Le tir à l’arc avec cibles de type 3D exige dextérité et précision. Les cibles animalières sont placées à des distances de difficulté croissante. Par le passé, le tir à l’arc, aujourd’hui un sport, était une aptitude essentielle à la survie et constituait une partie intégrante et importante de la formation de l’enfant.
Le tir à l’arc avec cibles de type 3D exige dextérité et précision. Les cibles animalières sont placées à des distances de difficulté croissante. Par le passé, le tir à l’arc, aujourd’hui un sport, était une aptitude essentielle à la survie et constituait une partie intégrante et importante de la formation de l’enfant.

© 2009, RCIP-Réseau canadien d'information sur le patrimoine. Tous droits réservés.

Pendant les longues soirées d’hiver, les enfants écoutaient les anciens leur raconter les récits traditionnels de leur peuple. Le récit abénaki suivant raconte l’origine de l’arc et de la flèche.

LA CRÉATION DE L’ARC ET DE LA FLÈCHE

Un chasseur était parti un jour à la recherche de gibier. Tout d’un coup, un gros ours noir sort d’un buisson. Le chasseur n’avait que sa lance et son couteau pour se défendre.

- « Awassos », dit le chasseur, « je ne suis pas venu ici pour te faire du mal, je te laisse en paix. »

Mais l’ours, Awassos, avait autre chose en tête et avance en direction du chasseur. Celui-ci, craignant pour sa vie, s’éloigne. L’ours savait qu’il était plus fort que le chasseur et se lance à sa poursuite.

Pour se protéger, le chasseur s’enfuie en courant, avec la pointe de sa lance orientée vers l’arrière. Apercevant un bosquet très dense, il s’y enfonce en espérant que les branches ralentiront l’ours.

C’est alors que le chasseur se rend compte que sa lance s’est prise dans un lierre. Pour en lire plus
Pendant les longues soirées d’hiver, les enfants écoutaient les anciens leur raconter les récits traditionnels de leur peuple. Le récit abénaki suivant raconte l’origine de l’arc et de la flèche.

LA CRÉATION DE L’ARC ET DE LA FLÈCHE

Un chasseur était parti un jour à la recherche de gibier. Tout d’un coup, un gros ours noir sort d’un buisson. Le chasseur n’avait que sa lance et son couteau pour se défendre.

- « Awassos », dit le chasseur, « je ne suis pas venu ici pour te faire du mal, je te laisse en paix. »

Mais l’ours, Awassos, avait autre chose en tête et avance en direction du chasseur. Celui-ci, craignant pour sa vie, s’éloigne. L’ours savait qu’il était plus fort que le chasseur et se lance à sa poursuite.

Pour se protéger, le chasseur s’enfuie en courant, avec la pointe de sa lance orientée vers l’arrière. Apercevant un bosquet très dense, il s’y enfonce en espérant que les branches ralentiront l’ours.

C’est alors que le chasseur se rend compte que sa lance s’est prise dans un lierre. En tentant désespérément de dégager sa lance, le chasseur tire dessus de toutes ses forces.

Puis, soudain, alors que l’ours allait le rattraper, le chasseur échappe sa lance qui vole en direction de l’ours. Le lierre avait servi à propulser la lance.

À la grande surprise du chasseur, la lance s’enfonce dans la poitrine de l’animal, lui infligeant une blessure mortelle.

- « Iahi ! », s’exclame le chasseur.
- « Wliwni, Kchi Niwaskw ! »
- « Merci, Grand Esprit, de m’avoir sauvé la vie, de m’avoir fourni de la nourriture et des vêtements pour ma famille. »

C’est en remerciant le Grand Esprit que le chasseur se rend compte qu’il pouvait fabriquer une nouvelle arme.

- « Enni ! », s’enthousiasme le chasseur.

Plutôt que de se servir d’un arbre, il pourrait dorénavant employer une branche d’arbre et à la place de lierre, il pourrait se servir d’une corde fabriquée avec de l’asclépiade.

Le chasseur remercia le Grand Esprit de lui avoir procuré ce nouvel outil de chasse.

Et c’est ainsi que l’arc et la flèche ont été créés !

Récit recueilli par Joseph Bruchac, conteur abénaki.

