L’intérêt pour la nature rejoint des préoccupations liées à des questions identitaires, écologiques, politiques et esthétiques. L’environnement est pour les artistes un riche sujet d’investigation; ils l’observent, y interviennent, y prélèvent des composantes et cherchent à en comprendre les changements. Les différences dans le traitement de la nature qu’on peut observer dans des genres artistiques comme le paysage, la nature morte, le Land Art illustrent les transformations au fil du temps de la relation que l’être humain entretient avec la nature, cette relation passant graduellement d’un rapport de contemplation à un lien d’interaction. Si, de son côté, la science permet parfois de croire à la possibilité d’une maîtrise complète de la nature, les projets présentés ici témoignent non pas tant d’un désir de domination que d’une inventivité et d’une curiosité sans borne à l’égard du milieu naturel.
L’intérêt pour la nature rejoint des préoccupations liées à des questions identitaires, écologiques, politiques et esthétiques. L’environnement est pour les artistes un riche sujet d’investigation; ils l’observent, y interviennent, y prélèvent des composantes et cherchent à en comprendre les changements. Les différences dans le traitement de la nature qu’on peut observer dans des genres artistiques comme le paysage, la nature morte, le Land Art illustrent les transformations au fil du temps de la relation que l’être humain entretient avec la nature, cette relation passant graduellement d’un rapport de contemplation à un lien d’interaction. Si, de son côté, la science permet parfois de croire à la possibilité d’une maîtrise complète de la nature, les projets présentés ici témoignent non pas tant d’un désir de domination que d’une inventivité et d’une curiosité sans borne à l’égard du milieu naturel.

© Galerie de l'UQAM 2007. Tous droits réservés.

In vitro

Festival international des Jardins de Métis, Grand-Métis (Québec)

NIP paysage
2001
© NIP paysage


La démarche artistique de NIP paysage repose sur l’intervention in situ, car le collectif s’inspire chaque fois du territoire dans lequel il est appelé à œuvrer. Ses architectures paysagées témoignent d’une recherche approfondie sur les particularités des lieux ainsi que des enjeux qui leur sont liés, et sont souvent teintées d’une prise de position écologique. L’art du jardin est ici abordé dans sa dimension scientifique. L’œuvre se présente avec des statistiques, de l’information sur la flore locale et des bocaux qui contiennent des pousses et des spécimens, ce à quoi renvoie directement le titre de l’œuvre, In vitro, expression latine qui signifie « dans le verre » et fait référence à une expérience menée dans des conditions artificielles. NIP paysage nous place ainsi devant une nature modelée par l’homme et, par conséquent, détournée.
La démarche artistique de NIP paysage repose sur l’intervention in situ, car le collectif s’inspire chaque fois du territoire dans lequel il est appelé à œuvrer. Ses architectures paysagées témoignent d’une recherche approfondie sur les particularités des lieux ainsi que des enjeux qui leur sont liés, et sont souvent teintées d’une prise de position écologique. L’art du jardin est ici abordé dans sa dimension scientifique. L’œuvre se présente avec des statistiques, de l’information sur la flore locale et des bocaux qui contiennent des pousses et des spécimens, ce à quoi renvoie directement le titre de l’œuvre, In vitro, expression latine qui signifie « dans le verre » et fait référence à une expérience menée dans des conditions artificielles. NIP paysage nous place ainsi devant une nature modelée par l’homme et, par conséquent, détournée.

© Galerie de l'UQAM 2007. Tous droits réservés.

Festival international des Jardins de Métis, Grand-Métis (Québec)

NIP paysage
2001
© NIP paysage


Festival international des Jardins de Métis, Grand-Métis (Québec)

NIP paysage
2001
© NIP paysage


Festival international des Jardins de Métis, Grand-Métis (Québec)

NIP paysage
2001
© NIP paysage


In vitro
Été 2001

Un jardin d’interprétation de la forêt telle que nous la connaissons, tente une actualisation de la traditionnelle vision poétique de l’univers sylvestre. Le jardin cherche à retrouver la magie des légendes forestières ancestrales tout en s’appuyant sur la réalité complexe de la forêt contemporaine, à la fois référence culturelle fondamentale et haut lieu de production des industries des matériaux et des loisirs.

