En classe, introduire et amener une discussion sur le terme « réfugié: »

Qu’est-ce qu’un réfugié?
Quelles sont les circonstances qui auraient pu pousser un individu à fuir son pays? Quelles sont les circonstances qui auraient pu empêcher une personne de le faire? Qui seraient les réfugiés d’aujourd’hui?

Les étudiants découvrent cette page du site web: Lecture : Un renouveau fragile.

Chacun des étudiants lit le document dans la section « Renouveau Fragile » intitulé: « À faire ou à ne pas faire pour les Réfugiés. »

Par groupe de deux, les étudiants répondent aux questions suivantes :

Qu’est-ce que le document recommande aux réfugiés de faire? De ne pas faire? Qui pensez-vous a rédigé et fait circuler ce document?
Quelle a été, vous croyez, la réaction d’un réfugié suite à la lecture de ce document?
Que révèle ce document sur la société dont il est le produit?
En classe, introduire et amener une discussion sur le terme « réfugié: »

Qu’est-ce qu’un réfugié?
Quelles sont les circonstances qui auraient pu pousser un individu à fuir son pays? Quelles sont les circonstances qui auraient pu empêcher une personne de le faire? Qui seraient les réfugiés d’aujourd’hui?

Les étudiants découvrent cette page du site web: Lecture : Un renouveau fragile.

Chacun des étudiants lit le document dans la section « Renouveau Fragile » intitulé: « À faire ou à ne pas faire pour les Réfugiés. »

Par groupe de deux, les étudiants répondent aux questions suivantes :

Qu’est-ce que le document recommande aux réfugiés de faire? De ne pas faire? Qui pensez-vous a rédigé et fait circuler ce document?
Quelle a été, vous croyez, la réaction d’un réfugié suite à la lecture de ce document?
Que révèle ce document sur la société dont il est le produit?

© 2012, Vancouver Holocaust Education Centre. Tous droits réservés.

C’est en 1933 que Walter Igersheimer, l’un des premiers étudiants allemands juifs en médecine, arriva en Angleterre. Déjà en 1940, il s’y sentait tellement intégré, « qu’il ne pouvait s’imaginer vivre, ou pratiquer sa profession ailleurs, dans un autre pays. »

Partout en Grande-Bretagne, les réfugiés avaient trouvé accueil dans des centres de formation agricole, des pensionnats, des domiciles et des auberges. Après la Kristallnacht, la Grande- Bretagne avait émis des visas d’entrée à 5 000 réfugiés, des hommes âgés entre 18 et 45 ans qui avaient été libérés des camps de concentration avec la stipulation qu’ils allaient émigrer en Allemagne. Ils trouvèrent refuge à Kitchener Camp, ancien camp militaire inoccupé datant de la Première guerre mondiale.

Les réfugiés purent compter sur l’aide de leurs parents, de bons samaritains ou encore des agences juives, chrétiennes et non confessionnelles. Comme plusieurs de ces réfugiés venaient de familles aisées, ils n’étaient pas habitués aux conditions de vie quotidienne des ouvriers britanniques. Ne se sentant pas les bie Pour en lire plus
C’est en 1933 que Walter Igersheimer, l’un des premiers étudiants allemands juifs en médecine, arriva en Angleterre. Déjà en 1940, il s’y sentait tellement intégré, « qu’il ne pouvait s’imaginer vivre, ou pratiquer sa profession ailleurs, dans un autre pays. »

Partout en Grande-Bretagne, les réfugiés avaient trouvé accueil dans des centres de formation agricole, des pensionnats, des domiciles et des auberges. Après la Kristallnacht, la Grande- Bretagne avait émis des visas d’entrée à 5 000 réfugiés, des hommes âgés entre 18 et 45 ans qui avaient été libérés des camps de concentration avec la stipulation qu’ils allaient émigrer en Allemagne. Ils trouvèrent refuge à Kitchener Camp, ancien camp militaire inoccupé datant de la Première guerre mondiale.

Les réfugiés purent compter sur l’aide de leurs parents, de bons samaritains ou encore des agences juives, chrétiennes et non confessionnelles. Comme plusieurs de ces réfugiés venaient de familles aisées, ils n’étaient pas habitués aux conditions de vie quotidienne des ouvriers britanniques. Ne se sentant pas les bienvenus, certains d’entre eux cherchèrent à s’assimiler le plus vite possible, en cachant leurs origines juives et en perfectionnant leur anglais.

