Les pirogues, taillées à même des troncs de cèdre, faisaient partie intégrante de la vie des Salish. Comme ils habitaient les régions côtières et riveraines, les cours d’eau faisaient office d’autoroute et constituaient la principale source de nourriture. Avec leurs embarcations, les habitants pouvaient installer leurs pièges, leurs filets et leurs lignes de pêche. Ils pouvaient aussi faire la chasse aux mammifères marins. Les embarcations servaient au transport des familles entre leur domicile et leur terrain de chasse, au commerce, aux visites chez les parents et amis, ainsi qu’à des raids. On n’aurait pas imaginé la vie sans son embarcation.
Les pirogues, taillées à même des troncs de cèdre, faisaient partie intégrante de la vie des Salish. Comme ils habitaient les régions côtières et riveraines, les cours d’eau faisaient office d’autoroute et constituaient la principale source de nourriture. Avec leurs embarcations, les habitants pouvaient installer leurs pièges, leurs filets et leurs lignes de pêche. Ils pouvaient aussi faire la chasse aux mammifères marins. Les embarcations servaient au transport des familles entre leur domicile et leur terrain de chasse, au commerce, aux visites chez les parents et amis, ainsi qu’à des raids. On n’aurait pas imaginé la vie sans son embarcation.

© 2009, RCIP-Réseau canadien d'information sur le patrimoine. Tous droits réservés.

La perche

La perche permettait de propulser l'embarcation à contre-courant. Ernie George, Tsleil-Waututh, pousse sa pirogue en amont, sur l'Indian River, rivière aux eaux rapides, en 1930. Cette pirogue ne correspond à aucun des types habituels.

The Sun Ray Collection. Première nation tsleil-waututh
vers 1930
© The Sun Ray Collection. Première nation tsleil-waututh, 1946


Chaque type de canot servait à des fins bien précises et tenait compte aussi du genre de plan d’eau où il devait être employé. La plupart des canots étaient munis de pagaies ou de rames, mais parfois si la rivière était peu profonde, on se servait aussi de perches. Il en existait trois principaux types, comme l’indiquent ces images.
Chaque type de canot servait à des fins bien précises et tenait compte aussi du genre de plan d’eau où il devait être employé. La plupart des canots étaient munis de pagaies ou de rames, mais parfois si la rivière était peu profonde, on se servait aussi de perches. Il en existait trois principaux types, comme l’indiquent ces images.

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Pirogue

Cette pirogue salish de la Côte ne pouvait contenir qu'une ou deux personnes. Cette carte postale date des années 1890.

Réseau canadien d'information sur le patrimoine
vers 1890
© Fonds Wilson Duff, Museum of Anthropology Archives


C’est entre le milieu et la fin du XIXe siècle que les premières régates de pirogues salish de la Côte ont été organisées. Il s’agissait de manifestations touristiques qui faisaient appel aux pirogues plus grandes de type nuu-chah-nulth. En 1884, le gouvernement canadien interdisait les potlachs traditionnels, cérémonies d’une grande importance religieuse et politique, qui avaient lieu habituellement pendant l’hiver.

Les potlachs pouvaient être des événements publics importants ou simplement des réunions plus privées. Par ailleurs, les régates gagnaient en popularité. Des danses, des barbecues au saumon, des jeux et d’autres activités venaient s’y ajouter. Les non-Autochtones y ont vu l’occasion de mousser le tourisme économique. Les Salish eux y voyaient l’occasion de se réunir pour renforcer leur sentiment d’appartenance à la collectivité et pour perpétuer leur culture. Ils s’en servaient aussi comme outil de relations publiques avec les nations non autochtones. Dans les années 1930, ces activités attiraient souvent des milliers de visiteurs. Aujourd’hui, la saison des régates commence au déb Pour en lire plus
C’est entre le milieu et la fin du XIXe siècle que les premières régates de pirogues salish de la Côte ont été organisées. Il s’agissait de manifestations touristiques qui faisaient appel aux pirogues plus grandes de type nuu-chah-nulth. En 1884, le gouvernement canadien interdisait les potlachs traditionnels, cérémonies d’une grande importance religieuse et politique, qui avaient lieu habituellement pendant l’hiver.

Les potlachs pouvaient être des événements publics importants ou simplement des réunions plus privées. Par ailleurs, les régates gagnaient en popularité. Des danses, des barbecues au saumon, des jeux et d’autres activités venaient s’y ajouter. Les non-Autochtones y ont vu l’occasion de mousser le tourisme économique. Les Salish eux y voyaient l’occasion de se réunir pour renforcer leur sentiment d’appartenance à la collectivité et pour perpétuer leur culture. Ils s’en servaient aussi comme outil de relations publiques avec les nations non autochtones. Dans les années 1930, ces activités attiraient souvent des milliers de visiteurs. Aujourd’hui, la saison des régates commence au début de mai et se termine à la fin d’août ou au début de septembre.

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Pirogue

Les personnes invitées à des potlachs et à d'autres festivités du même genre se déplaçaient dans de grandes pirogues de type nuu-chah-nulth pouvant contenir jusqu'à 30 passagers. Ces pirogues appartenaient aux centaines d'invités d'un potlach dans la réserve des Songhees Reserve sur l'île de Vancouver. Photographie de R. Maynard prise entre 1897 et 1910.

Wilson Duff Fonds
Museum of Anthropology
1897 - 1910
©2009, RCIP-Réseau canadien d'information sur le patrimoine. Tous droits réservés.


Objectifs d'apprentissage

L’apprenant va :
  • expliquer l’importance des régates de pirogues pour les Salishs de la Côte, en faisant référence à l’histoire de ce peuple;
  • décrire les origines des régates de pirogues salishs;
  • expliquer l’importance des pirogues pour le mode de vie et la culture des Salishs;
  • décrire trois formes de pirogues salishs de la Côte et leur fonctions.

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