Proposant un questionnement ludique et esthétique sur la forêt, le jardin déploie une façade d’épinettes en barils, et y trace un chemin de bois linéaire traversé par des veines de copeaux en plastique sur lesquelles s’installent des charpentes en métal remplies d’énigmatiques copeaux forestiers. Cette myriade de bocaux transparents contient des pousses « gommes d’épinettes » ou des fruits « confitures de cocottes » provoquant simultanément le pla Pour en lire plus
In vitro
Été 2001

Un jardin d’interprétation de la forêt telle que nous la connaissons, tente une actualisation de la traditionnelle vision poétique de l’univers sylvestre. Le jardin cherche à retrouver la magie des légendes forestières ancestrales tout en s’appuyant sur la réalité complexe de la forêt contemporaine, à la fois référence culturelle fondamentale et haut lieu de production des industries des matériaux et des loisirs.

Proposant un questionnement ludique et esthétique sur la forêt, le jardin déploie une façade d’épinettes en barils, et y trace un chemin de bois linéaire traversé par des veines de copeaux en plastique sur lesquelles s’installent des charpentes en métal remplies d’énigmatiques copeaux forestiers. Cette myriade de bocaux transparents contient des pousses « gommes d’épinettes » ou des fruits « confitures de cocottes » provoquant simultanément le plaisir esthétique et le questionnement éthique: la forêt ne s’est-elle pas tout à la fois transformée en laboratoire, en usine, en supermarché, en musée et en centre récréatif? De la même manière, le sol évoque puissamment le déboisement et la calcination de la forêt tout en s’affirmant comme terrain de jeu, dans sa zone brasier, de par sa texture spongieuse et l’insertion de bleuets artificiels géants faits pour s’asseoir et rebondir.

© NIP paysage

NIP paysage est une firme d’architectes paysagistes fondée en 2001 par Mathieu Casavant, France Cormier, Josée Labelle, Michel Langevin et Mélanie Mignault. Le collectif a reçu en 2002 le Mérite national de l’Association des architectes paysagistes du Canada et le premier prix de l’Institut de Design de Montréal.

projets (sélection)
2005 Pause, Paysages éphémères, Avenue du Mont-Royal, Montréal (Québec) 2004 Eaux vives, regards croisés, Maison de la culture Frontenac, Montréal (Québec) Impluvium, Biennale de Montréal, Montréal (Québec) 2002 Trans[plant] Festival canadien des tulipes, Ottawa (Ontario) 2001 In vitro, Festival international de jardins de Métis, Grand-Métis (Québec)
NIP paysage est une firme d’architectes paysagistes fondée en 2001 par Mathieu Casavant, France Cormier, Josée Labelle, Michel Langevin et Mélanie Mignault. Le collectif a reçu en 2002 le Mérite national de l’Association des architectes paysagistes du Canada et le premier prix de l’Institut de Design de Montréal.

projets (sélection)
  • 2005 Pause, Paysages éphémères, Avenue du Mont-Royal, Montréal (Québec)
  • 2004 Eaux vives, regards croisés, Maison de la culture Frontenac, Montréal (Québec)
  • Impluvium, Biennale de Montréal, Montréal (Québec)
  • 2002 Trans[plant] Festival canadien des tulipes, Ottawa (Ontario)
  • 2001 In vitro, Festival international de jardins de Métis, Grand-Métis (Québec)

© Galerie de l'UQAM 2007. Tous droits réservés.

Objectifs d'apprentissage

L’apprenant va :
  • démontrer qu’il comprend le lien qui existe entre la science et l’art;
  • tenter d’expliquer l’état d’esprit de l’artiste au moment où ils ont réalisé cette œuvre.

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