Afin de créer un semblant de communauté, les réfugiés se regroupaient ensemble et plusieurs tentaient de faire progresser leur éducation et leur vie professionnelle, en dépit d’un avenir incertain. Bien qu’ils aient formé des associations d’entraide financière et psychologique, ces jeunes hommes cherchaient désespérément, pour leurs familles et amis en Europe, des moyens pour qu’ils s’échappent.

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Sur une demi-page, ce qu’ils devaient faire en Angleterre, et sur l’autre, ce qu’ils ne devaient pas.

Une annonce publiée par la Bloomsbury House définissant, pour les réfugiés allemands, les grandes lignes de leur comportement à suivre, soit les « À FAIRE » et les « À NE PAS FAIRE, » en Angleterre durant la guerre.

La bibliothèque Wiener, publication du Central Office for Refugees, Bloomsbury House

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Introduire des informations contextuelles sur le déclenchement de la guerre, sur la possibilité d’une invasion allemande, sur l’anxiété générée par la « cinquième colonne » ou les espions.

Permettre aux étudiants de découvrir le contenu de la page web: Lecture: “Ennemis étrangers.”

Faire des photocopies et distribuer des copies du document: « Certificat de réfugié de l’oppression nazie » et du document « Application for Consideration by Joint Recruiting Board. » Chaque étudiant devrait avoir son propre document.

Sous la forme d’un journal, les étudiants réfléchissent sur ce que révèle le document relativement au traitement subi par les « ennemis étrangers » en Angleterre. Utilisez ces questions comme fil de conduite :

À quoi sert ce document ?
Qui pensez-vous a rédigé et fait circuler ce document ?
Quelle a été pensez-vous, la réponse du récipiendaire après la lecture de ce document ?
Que nous révèle ce document sur la société qui l’a produit ?

Par groupe de deux – chaque étudiant a Pour en lire plus
Introduire des informations contextuelles sur le déclenchement de la guerre, sur la possibilité d’une invasion allemande, sur l’anxiété générée par la « cinquième colonne » ou les espions.

Permettre aux étudiants de découvrir le contenu de la page web: Lecture: “Ennemis étrangers.”

Faire des photocopies et distribuer des copies du document: « Certificat de réfugié de l’oppression nazie » et du document « Application for Consideration by Joint Recruiting Board. » Chaque étudiant devrait avoir son propre document.

Sous la forme d’un journal, les étudiants réfléchissent sur ce que révèle le document relativement au traitement subi par les « ennemis étrangers » en Angleterre. Utilisez ces questions comme fil de conduite :

À quoi sert ce document ?
Qui pensez-vous a rédigé et fait circuler ce document ?
Quelle a été pensez-vous, la réponse du récipiendaire après la lecture de ce document ?
Que nous révèle ce document sur la société qui l’a produit ?

Par groupe de deux – chaque étudiant ayant en sa possession un document différent- discuter des notes inscrites à votre journal.

En classe, élaborez les politiques britanniques envers les « ennemis étrangers » telles que présentées dans les documents.

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Après le déclenchement de la Deuxième Guerre mondiale en septembre 1939, le gouvernement britannique instaura des tribunaux dont la mission était de déterminer qui, des nationaux allemands et autrichiens établis en Grande-Bretagne et âgés de plus de 16 ans, représentaient une menace pour la sécurité nationale. Pendant ce temps, la presse émettait des inquiétudes au sujet des membres de la « cinquième colonne » soit les ennemis-espions, intégrés parmi la population.

En règle générale, ces tribunaux étaient présidés par un juge local ou encore par un avocat de la couronne: ils se penchèrent ainsi sur 73 000 causes. De ce nombre, seulement 569 furent jugés comme appartenant à la catégorie A, i.e. montrant un risque significatif, et furent immédiatement emprisonnés. Les 6 700 personnes classées dans la catégorie B, furent jugées comme étant des « ennemis étrangers amis, » ne comportant peu de risques. Ces derniers n’avaient pas le droit de s’éloigner de plus de 5 milles de leurs domiciles et n’eurent pas la permission de posséder ni une caméra, ni une bicyclette. Approximativement 66 000 cas resta Pour en lire plus
Après le déclenchement de la Deuxième Guerre mondiale en septembre 1939, le gouvernement britannique instaura des tribunaux dont la mission était de déterminer qui, des nationaux allemands et autrichiens établis en Grande-Bretagne et âgés de plus de 16 ans, représentaient une menace pour la sécurité nationale. Pendant ce temps, la presse émettait des inquiétudes au sujet des membres de la « cinquième colonne » soit les ennemis-espions, intégrés parmi la population.

