Sous l’influence de l’écologie, la perception de la nature est aujourd’hui fortement teintée d’inquiétude. Les œuvres réunies dans cette section ont pour point commun de souligner la fragilité de l’environnement. Les artistes y font preuve d’un engagement qui se veut éveilleur de conscience et montrent, entre autres choses, comment le paysage environnant est devenu le lieu de catastrophes et de désastres sans précédent. Ils abordent ainsi directement ou indirectement la question des changements climatiques et présentent avec conviction les possibilités d’amélioration qu’ouvre le geste individuel.
Sous l’influence de l’écologie, la perception de la nature est aujourd’hui fortement teintée d’inquiétude. Les œuvres réunies dans cette section ont pour point commun de souligner la fragilité de l’environnement. Les artistes y font preuve d’un engagement qui se veut éveilleur de conscience et montrent, entre autres choses, comment le paysage environnant est devenu le lieu de catastrophes et de désastres sans précédent. Ils abordent ainsi directement ou indirectement la question des changements climatiques et présentent avec conviction les possibilités d’amélioration qu’ouvre le geste individuel.

© Galerie de l'UQAM 2007. Tous droits réservés.

Vue de l’installation présentée à The Power Plant en 2004

275 épreuves à développement chromogène

40,6 x 50,8 cm chacune

Kelly Wood
1998 - 2003
© Kelly Wood


De mars 1998 à mars 2003, Kelly Wood a photographié ses ordures domestiques. Une œuvre à l’échelle monumentale ressort de son projet qui, suivant un calendrier arbitraire, présente les preuves d’un processus implacable et en expose l’excès dans une documentation qui cumule 275 images. Déchets. Projet continu, 1998-2003 nous met ainsi en contact avec les traces que l’artiste a laissées au fil du temps. La netteté des images révèle d’autant mieux le sac d’ordures comme une donnée empirique et fait du médium photographique une technique d’enregistrement normalisée. La répétition d’une même composition et la succession des images participent à transformer cette production de déchets en matière artistique.

De mars 1998 à mars 2003, Kelly Wood a photographié ses ordures domestiques. Une œuvre à l’échelle monumentale ressort de son projet qui, suivant un calendrier arbitraire, présente les preuves d’un processus implacable et en expose l’excès dans une documentation qui cumule 275 images. Déchets. Projet continu, 1998-2003 nous met ainsi en contact avec les traces que l’artiste a laissées au fil du temps. La netteté des images révèle d’autant mieux le sac d’ordures comme une donnée empirique et fait du médium photographique une technique d’enregistrement normalisée. La répétition d’une même composition et la succession des images participent à transformer cette production de déchets en matière artistique.

© Galerie de l'UQAM 2007. Tous droits réservés.

Vue de l’installation présentée à The Power Plant en 2004.

Kelly Wood

© Kelly Wood


Vue de l’installation présentée à The Power Plant en 2004.

Kelly Wood
1998 - 2003
© Kelly Wood


<i>Ordures et œuvre d’art</i>

Si nous envisageons le sujet des ordures comme étant l’effet résiduel du statut particulier de la marchandise sous le capitalisme, il en découle que c’est l’usage qu’une société fait de ces restes perdus qui détermine cette société. Car la marchandise et l’obsolescence sont deux concepts qui vont de pair, l’acte de consommation lui-même étant un acte de pure perte. Dès lors, nous commençons à comprendre que « l’accumulation est plus que la somme de ses produits » (selon la théorie de l’économie générale de G.B. [Georges Bataille]). Mais des ordures dans une œuvre d’art conceptuel ? S’agit-il d’une idée illustrée par une photographie ou s’agit-il tout simplement d’un document ? Et à propos de contradictions, n’est-il pas étrange qu’un signe de saleté soit en même temps signe de richesse ? Une abondance de gaspillage — l’avenir s’annonce sombre. Cette nouvelle pollution, représente-elle la négation de la rareté ? Envisageriez-vous sérieusement une négation de l’objet d’art par suggestion ? Et qu Pour en lire plus
<i>Ordures et œuvre d’art</i>

