Des sentinelles dans la nuit - Les phares de l'Île-du-Prince-Édouard Musée virtuel du Canada
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Le phare d’East Point sauve la vie de l’équipage d’un aéronef pendant la Deuxième Guerre mondiale

« La patrouille de nuit sur la mer peut être très monotone, sauf que de temps en temps, il arrive quelque incident inhabituel. Ce fut le cas, par exemple, lorsque j’ai aperçu inopinément un repère lumineux la nuit du 6 août 1944 – un minuscule clignotement à occultation. Je comptais : « un mille un, un mille deux » et à chaque sept secondes, j’apercevais une faible lueur tremblotante. Ce pouvait être un phare à deux heures, très loin du côté droit de la trajectoire du vol. S’il s’agissait du phare d’East Point à l’Île-du-Prince-Édouard, alors, je me trouvais sur la mauvaise trajectoire dans cette nuit sombre.

« Quatre heures auparavant, j’étais en train de prendre le souper sur le tard au mess du numéro 1 GRS Summerside, tout en bavardant avec des amis. L’atmosphère conviviale a été subitement interrompue lorsque le haut-parleur demanda que des pilotes de nuit expérimentés se rapportent au contrôle. Rendu au bureau du contrôleur de vol, on m’apprit qu’un de nos aéronefs en patrouille manquait à l’appel quelque part au nord de l’île du Cap-Breton. On entreprendrait donc des recherches dans la région qui se poursuivraient durant la nuit.

« Il faut une grande expertise en navigation pour exécuter les diverses manœuvres de la patrouille anti-sous-marine. Une des plus difficiles est la « patrouille en boîte » autour du périmètre d’un convoi de navires en marche qui font de temps à autre des changements de cap évasifs. Il faut bien de la diligence pour maintenir la visibilité autour du convoi alors que l’aéronef patrouilleur est porté par la masse d’air au-dessus du convoi. Le cap et le degré d’élévation sont différents pour chaque tronçon du circuit de recherche.

« La recherche de l’aéronef manquant devait être une patrouille du genre ratissage en lacets durant laquelle un aéronef pouvait voler, disons, pour 10 milles marins (18,5 km) au nord, à l’est pour 25 milles marins (46,3 km), au nord pour 10 (18,5 km), puis à l’ouest pour 25 (46,3 km), et répéter ce circuit encore et encore tant qu’il reste du carburant. Aussi, pour effectuer une recherche au-dessus de l’eau, il faut prévoir une marge pour la dérive due au vent et pour la durée du vol.

 
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Vue aérienne d'East Point.
 
Vue aérienne d'East Point.
   
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