En règle générale, ces tribunaux étaient présidés par un juge local ou encore par un avocat de la couronne: ils se penchèrent ainsi sur 73 000 causes. De ce nombre, seulement 569 furent jugés comme appartenant à la catégorie A, i.e. montrant un risque significatif, et furent immédiatement emprisonnés. Les 6 700 personnes classées dans la catégorie B, furent jugées comme étant des « ennemis étrangers amis, » ne comportant peu de risques. Ces derniers n’avaient pas le droit de s’éloigner de plus de 5 milles de leurs domiciles et n’eurent pas la permission de posséder ni une caméra, ni une bicyclette. Approximativement 66 000 cas restants furent classifiés catégorie C, i.e. ne représentant aucun risque pour la sécurité nationale. Appartenant à ce groupe, se trouvaient 55 000 à 60 0000 Juifs, considérés comme étant des réfugiés de l’oppression nazie.

Ces tribunaux étaient formés en toute hâte, dénoués de toute procédure et suivaient des directives arbitraires, ce qui leur valu nombre de critiques. Dans son livre The Internment of Aliens, paru en 1940, l’auteur François Lafitte affirme qu’il faut différencier non pas les Britanniques des étrangers, ni les « ennemis étrangers » des « ennemis amis, » mais bien ceux qui se tiennent debout pour la liberté contre ceux qui imposent la tyrannie dans tous les pays...les véritables « étrangers » sont les « nazis de l’âme, » et ce, dans tous les pays, y compris le nôtre.

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Certificat de Walter Igersheimer de Refugié de l’oppression nazie.

Le certificat de réfugié de l’oppression nazie de Walter Igersheimer, « Refugee from Nazi Oppression, » Londres, 1940.

Offert par Walter W. Igersheimer

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Document appartenant à Eric Koch, Application for Consideration by Joint Recruiting Board.

L’application de Eric Koch pour devenir un officier de l’infanterie britannique, « Application for Consideration by Joint Recruiting Board, » le 16 février 1940. Koch y est classifié comme étant « réfugié de l’oppression nazie » par le gouvernement, au lieu « d’ennemi étranger. »

Offert par Eric Koch

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Par groupe de deux (ou selon l’accessibilité aux ordinateurs, individuellement ou par groupe de deux), les étudiants visionnent la vidéo: Qu’on les attrape tous, qui nous présente les témoignages d’anciens internés sur leur arrestation soudaine en tant « qu’ennemis étrangers » et leur internement en Grande-Bretagne. Les étudiants devraient regarder la vidéo deux fois ; lors du premier visionnement, ils regardent et écoutent attentivement alors qu’au deuxième, ils notent les événements racontés par les interviewés.

En groupe de deux ou plus, les étudiants discutent de leurs notes et réfléchissent aux questions suivantes:

•    Quelles sont les ressemblances entre les différentes histoires d’arrestation? Laquelle vous a le plus marqué et pourquoi?
•    Pendant combien de temps les internés croyaient-ils être détenus?
•    Quelles ont été leurs réactions face à leur internement?
•    Quelles étaient l Pour en lire plus
Par groupe de deux (ou selon l’accessibilité aux ordinateurs, individuellement ou par groupe de deux), les étudiants visionnent la vidéo: Qu’on les attrape tous, qui nous présente les témoignages d’anciens internés sur leur arrestation soudaine en tant « qu’ennemis étrangers » et leur internement en Grande-Bretagne. Les étudiants devraient regarder la vidéo deux fois ; lors du premier visionnement, ils regardent et écoutent attentivement alors qu’au deuxième, ils notent les événements racontés par les interviewés.

En groupe de deux ou plus, les étudiants discutent de leurs notes et réfléchissent aux questions suivantes:

•    Quelles sont les ressemblances entre les différentes histoires d’arrestation? Laquelle vous a le plus marqué et pourquoi?
•    Pendant combien de temps les internés croyaient-ils être détenus?
•    Quelles ont été leurs réactions face à leur internement?
•    Quelles étaient les conditions de vie dans les camps d’internement britanniques?

En suivi, les étudiants lisent les pages du site web intitulées « On fait appel aux colonies » et « Immigration restreinte » pour apprendre comment le Canada en est venu à accepter les internés, et sur les politiques canadiennes s’appliquant aux réfugiés juifs de l’époque.

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Au début des années 1940, le gouvernement britannique a débattu le concept à savoir s’il devait interner les « ennemis étrangers » allemands, incluant les réfugiés du nazisme.

