RCIP-Réseau canadien d'information sur le patrimoine. Tous droits réservés.

La tradition chrétienne répond aux élans fondamentaux de l’imagination et de la mémoire humaines, et trouve sa source dans la foi et la tradition juives. Pour les chrétiens, Noël est d’abord et avant tout la célébration de la naissance du « Messie », mot hébreu qui signifie « oint ». Dans la bible hébraïque, ce mot désigne le roi d’Israël. Dans les Livres de Samuel (1 S 12, 3-5; 24, 7-11; 2 S 19, 21-22), les Chroniques (2 Ch 6, 42) et les Psaumes (2, 2; 18, 50; 20, 6; 28, 8) le titre de « Messie » est attribué aux anciens rois Saül, David, Salomon et à la royauté en général.

Dans la littérature prophétique de l’ancienne foi juive, la notion du futur roi idéal est profondément inscrite dans l’espérance du peuple en la venue d’un sauveur. L’image du sauveur est au cœur de la notion de royauté partout dans l’ancien Orient. Que ce soit en Égypte ou en Syrie, en Mésopotamie ou dans l’ancien Israël, chaque nouveau roi endossait le rôle de sauveur. L’avènement de son règne était fondé sur l’espoir qu’il serait enfin celui qui ramènerait la fertilité, la richesse, la lib Pour en lire plus
La tradition chrétienne répond aux élans fondamentaux de l’imagination et de la mémoire humaines, et trouve sa source dans la foi et la tradition juives. Pour les chrétiens, Noël est d’abord et avant tout la célébration de la naissance du « Messie », mot hébreu qui signifie « oint ». Dans la bible hébraïque, ce mot désigne le roi d’Israël. Dans les Livres de Samuel (1 S 12, 3-5; 24, 7-11; 2 S 19, 21-22), les Chroniques (2 Ch 6, 42) et les Psaumes (2, 2; 18, 50; 20, 6; 28, 8) le titre de « Messie » est attribué aux anciens rois Saül, David, Salomon et à la royauté en général.

Dans la littérature prophétique de l’ancienne foi juive, la notion du futur roi idéal est profondément inscrite dans l’espérance du peuple en la venue d’un sauveur. L’image du sauveur est au cœur de la notion de royauté partout dans l’ancien Orient. Que ce soit en Égypte ou en Syrie, en Mésopotamie ou dans l’ancien Israël, chaque nouveau roi endossait le rôle de sauveur. L’avènement de son règne était fondé sur l’espoir qu’il serait enfin celui qui ramènerait la fertilité, la richesse, la liberté, la paix et le bonheur pour tous les habitants du pays.

Durant la période précédant la naissance de Jésus, il existait, dans l’ancien Israël, deux perceptions bien distinctes du messie à venir. Un premier courant de pensée avançait l’idée de l’arrivée d’un sauveur « national », un descendant du roi David, qui libérerait le peuple juif de l’oppression de l’envahisseur et ramènerait la paix dans le royaume. L’autre courant de pensée défendait l’idée de la venue d’un prêtre-messie. Ce dernier apporterait la paix à son peuple et au monde entier par la diffusion de la connaissance de Dieu. La communauté de Qumran, d’où proviennent les Manuscrits de la Mer morte, nourrissait cet espoir.

Cette double notion de messie faisait partie de la foi religieuse au moment de la naissance de Jésus. L’attente d’un messie qui apporterait la connaissance de Dieu et la paix dans le monde était le fondement de la foi des premières communautés chrétiennes.

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Aux premiers siècles de notre ère, lorsque la religion chrétienne se construit, la fête de Noël n’existe pas : l’Église ne connaît que la fête de la Résurrection célébrée solennellement à Pâques. Les premières célébrations de la naissance de Jésus ( Natale Christi ) apparaissent au cours du IVe siècle en Occident lorsque le christianisme est devenu la religion du plus grand nombre. Elles ont pour but de christianiser les fêtes de la culture populaire et les cultes préchrétiens, célébrés au mois de décembre. En particulier, Jésus appelé « Lumière du Monde » ou « Soleil de Justice » se substitue au Sol invictus mithriaque. La liturgie, l’interprétation des Écritures, vont influencer et fixer les représentations des scènes de la vie du Christ, notamment celle de la Nativité.

