L’intérêt pour la nature rejoint des préoccupations liées à des questions identitaires, écologiques, politiques et esthétiques. L’environnement est pour les artistes un riche sujet d’investigation; ils l’observent, y interviennent, y prélèvent des composantes et cherchent à en comprendre les changements. Les différences dans le traitement de la nature qu’on peut observer dans des genres artistiques comme le paysage, la nature morte, le Land Art illustrent les transformations au fil du temps de la relation que l’être humain entretient avec la nature, cette relation passant graduellement d’un rapport de contemplation à un lien d’interaction. Si, de son côté, la science permet parfois de croire à la possibilité d’une maîtrise complète de la nature, les projets présentés ici témoignent non pas tant d’un désir de domination que d’une inventivité et d’une curiosité sans borne à l’égard du milieu naturel.
L’intérêt pour la nature rejoint des préoccupations liées à des questions identitaires, écologiques, politiques et esthétiques. L’environnement est pour les artistes un riche sujet d’investigation; ils l’observent, y interviennent, y prélèvent des composantes et cherchent à en comprendre les changements. Les différences dans le traitement de la nature qu’on peut observer dans des genres artistiques comme le paysage, la nature morte, le Land Art illustrent les transformations au fil du temps de la relation que l’être humain entretient avec la nature, cette relation passant graduellement d’un rapport de contemplation à un lien d’interaction. Si, de son côté, la science permet parfois de croire à la possibilité d’une maîtrise complète de la nature, les projets présentés ici témoignent non pas tant d’un désir de domination que d’une inventivité et d’une curiosité sans borne à l’égard du milieu naturel.

© Galerie de l'UQAM 2007. Tous droits réservés.

Jardin installatif, University of Western Ontario, London

Photographies noir et blanc, textes, plantes

dimensions variées

Photo : John Tamblyn, Artiste : Ron Benner
1997 - 2001
© Ron Benner


Ron Benner s’intéresse à l’impérialisme culturel de l’Occident, particulièrement en ce qui a trait au commerce et à l’industrie agricole. Il entame en 1997 un vaste projet artistique intitulé Trans/mission: Vectors [Trans/mission : les vecteurs], dans lequel il tente de retracer le parcours des plantes comestibles originaires d’Amérique (maïs, papaye, cacao, ananas, pomme de terre, tomate, etc.) qui sont maintenant cultivées à travers le monde et dont la consommation s’est ancrée dans les habitudes alimentaires. Un phénomène qui, souligne l’artiste, montre combien la nourriture relie tous les êtres humains. Ses recherches se présentent sous la forme de « jardins documentaires » tels que celui de Trans/mission: Corn Vectors [Trans/mission : le maïs comme vecteur], que l’artiste accompagne de photographies et de textes explicatifs sur la provenance et la nature des plantes qu’il sème. Le jardin permet ainsi de mettre au jour un autre type d’histoire, agri/culturelle cette fois.
Ron Benner s’intéresse à l’impérialisme culturel de l’Occident, particulièrement en ce qui a trait au commerce et à l’industrie agricole. Il entame en 1997 un vaste projet artistique intitulé Trans/mission: Vectors [Trans/mission : les vecteurs], dans lequel il tente de retracer le parcours des plantes comestibles originaires d’Amérique (maïs, papaye, cacao, ananas, pomme de terre, tomate, etc.) qui sont maintenant cultivées à travers le monde et dont la consommation s’est ancrée dans les habitudes alimentaires. Un phénomène qui, souligne l’artiste, montre combien la nourriture relie tous les êtres humains. Ses recherches se présentent sous la forme de « jardins documentaires » tels que celui de Trans/mission: Corn Vectors [Trans/mission : le maïs comme vecteur], que l’artiste accompagne de photographies et de textes explicatifs sur la provenance et la nature des plantes qu’il sème. Le jardin permet ainsi de mettre au jour un autre type d’histoire, agri/culturelle cette fois.

© Galerie de l'UQAM 2007. Tous droits réservés.

