La Banque des fermiers de Rustico
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La Banque des fermiers de Rustico

 

La Banque des fermiers de Rustico

En 1859, l'abbé Belcourt est arrivé pour remplir ses fonctions comme curé de la paroisse de Rustico. Il y a trouvé une collectivité acadienne très peu scolarisée, dont le niveau de vie était très bas et l'état financier, lamentable. Pendant près d'un siècle, la langue et la religion des Acadiens les avaient tenus à l'écart de la grande partie de la population de l'Île.

La plupart des habitants du village vivaient de chasse et de pêche. L'économie de l'Île se portait très bien, mais l'argent était rare et le crédit coûtait cher. Les quelques banques de l'Île demandaient des taux d'intérêt très élevés et les fermiers devaient donc se tourner vers des marchands locaux pour obtenir du crédit pour s'approvisionner. Ils payaient donc ce crédit très cher et étaient obligés à longueur d'année ou presque envers les marchands.

L'abbé Belcourt croyait qu'il devait voir non seulement aux besoins spirituels de la collectivité, mais aussi à ses besoins matériels. Il a donc décidé de faire quelque chose pour aider les Acadiens à devenir plus autosuffisants. Il croyait que les fermiers devaient avoir accès à des prêts agricoles à des taux d'intérêt raisonnables. Il était convaincu que c'était la meilleure solution pour que la collectivité parvienne à une certaine indépendance financière. Il a donc décidé que la réponse se trouvait dans une banque locale qui offrirait des prêts à bas taux d'intérêt.

Femme  Acadienne debout á la porte

La langue et la religion des Acadiens les avaient isolés du reste de l'Île. 2003, Carter Jeffrey.

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