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Les indiens Yahi habitaient dans ce qui constitue aujourd’hui le nord de la Californie. En 1911, Ishi, membre de la tribu Yahi, est découvert errant seul près d’Oroville en Californie. Le shérif de la région de Butte, ne sachant que faire, met Ishi en prison. Deux anthropologues, Alfred Kroeber et Thomas Talbot Waterman, le font libérer et se lient d’amitié avec Ishi, qui semble être le dernier survivant de la tribu Yahi. De 1911 jusqu’à sa mort en 1916, Ishi a vécu à l’université de Californie, à Berkeley, aidant Messieurs Kroeber et Waterman dans leurs travaux.
Les indiens Yahi habitaient dans ce qui constitue aujourd’hui le nord de la Californie. En 1911, Ishi, membre de la tribu Yahi, est découvert errant seul près d’Oroville en Californie. Le shérif de la région de Butte, ne sachant que faire, met Ishi en prison. Deux anthropologues, Alfred Kroeber et Thomas Talbot Waterman, le font libérer et se lient d’amitié avec Ishi, qui semble être le dernier survivant de la tribu Yahi. De 1911 jusqu’à sa mort en 1916, Ishi a vécu à l’université de Californie, à Berkeley, aidant Messieurs Kroeber et Waterman dans leurs travaux.

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En 1914, M. Kroeber a photographié toutes les étapes de la fabrication d’un arc et d’une flèche par Ishi. Le bois de l’arc provient de genévrier commun de montagne, essence préférée d’Ishi pour ce travail. Ce que les photos ne montrent pas, c’est l’habileté et l’art que suppose la fabrication d’un arc parfait. Il n’y a pas deux arcs semblables car chacun est fabriqué pour une personne ou une fin particulières. L’artisan doit tenir compte de la tension à mettre dans l’arc et de la taille de la personne qui s’en servira, afin d’en optimiser l’efficacité et la puissance.
En 1914, M. Kroeber a photographié toutes les étapes de la fabrication d’un arc et d’une flèche par Ishi. Le bois de l’arc provient de genévrier commun de montagne, essence préférée d’Ishi pour ce travail. Ce que les photos ne montrent pas, c’est l’habileté et l’art que suppose la fabrication d’un arc parfait. Il n’y a pas deux arcs semblables car chacun est fabriqué pour une personne ou une fin particulières. L’artisan doit tenir compte de la tension à mettre dans l’arc et de la taille de la personne qui s’en servira, afin d’en optimiser l’efficacité et la puissance.

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Arc

Fabrication d'un arc en genévrier commun de montagne. Deer Creek, Tehama, 1914.

Alfred L. Kroeber
Phoebe Hearst Museum of Anthropology, University of California, Berkeley.
vers 1914
Accession 4690, numéro de catalogue 15-5685,
© Ethnographic Photographs of California Indian and Sonora Indian Subjects by Alfred L. Kroeber


Flèche

Décorticage d'une tige de coudrier pour en faire une flèche. Deer Creek, Tehama, 1914.

Alfred L. Kroeber
Phoebe Hearst Museum of Anthropology, University of California, Berkeley.
vers 1914
Accession 4690, numéro de catalogue 15-5688
© Ethnographic Photographs of California Indian and Sonora Indian Subjects by Alfred L. Kroeber


Pointe de flèche

Ishi effilant une pointe de flèche. Deer Creek, Tehama, 1914.

Alfred L. Kroeber
Phoebe Hearst Museum of Anthropology, University of California, Berkeley.

Accession 4690, numéro de catalogue 15-5695
© Ethnographic Photographs of California Indian and Sonora Indian Subjects by Alfred L. Kroeber


Ishi

Ishi lançant une flèche. Deer Creek, Tehama, 1914.

Alfred L. Kroeber
Phoebe Hearst Museum of Anthropology, University of California, Berkeley.

© Ethnographic Photographs of California Indian and Sonora Indian Subjects by Alfred L. Kroeber


Objectifs d'apprentissage

L’apprenant va :
  • raconter le récit abénaki décrivant l’origine de l’arc et de la flèche;
  • expliquer qui étaient les Yahi, et raconter l’histoire du dernier Yahi vivant;
  • décrire les étapes de la fabrication d’un arc parfait.

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