Jeu
Base de données
Histoire
English

Accueil
Histoire

Le hold-up de la banque d'Hochelaga (affaire Morel)

Tunnel de la rue Ontario
Agrandir l'image Tunnel rue Ontario: affaire de la Banque d'Hochelaga [1996-1183]
© Musée de la civilisation

Le 1er avril 1924, une voiture non blindée des convoyeurs de fonds de la banque d'Hochelaga est attaquée par des bandits à la sortie du tunnel de la rue Ontario. Le conducteur de la voiture est mortellement atteint à la tête par un projectile lorsqu'il tente de descendre de la voiture. Tenant en joue les autres employés de la Banque d'Hochelaga, les malfaiteurs s'emparent d'une sacoche contenant environ 140 000 dollars, somme non négligeable à l'époque.

Les voleurs fuient ensuite à bord d'une automobile. L'un d'eux semble avoir été touché. Quelques temps après, Harry Stone est retrouvé mort dans une voiture. Un numéro de téléphone trouvé à l'intérieur des poches de veston de Stone permet aux policiers de remonter jusqu'à Ciero Nieri et Giuseppe Serafini. Nieri en échange d'une forme d'immunité judiciaire allait, par la suite, accepter de dénoncer ses complices.

Toute cette affaire revêt un caractère spectaculaire. Le groupe de bandits avait bien planifié son coup. L'un d'entre eux avait même coupé, à l'aide de cisailles, le fil servant à alimenter les tramways en électricité. D'ailleurs, la presse de l'époque avait récupérée toute l'affaire et a contribué à forger, par la suite, tout le mythe entourant l'affaire Morel.

Cagoule ayant servi lors de l'affaire de la Banque d'Hochelaga
Agrandir l'image Cagoule ayant servi lors de l'affaire de la Banque d'Hochelaga. [...]
© Musée de la civilisation

Certains objets reliés à cette célèbre cause ont traversé le temps et viennent encore nous interpeller. Parmi ces objets, on retrouve une cagoule, la corde ayant servi à pendre Morel, aujourd'hui présentée de façon à écrire son nom. Une autre corde, tressée au moyen de serviettes de toile et d'un drap de coton, devait servir à Serafini à escalader les murailles d'enceinte de la prison de Bordeaux, lors de sa tentative d'évasion ratée, en juillet 1924. Certains objets personnels de Tony Frank, utilisés pendant son séjour en prison, ont aussi été conservés.

On peut également voir des portraits des criminels ayant participé de près ou de loin à ce crime dans l'album « Causes célèbres » du Laboratoire de médecine légale de police scientifique.

Référence :