Si nous envisageons le sujet des ordures comme étant l’effet résiduel du statut particulier de la marchandise sous le capitalisme, il en découle que c’est l’usage qu’une société fait de ces restes perdus qui détermine cette société. Car la marchandise et l’obsolescence sont deux concepts qui vont de pair, l’acte de consommation lui-même étant un acte de pure perte. Dès lors, nous commençons à comprendre que « l’accumulation est plus que la somme de ses produits » (selon la théorie de l’économie générale de G.B. [Georges Bataille]). Mais des ordures dans une œuvre d’art conceptuel ? S’agit-il d’une idée illustrée par une photographie ou s’agit-il tout simplement d’un document ? Et à propos de contradictions, n’est-il pas étrange qu’un signe de saleté soit en même temps signe de richesse ? Une abondance de gaspillage — l’avenir s’annonce sombre. Cette nouvelle pollution, représente-elle la négation de la rareté ? Envisageriez-vous sérieusement une négation de l’objet d’art par suggestion ? Et que penseriez-vous d’une incohérence visuelle, qui aurait pour fonction de détruire la syntaxe de l’image, à l’avance, par un amalgame insensé de l’art en détritus ? La notion d’ordures n’est-elle pas un concept aussi abstrait que l’art ? Que sont les ordures sinon un amas d’emballages mis au rebut ? Et où serait l’art sans son emballage ? L’art n’est presque rien d’autre qu’un emballage — une idée emballée. Peut-être étais-je défoncée lorsque j’ai eu cette impression, mais je n’étais pas la première à transformer des ordures en œuvre d’art. Ce n’est que dans l’excès qu’on peut se permette de gaspiller.

© Kelly Wood

Kelly Wood was born in Toronto and now lives in Vancouver. After studying photography at the Emily Carr Institute of Art and Design in Vancouver, she went on to earn a master’s degree in fine art from the University of British Columbia. Her works have been shown at numerous venues across Canada, as well as in the United States, Belgium, Switzerland and the Netherlands.

selected exhibitions
2002 Sound and Vision, Musée des beaux-arts de Montréal, Montréal (Québec) 2001 The Continuous Garbage Project: 1998-2003, The Power Plant, Toronto (Ontario); présentée en 2003 à la Morris and Helen Belkin Art Gallery, Vancouver (British Columbia) 2000 Black: Plastic, Catriona Jeffries Gallery, Vancouver (British Columbia) Bonheur et simulacres, Manif d’art 2, Québec (Québec) [Bernard Lamarche, commissaire] Confluence: La photographie canadienne contemporaine, Musee canadien de la photographie contemporaine, Ottawa (Ontario) [Martha Hanna, commissaire]
Kelly Wood was born in Toronto and now lives in Vancouver. After studying photography at the Emily Carr Institute of Art and Design in Vancouver, she went on to earn a master’s degree in fine art from the University of British Columbia. Her works have been shown at numerous venues across Canada, as well as in the United States, Belgium, Switzerland and the Netherlands.

selected exhibitions
  • 2002 Sound and Vision, Musée des beaux-arts de Montréal, Montréal (Québec)
  • 2001 The Continuous Garbage Project: 1998-2003, The Power Plant, Toronto (Ontario); présentée en 2003 à la Morris and Helen Belkin Art Gallery, Vancouver (British Columbia)
  • 2000 Black: Plastic, Catriona Jeffries Gallery, Vancouver (British Columbia)
  • Bonheur et simulacres, Manif d’art 2, Québec (Québec) [Bernard Lamarche, commissaire]
  • Confluence: La photographie canadienne contemporaine, Musee canadien de la photographie contemporaine, Ottawa (Ontario) [Martha Hanna, commissaire]

© Galerie de l'UQAM 2007. Tous droits réservés.

Objectifs d'apprentissage

L’apprenant va :
  • démontrer qu’il comprend le lien qui existe entre la science et l’art;
  • tenter d’expliquer l’état d’esprit de l’artiste au moment où elle a réalisé cette œuvre.

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