Trans/mission: Corn Vectors

Photo : John Tamblyn, Artiste : Ron Benner
1997 - 2001
© Ron Benner


Trans/mission: Corn Vectors

Photo : John Tamblyn, Artiste : Ron Benner
1997 - 2001
© Ron Benner


Trans/mission: Corn Vectors

Photo : John Tamblyn, Artiste : Ron Benner
1997 - 2001
© Ron Benner


À l’origine, Trans/mission: Corn Vectors a été créée pour une exposition collective, Foodculture, organisée sous le commissariat de Barbara Fischer et présentée à l’Université de Western Ontario (London, Ontario) en 1997. On a préservé l’installation pendant quatre autres années en replantant, chaque printemps, le maïs (du Purple Peruvian et du Gaspe Flint) ainsi que d’autres plantes économiques tels que des piments rouges, des tomates, des soucis et du tabac. Cette œuvre était issue d’un projet beaucoup plus vaste, Trans/mission: Vectors (1997-2004), qui retraçait la diffusion dans le monde des plantes économiques originaires d’Amérique, d’abord des Caraïbes vers l’Europe en 1492 (Christophe Colomb) et du Brésil vers l’Afrique de l’Est et vers l’Inde en 1500 (Cabral). Trans/mission: Corn Vectors suivait le parcours d’une seule espèce — le maïs — à partir des Amériques jusqu’en Inde, au Vietnam et en Chine. Il est intéressant de noter que le mot servant à désigner le maïs au Québec est blé d’Inde. En Italie, on l’appelle Gran Turco. Je suis sans cesse à la fois étonné et Pour en lire plus
À l’origine, Trans/mission: Corn Vectors a été créée pour une exposition collective, Foodculture, organisée sous le commissariat de Barbara Fischer et présentée à l’Université de Western Ontario (London, Ontario) en 1997. On a préservé l’installation pendant quatre autres années en replantant, chaque printemps, le maïs (du Purple Peruvian et du Gaspe Flint) ainsi que d’autres plantes économiques tels que des piments rouges, des tomates, des soucis et du tabac. Cette œuvre était issue d’un projet beaucoup plus vaste, Trans/mission: Vectors (1997-2004), qui retraçait la diffusion dans le monde des plantes économiques originaires d’Amérique, d’abord des Caraïbes vers l’Europe en 1492 (Christophe Colomb) et du Brésil vers l’Afrique de l’Est et vers l’Inde en 1500 (Cabral). Trans/mission: Corn Vectors suivait le parcours d’une seule espèce — le maïs — à partir des Amériques jusqu’en Inde, au Vietnam et en Chine. Il est intéressant de noter que le mot servant à désigner le maïs au Québec est blé d’Inde. En Italie, on l’appelle Gran Turco. Je suis sans cesse à la fois étonné et attristé par le manque de reconnaissance accordée aux fermiers des Premières Nations des Amériques et par la manière dont leur savoir indigène a été propagé dans le monde après 1492.

© Ron Benner

Ron Benner est né à London, en Ontario, où il vit et travaille. Après une année de formation en génie agricole à l’Université de Guelph, il se tourne du côté des arts visuels et développe une pratique qui allie photographie, installation et jardinage. Artiste et militant social de réputation internationale, il collabore régulièrement avec des organismes engagés dans la défense de l’environnement.

expositions (sélection)
2008 Trans/mission : Blé d’Inde, Axenéo7, Gatineau (Québec) 2006 Not Sheep: New Urban Enclosures and Commons, Artspeak Gallery, Vancouver (Colombie-Britannique) 2005 Paradigms of Citizenship, McIntosh Gallery, London (Ontario) 2003 Trans/mission: Vectors, Expression, Centre d’exposition de Saint-Hyacinthe, Saint-Hyacinthe (Québec) 2002 Trans/mission: African Vectors, Oakville Galleries, Oakville (Ontario)
Ron Benner est né à London, en Ontario, où il vit et travaille. Après une année de formation en génie agricole à l’Université de Guelph, il se tourne du côté des arts visuels et développe une pratique qui allie photographie, installation et jardinage. Artiste et militant social de réputation internationale, il collabore régulièrement avec des organismes engagés dans la défense de l’environnement.

expositions (sélection)
  • 2008 Trans/mission : Blé d’Inde, Axenéo7, Gatineau (Québec)
  • 2006 Not Sheep: New Urban Enclosures and Commons, Artspeak Gallery, Vancouver (Colombie-Britannique)
  • 2005 Paradigms of Citizenship, McIntosh Gallery, London (Ontario)
  • 2003 Trans/mission: Vectors, Expression, Centre d’exposition de Saint-Hyacinthe, Saint-Hyacinthe (Québec)
  • 2002 Trans/mission: African Vectors, Oakville Galleries, Oakville (Ontario)

© Galerie de l'UQAM 2007. Tous droits réservés.

impérialisme culturel

Désigne l’autorité qu’exerce une culture sur une autre culture. L’usage du terme dénonce des politiques de domination militaire, financière et médiatique qui ont pour objectif de modifier les modes de vie d’une nation pour mieux l’assimiler et lui imposer sa culture. Proche du colonialisme, l’impérialisme dénote une idéologie et l’exercice d’une autorité basés sur le mépris ainsi que sur un sentiment de supériorité.
impérialisme culturel

Désigne l’autorité qu’exerce une culture sur une autre culture. L’usage du terme dénonce des politiques de domination militaire, financière et médiatique qui ont pour objectif de modifier les modes de vie d’une nation pour mieux l’assimiler et lui imposer sa culture. Proche du colonialisme, l’impérialisme dénote une idéologie et l’exercice d’une autorité basés sur le mépris ainsi que sur un sentiment de supériorité.

© Galerie de l'UQAM 2007. Tous droits réservés.

Objectifs d'apprentissage

L’apprenant va :

  • démontrer qu’il comprend le lien qui existe entre la science et l’art;
  • tenter d’expliquer l’état d’esprit de l’artiste au moment où il a réalisé cette œvre.

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