La Banque des fermiers de Rustico
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L’église Saint-Augustin

 

L’église

L'Église catholique à l'Île-du-Prince-Édouard

Les colons français qui ont émigré en Acadie au dix-septième siècle étaient des catholiques dévots. La religion catholique était la religion d'État en France et l'Église détenait un grand pouvoir politique et social. Lorsqu'une colonie française était fondée, le recrutement d'un prêtre était toujours prioritaire.

Les colons acadiens de l'Île-Saint-Jean étaient très attachés à leur religion. En 1751, l'ingénieur Franquet nota, alors qu'il faisait une tournée d'inspection dans l'Île, que les colons étaient « zélés en ce qui touche la religion et même un peu superstitieux ». Il a observé que la présence d'un prêtre était de première importance pour les habitants. Partout où il allait, on le suppliait de leur obtenir un prêtre.

Le Traité de Paris

Les Acadiens étant des catholiques dévots, l'Église exerçait donc une grande influence sur leur vie. Le Traité de Paris en 1763 garantissait aux Acadiens le droit de pratiquer leur religion, mais seulement dans le contexte des lois britanniques. Les catholiques étaient exclus de l'assemblée législative, n'avaient pas le droit de vote et ne pouvaient acheter ni hériter de biens immobiliers. Ces contraintes ont été levées graduellement. Une modification à la législation de l'Île-du-Prince-Édouard en 1786 a accordé aux catholiques le droit de posséder des terres. Ce n'est qu'en 1830 qu'ils ont enfin obtenu le droit de voter et de siéger à l'assemblée législative.

De 1763 à 1772, il n'y avait aucun prêtre pour servir les catholiques de l'Île-du-Prince-Édouard. l'absence prolongée de prêtres parmi les Acadiens après la déportation a influé sur leur manière de vivre. Les missionnaires ne leur rendaient visite que deux ou trois fois l'an. Pour pallier cette lacune, des laïques étaient chargés de jouer le rôle de prêtre dans certaines tâches. Les gens se rendaient à l'église les dimanches et les jours de fêtes religieuses, même s'il n'y avait pas de prêtre, et y célébraient des « messes blanches » et les vêpres. L'homme le plus éduqué et respecté de la paroisse présidait généralement à la lecture des prières pendant la messe. L'Église autorisait des laïques à baptiser en privé les jeunes enfants en danger de mort plutôt qu'avoir à attendre qu'un prêtre leur administre un baptême solennel.

Le clergé était tenu en grande estime. Si un missionnaire se trouvait dans une localité voisine, les gens n'hésitaient pas à se déplacer pour aller le rencontrer et recevoir les sacrements. Les habitants de Tignish voyageaient parfois aussi loin qu'à Rustico, une distance d'environ 160 kilomètres, afin de faire bénir leur mariage ou faire baptiser leurs enfants.

Un prêtre avait un ministère très exigeant à l'Île-du-Prince-Édouard et il devait l'exercer seul, loin de ses supérieurs ecclésiastiques. Il devait administrer les sacrements, enseigner le catéchisme, organiser les écoles et l'instruction, diriger les affaires matérielles de la paroisse, servir souvent de juge de paix, combattre les problèmes sociaux tel que l'alcoolisme, et bien plus encore! Il avait ces responsabilités dans toutes ses missions.

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Vue intérieure de la basilique Saint-Pierre Cité du Vatican

Intérieur de la basilique Saint-Pierre, Cité du Vatican. 2006. Archives d'images de Wikipédia.

Peinture du pape Pius VII

Le pape Pie VII, vers 1830. Archives d'images de Wikipédia.

 Crucifix de la Maison Doucet

Crucifix de la Maison Doucet. Collection de la Banque des fermiers. 2008, Barry King.

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