C’est en 354 que le pape Liberus instaura la Nativité le 25 décembre, alors que l’Église d’Orient célébrait la naissance du Christ est son baptême le 6 janvier par la fête de l’Épiphanie.

Le choix de la date du 25 décembre re Pour en lire plus

Aux premiers siècles de notre ère, lorsque la religion chrétienne se construit, la fête de Noël n’existe pas : l’Église ne connaît que la fête de la Résurrection célébrée solennellement à Pâques. Les premières célébrations de la naissance de Jésus ( Natale Christi ) apparaissent au cours du IVe siècle en Occident lorsque le christianisme est devenu la religion du plus grand nombre. Elles ont pour but de christianiser les fêtes de la culture populaire et les cultes préchrétiens, célébrés au mois de décembre. En particulier, Jésus appelé « Lumière du Monde » ou « Soleil de Justice » se substitue au Sol invictus mithriaque. La liturgie, l’interprétation des Écritures, vont influencer et fixer les représentations des scènes de la vie du Christ, notamment celle de la Nativité.

C’est en 354 que le pape Liberus instaura la Nativité le 25 décembre, alors que l’Église d’Orient célébrait la naissance du Christ est son baptême le 6 janvier par la fête de l’Épiphanie.

Le choix de la date du 25 décembre reposait en fait sur l’ultime désir des Pères de l’Église de détourner les peuples de l’empire romain de l’idôlatrie. Dès le Ve siècle, la fête de la Nativité prit une telle importance dans le monde de la chrétienté, qu’elle marqua le début de l’année liturgique. Il en fut ainsi jusqu’au XIe siècle, où la période de l’Avent ayant été ajoutée au cycle de Noël, le premier dimanche de l’Avent inaugura dès lors la nouvelle année liturgique.


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Le temps de Noël se déroule pendant presque un mois, et les fêtes peuvent débuter dès la Saint Martin, le 11 novembre, pour se terminer le 6 janvier avec l’Épiphanie. La période de l’Avent (du latin Adventus, la venue, l’arrivée) dure quatre semaines au cours desquelles le rituel religieux prépare à la célébration de Noël.

Autrefois période de jeûne, la consommation de viande, de fromages, de boissons alcoolisées était interdite. Pendant ce temps, on préparait le repas de Noël en tuant le cochon, on confectionnait des pâtisseries, on nettoyait la maison, on la décorait.

Aujourd’hui, les enfants comptent les jours qui les séparent du soir de Noël en ouvrant les cases des calendriers de l’Avent.

Le temps de Noël se déroule pendant presque un mois, et les fêtes peuvent débuter dès la Saint Martin, le 11 novembre, pour se terminer le 6 janvier avec l’Épiphanie. La période de l’Avent (du latin Adventus, la venue, l’arrivée) dure quatre semaines au cours desquelles le rituel religieux prépare à la célébration de Noël.

Autrefois période de jeûne, la consommation de viande, de fromages, de boissons alcoolisées était interdite. Pendant ce temps, on préparait le repas de Noël en tuant le cochon, on confectionnait des pâtisseries, on nettoyait la maison, on la décorait.

Aujourd’hui, les enfants comptent les jours qui les séparent du soir de Noël en ouvrant les cases des calendriers de l’Avent.


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Sapins ornés de bougies avec des angelots portantcadeaux. Vi des

Sapins ornés de bougies avec des angelots portant des cadeaux. Vingt-quatre cases s'ouvrent jusqu'au jour de Noël.

Musée national des arts et traditions populaires. MNATP
20e siècle
Carton coloré et givré
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Objectifs d'apprentissage

L’apprenant va :
  • découvrir comment les gens, les événements et les idées du passé ont une incidence sur le présent;
  • décrire l’évolution de la célébration religieuse du Noël chrétien.

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