La Banque des fermiers de Rustico
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Restauration

 

La Banque des fermiers

La restauration de la Banque des fermiers de Rustico

La Banque des fermiers de Rustico est demeurée un symbole de force et d'indépendance pour les Acadiens pendant près de 150 ans. Inspirée des banques du peuple de l'allemagne et devenue la précurseure du mouvement des caisses populaires en Amérique du Nord, l'institution tire ses origines de la détermination et de l'ingéniosité du révérend Georges-Antoine Belcourt. L'abbé Belcourt, qui a débuté ses fonctions comme curé de la paroisse de Rustico en 1859, a conçu le plan du bâtiment d'abord et avant tout pour en faire une salle paroissiale, tout en projetant d'y exploiter une banque qui contribuerait à améliorer la situation économique des fermiers locaux. Le père Belcourt a donc été le concepteur du bâtiment de 60 pieds (18 mètres) sur 40 pieds (12 mètres) qui a abrité la Banque pendant 30 ans et qui était considéré comme le meilleur bâtiment de l'Île-du-Prince-Édouard à l'époque. La Banque a dû fermer ses portes en 1894, mais l'édifice a quand même continué à servir la collectivité en tant que salle paroissiale, bibliothèque communautaire, salle de danse et, depuis qu'il a été complètement restauré en 2000, en tant que musée.

Au fil des ans, l'usure, le temps et l'exposition aux intempéries ont fini par détériorer le bâtiment, qui a été fermé au public en 1991 parce qu'il était devenu dangereux. L'édifice se trouvait dans un tel état de délabrement qu'on craignait qu'il ne s'effondre. Sa structure de soutien s'était détériorée et les pierres et le mortier avaient subi des dommages considérables. La Banque des fermiers ne se tenait encore debout que par la seule masse de ses pierres.

Début des restaurations

Conscients de la valeur historique et régionale du bâtiment, les Amis de la Banque des fermiers de Rustico ont entrepris le long processus de sa restauration. Le groupe a entamé des négociations avec Patrimoine canadien/Parcs Canada afin de sonder la possibilité d'établir un partenariat en vue de cette grande entreprise. Les deux parties se sont entendues sur le fait que quelque chose devait être fait à la structure pour l'empêcher de s'effondrer. On a d'abord pensé qu'il suffirait d'ajouter du support à l'enveloppe en pierres du bâtiment. Comme première étape à cette opération, on a décidé de se servir de gros poteaux qui soutiendraient une partie du poids des murs et les empêcheraient de bouger. Les poteaux ont été plantés dans le sol et appuyés contre la maçonnerie du mur sud du bâtiment. Les ingénieurs ont suggéré comme mesure additionnelle de ceindre le bâtiment avec des câbles comme ceux qu'utilise l'industrie aéronautique afin de prévenir que d'autres parties de la structure ne se mettent à s'ébranler. Parcs Canada avait consenti à fournir les quelque 10 000 $ que cette manoeuvre coûterait. Toutefois, considérant l'énorme coût associé à une solution temporaire et inadéquate, les Amis de la Banque des fermiers ont décidé qu'il vaudrait mieux tenter d'obtenir des fonds pour réparer le bâtiment de façon permanente. Cette décision mettait en branle le long processus de la restauration intégrale du bâtiment dans sa structure originale.

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L`édifice de  la Banque des fermiers de  Rustico. Vers 1950.

Salle paroissiale, vers 1950. Collection de la Banque des fermiers.

Vue de côté de la Banque des fermiers restaurée. 2000

La Banque des fermiers de Rustico avant les travaux de restauration. Collection de la Banque des fermiers.

Vue de côté de la préparation de activités réouverture banque restaurée. Juin 2000

Grand activités de préparation à la réouverture de la Banque des fermiers. Collection de la Banque des fermiers.

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