Mettre en place dans la classe un « débat à 4 coins. » Les étudiants s’engagent dans un débat comme si ils étaient au printemps 1940, lorsque la menace d’une invasion allemande sur la Grande-Bretagne semblait se concrétiser.

Présenter aux étudiants cette affirmation: La Grande-Bretagne doit interner tous les ressortissants allemands, incluant les réfugiés du nazisme.

Demandez aux étudiants s’ils sont d’accord ou non, et d’exprimer par écrit un paragraphe ou une liste d’arguments venant appuyer leur opinion. Durant ce temps, affichez dans la classe quatre affiches: Entièrement d’accord, D’accord, Pas d’accord, Entièrement en désaccord.

Demandez aux étudiants de se placer sous l’affiche qui annonce leur opinion. Animer le débat; et encouragez les étudiants à justifier et à expliquer leur position; les étudiants peuvent se déplacer entre les positions Pour en lire plus
Au début des années 1940, le gouvernement britannique a débattu le concept à savoir s’il devait interner les « ennemis étrangers » allemands, incluant les réfugiés du nazisme.

Mettre en place dans la classe un « débat à 4 coins. » Les étudiants s’engagent dans un débat comme si ils étaient au printemps 1940, lorsque la menace d’une invasion allemande sur la Grande-Bretagne semblait se concrétiser.

Présenter aux étudiants cette affirmation: La Grande-Bretagne doit interner tous les ressortissants allemands, incluant les réfugiés du nazisme.

Demandez aux étudiants s’ils sont d’accord ou non, et d’exprimer par écrit un paragraphe ou une liste d’arguments venant appuyer leur opinion. Durant ce temps, affichez dans la classe quatre affiches: Entièrement d’accord, D’accord, Pas d’accord, Entièrement en désaccord.

Demandez aux étudiants de se placer sous l’affiche qui annonce leur opinion. Animer le débat; et encouragez les étudiants à justifier et à expliquer leur position; les étudiants peuvent se déplacer entre les positions.

Résumez le procédé. Présentez le concept selon lequel le débat aurait été différent vu sous une perspective moderne. Lors d’une discussion d’après-débat, considérez à quel point les perspectives différentes altèrent la compréhension des enjeux.

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En mars 1940, Sir John Anderson, British Home Secretary, déclarait:

« Les journaux contribuent à alimenter les sentiments à propos des étrangers. Je dois faire quelque chose à ce propos, sinon nous serons balayés par une politique d’oppression non nécessaire. Il est très facile de partir en peur en temps de guerre. »

Les étudiants rédigent un journal suite à la lecture de cette déclaration. Ils font ensuite une recherche afin de trouver des exemples de persécution d’un groupe particulier suite à une panique collective en temps de guerre. Les étudiants y décrivent la menace perçue et les politiques ou actions prises comme réponse à cette menace et rédige une réponse écrite défendant ou présentant des arguments contre ces politiques.
En mars 1940, Sir John Anderson, British Home Secretary, déclarait:

« Les journaux contribuent à alimenter les sentiments à propos des étrangers. Je dois faire quelque chose à ce propos, sinon nous serons balayés par une politique d’oppression non nécessaire. Il est très facile de partir en peur en temps de guerre. »

Les étudiants rédigent un journal suite à la lecture de cette déclaration. Ils font ensuite une recherche afin de trouver des exemples de persécution d’un groupe particulier suite à une panique collective en temps de guerre. Les étudiants y décrivent la menace perçue et les politiques ou actions prises comme réponse à cette menace et rédige une réponse écrite défendant ou présentant des arguments contre ces politiques.

© 2012, Vancouver Holocaust Education Centre. Tous droits réservés.

Objectifs d'apprentissage

Utiliser des documents de source primaire
Les étudiants se pencheront sur les documents reliés aux politiques britanniques appliquées aux ressortissants allemands suite au déclenchement de la Seconde guerre mondiale, ainsi que les témoignages des anciens internés.

Établir une pertinence historique
Les étudiants explorent l’idée entourant la classification et l’internement des « ennemis étrangers » du point de vue de l’Angleterre en 1940.

Comprendre la dimension éthique de l’histoire
Les étudiants réfléchiront sur la décision prise par l’Angleterre d’arrêter et d’interner tous les ressortissants allemands.

Dégager la continuité et le changement
Les étudiants feront une recherche afin d’identifier d’autres « ennemis étrangers » ainsi déclarés, durant d’autres guerres impliquant le Canada. Est-ce que les politiques ont changé? Est-ce que la mentalité a changé?

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